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La filière laitière

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Elevage et territoire
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Balades élevages et paysages : reprenez la clé des champs !

Le dimanche 16 septembre, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, (re)découvrez le patrimoine rural en famille.

Balades, élevages et paysages

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, 21 fermes d’élevage bovin et ovin ouvrent leurs portes au grand public le dimanche 16 septembre 2012. Après le succès de l’édition 2011, au cours de laquelle les éleveurs ont accueilli 250 visiteurs par exploitation, repartez en famille à la découverte du patrimoine rural.

Les fermes françaises, un riche patrimoine

A chaque rentrée, les Journées Européennes du Patrimoine incitent les Français à visiter leurs édifices publics et privés. Mais le patrimoine, c’est aussi l’ « architecture » rurale, la terre et les paysages agricoles ! C’est dans cet esprit qu’ont été créées, en 2009, les balades élevages et paysages.

De l’Alsace au Poitou-Charentes, en passant par les Pays de la Loire, l’Île-de-France, la Franche-Comté ou l’Auvergne, 21 producteurs de lait ou de viande, répartis dans 16 régions, accueillent gratuitement le public pour une journée de découverte des coulisses du patrimoine rural. À travers des visites guidées et des animations dans leurs prés, leurs champs et leurs bâtiments, ils révèlent la richesse des paysages agricoles, leur biodiversité et la manière dont les éleveurs contribuent, avec leurs troupeaux, à façonner et à préserver nos campagnes et notre environnement.

Au programme

Les découvertes se déroulent en trois temps :

  • Les balades : des conférenciers paysagistes emmènent les visiteurs dans des promenades guidées de 45 minutes dont les départs ont lieu à 10 h 30, 14 h 30, 15 h 45 et 17 h. L’objectif : découvrir le lien entre fonctions agricoles et écologiques à travers l’équilibre des différentes cultures, prairies, animaux qui y pâturent, haies, arbres, cours d’eau, bosquets…, mais aussi identifier les espèces de la faune et de la flore qui y vivent (oiseaux, insectes, plantes, arbres, sans oublier la vie cachée du sol).
  • La visite de l’élevage : l’éleveur entame ensuite une visite de l’exploitation et des bâtiments qui abritent ses animaux pendant l’hiver, en évoquant son métier et ses tâches quotidiennes. Il montre ainsi comment produire du lait et de la viande tout en préservant un environnement de qualité (paysage, eau, sols).
  • Les animations : toute la journée, un animateur est présent pour assurer un atelier ludique aux plus jeunes. Il leur remet un livret qui leur fait découvrir les animaux de la ferme et les éléments du paysage.

Pour trouver la ferme la plus proche de chez vous, rendez-vous sur le site Balades, élevages et paysages.

La journée « Balades, élevages et paysages » est proposée par  l’Interprofession du Lait (CNIEL), l’Association nationale inter-professionnelle du bétail et des viandes (INTERBEV) et la Confédération Nationale de l’Elevage (CNE).

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Vaches au pré
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Que veut dire pâturage ?

Que veut dire pâturage ?

De la pâture au pâturage.

« Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France », répétait le célèbre duc de Sully à son ami et roi Henri IV. Une manière pour lui d’encourager le développement de l’agriculture, l’une des principales richesses de la France !

La pâture, aliment de base des vaches

La vache est un mammifère herbivore de la famille des ruminants (elle absorbe des végétaux, puis les fait remonter pour les mastiquer avant de les avaler définitivement). Or, l’herbe qu’elle mange, qui constitue la base de ration alimentaire, est appelée « pâture ». D’une manière générale, ce mot désigne la nourriture végétale du bétail.

Le pâturage, un lieu et un temps

Par extension, le pâturage désigne aussi le lieu où pousse la nourriture des animaux herbivores. Il peut s’agir :

  • de pâturages permanents : prairies naturelles, bois, landes… La traditionnelle transhumance consiste d’ailleurs à faire monter le bétail, durant l’été, vers les pâturages de montagne où l’herbe est de meilleure qualité que dans la plaine (cette période est appelée « estive ») ;
  • de pâturages agricoles, c’est-à-dire de prairies cultivées par les éleveurs pour fournir de l’herbe destinée à être consommée sur place par le bétail. Dans la mesure où l’herbe ne pousse pas toute l’année, elle est fauchée en été et séchée (foin) ou fermentée (ensilage) pour continuer à alimenter les vaches pendant les mois d’hiver. C’est pourquoi quand il fait trop sec en été, l’éleveur ne peut préparer ses réserves pour l’hiver.

Enfin, ce mot caractérise le laps de temps pendant lequel les troupeaux sont gardés dans un pâturage saisonnier. La « mise à l’herbe » correspond à la première sortie des vaches à la fin de l’hiver : elles adorent !

Modernité et pâturage font bon ménage

Le pâturage reste donc le mode d’alimentation le plus traditionnel des vaches. Pour autant, il n’est pas contradictoire avec les méthodes d’élevage moderne. Par exemple, il est parfaitement compatible avec l’utilisation d’un robot de traite, comme nous le racontait dernièrement l’éleveur François Patte : « Quand nous avons installé notre dernier robot, le bâtiment a été entièrement conçu autour du bien-être animal : les vaches dorment sur de la paille et elles sont libres de se promener à leur guise. Par exemple, du printemps à l’automne, le robot ouvre les portes de l’étable du matin au soir, afin que les bêtes puissent pâturer à l’extérieur. »  Une stratégie « gagnant-gagnant » !

Crédit photo : P. DUREUIL / CNIEL.

GAEC des Chardonnerets à Frangy
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Profession éleveur : à Frangy, une exploitation tournée vers l’environnement

Profession éleveur : à Frangy, une exploitation tournée vers l’environnement

Séchage du foin en grange et apiculture au programme !

Depuis 1991, Isabelle Pellegrini, Jean-Yves Pascal et Gérard Barril sont associés au sein du GAEC* des Chardonnerets à Frangy, en Haute-Savoie. Au programme : lait de haute qualité, séchage du foin en grange et lien étroit avec l’apiculture.

En quoi consiste votre métier ?
Isabelle Pellegrini : Nous sommes agriculteurs sur une exploitation de polyculture-élevage. L’objectif final est la production et la vente de lait : pour ce faire, nous avons un troupeau de Montbéliardes constitué de 75 vaches laitières et de 75 génisses pour le renouvellement. Le terme de « polyculture » signifie que nous produisons, sur nos 156 hectares de surface agricole, l’essentiel de l’alimentation du troupeau. La majorité des cultures est d’ailleurs constituée de prairies pour le pâturage et le foin, car la qualité du lait est intimement liée avec ration alimentaire. Or, comme dans beaucoup d’exploitations de Haute-Savoie, notre lait est destiné à être transformé en fromages AOP et IGP (tomme de Savoie, raclette de Savoie et emmental de Savoie), dont les cahiers des charges sont très stricts. Les intrants doivent notamment être limités. Nous ne traitons donc les cultures que lorsque que c’est indispensable. C’est mieux pour la nature, le lait et la santé financière de notre exploitation car les traitements coûtent cher. On est très loin d’un système intensif !

Pourquoi faites-vous sécher le foin en grange et non dans les champs ?
Toujours pour obtenir un lait supérieur. En effet, ce système permet non seulement de faucher plus tôt au printemps, quand l’herbe est plus riche d’un point de vue nutritif, mais aussi de réduire considérablement le temps de séchage au soleil. On obtient un foin d’une excellente qualité, ce qui diminue de façon drastique les compléments alimentaires des vaches en hiver. Concrètement, le foin est récolté en vrac grâce à une autochargeuse, puis disposé dans la grange de séchage, sur des caillebotis en bois. Il est séché par de l’air réchauffé et soufflé par des ventilateurs, en partie alimentés grâce à l’air chaud issu de l’isolation du toit : le soleil n’est plus utilisé dans le champ, mais dans le bâtiment ! Cette isolation est également une source de bien-être pour les vaches, tant en hiver que pendant les grosses chaleurs estivales. Bref, on fait des économies, les bêtes se portent mieux, le lait est de meilleure qualité : tout le monde y gagne.

Autre originalité de votre exploitation : vous vous êtes lancés dans la culture de plantes permettant aux abeilles de produire du miel. De quoi s’agit-il ?
Mon associé et époux, Jean-Yves Pascal, a toujours été passionné par les abeilles. Or, les apiculteurs accusent souvent les agriculteurs d’être responsables de la surmortalité de ces dernières. Il a donc développé, il y a deux ans, un projet collectif d’implantation de cultures mellifères (tournesol, moutarde et phacélie) pour nourrir les abeilles, notamment en septembre et octobre, quand elles n’ont pas grand chose à butiner. Elles peuvent ainsi constituer leurs réserves pour l’hiver. On parle de cultures « dérobées » car on ne les fait pousser que dans les intervalles entre les cultures principales. L’intérêt pour les agriculteurs est important : les sols ne restent pas nus pendant la période automnale, ce qui évite l’érosion, maintient l’humidité grâce à la décomposition des plantes et assure un apport naturel en azote. Avec l’appui du Conseil Général qui a financé les graines, on a réussi à convaincre d’autres agriculteurs de se lancer dans l’aventure, en leur expliquant que sans pollinisation, il n’y a plus de cultures possibles. Cette année, nous comptons 500 hectares de cultures mellifères dans le département et nous travaillons toujours au rapprochement entre agriculteurs et apiculteurs. Nous communiquons également auprès du grand public en mettant des panneaux autour des champs, magnifiques au moment de la floraison. C’est une grande réussite et nous espérons continuer dans cette voie !

> Les Journées du Patrimoine, c’est ce week-end ! A cette occasion, le GAEC des Chardonnerets participe aux Balades élevages et paysages le 16 septembre 2012. N’hésitez pas à aller découvrir la grange à foin et les ruches sur l’exploitation.
Tous les renseignements sont disponibles sur le site de l’opération Balades, élevages et paysages.
Pellegrini Isabelle, Pascal Jean-Yves et Barril Gérard
GAEC Les Chardonnerets – 74 270 Frangy

> Nos autres portraits d’éleveurs.

* Le Groupement Agricole d’Exploitation en Commun (GAEC) est une société civile agricole de personnes permettant à des agriculteurs associés la réalisation d’un travail en commun dans des conditions comparables à celles existant dans les exploitations de caractère familial.