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La filière laitière

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Economie et société
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CAP Odyssey, un jeu en ligne pour comprendre la PAC

Familiarisez-vous avec la PAC en vous amusant !

CAP Odyssey

La Politique agricole commune vient de fêter ses 50 ans ! À cette occasion, le portail d’information ToutelEurope.eu et le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt se sont associés pour élaborer un jeu en ligne ludique et pédagogique, en partenariat avec le CNIEL.

Devenez agriculteur et expert

CAP Odyssey propose aux internautes de se glisser dans les bottes d’un conseiller agricole et d’aider le maire de la petite ville d’Abondance à nourrir sa population. Le jeu, disponible en trois langues (français, allemand, anglais), est en libre accès sur Internet à l’adresse http://www.capodyssey.eu. Son nom fait référence au nom anglais de la PAC, « Common Agricultural Policy » (CAP). Il commence avec la mise en place de la PAC et permet de se familiariser en douceur avec les fondements de l’économie agricole : production, vente, évolution des prix… Mais gare ! Des aléas climatiques surgissent et fragilisent les exploitations. Vous contenterez-vous de drainer les champs ou allez-vous acheter une moissonneuse pour améliorer la productivité ?

Comprendre la PAC en s’amusant

Approvisionnement, sécurité alimentaire, revenu des agriculteurs, gestion des ressources naturelles, changement climatique, volatilité des prix, maintien de l’activité dans les espaces ruraux… : tous les aspects et les évolutions de la PAC, des années 1950 à nos jours, sont évoqués. Le défi pour le joueur ? Mettre en place une gestion à la fois durable et économiquement viable. Des préoccupations de l’agriculteur aux outils de régulation de l’Union européenne, il plonge ainsi au cœur des enjeux d’une politique qui a su évoluer avec son temps et s’adapter constamment aux besoins et attentes des peuples européens. CAP Odyssey s’adresse en priorité aux non-spécialistes de la PAC, en particulier le jeune public urbain de l’Union européenne.

Découvrez la vidéo de présentation de CAP Odyssey :

> Quelques mots sur la PAC…
Figurant dès 1957 dans le traité de Rome, la Politique Agricole Commune (PAC) n’est mise en place qu’en 1962 et reflète, à cette époque, la nécessité d’augmenter la production alimentaire dans une Europe dévastée par des années de guerre. Très rapidement, elle atteint l’objectif principal qui lui était assigné : garantir l’autosuffisance alimentaire de la Communauté européenne. La suite sur ToutelEurope.eu.

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La campagne de communication sur les fromages français en Russie
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Les fromages français s’exportent en Russie !

Les fromages français s’exportent en Russie !

Une campagne de communication pour faire connaître la diversité des fromages français.

En Russie, où l’appétit des consommateurs pour les produits laitiers ne cesse de grandir, les importations sont de plus en plus importantes. L’enjeu pour la France : faire connaître la diversité de ses fromages et mettre en relief les diverses façons de les consommer.

Un contexte favorable

Avec 143 000 000 d’habitants en 2011, une superficie qui équivaut à 31 fois celle de la France et une croissance économique soutenue, la Russie représente pour les fromages français un marché à fort potentiel. Or, les Russes aiment le fromage, qu’ils consomment surtout au petit-déjeuner, au moment du dîner en guise d’entrée ou en produit de grignotage entre les repas. De plus, les fromages français bénéficient, comme l’a montré une enquête menée par le CNIEL, d’une image très positive auprès des consommateurs qui les associent au raffinement et au luxe à la française. Leur texture, considérée comme particulièrement crémeuse et douce, fait de plus en plus d’émules !

Une position à améliorer

Toutefois, ces fromages, dont les plus connus sont le roquefort, le camembert, le brie et le fromage de chèvre, ne sont pas partie de la consommation quotidienne. Ils sont plutôt réservés aux occasions spéciales et aux invitations, contrairement aux fromages fondus et aux pâtes pressées cuites d’entrée de gamme d’autres origines (Pays-Bas, Allemagne, Lituanie, Finlande…). Leur prix élevé reste en effet un frein à leur consommation, tout comme la difficulté pour les Russes à les associer à d’autres aliments de leur cuisine. Ainsi, hors Biélorussie, la France se classe septième en tant que fournisseur du marché russe des fromages, aussi bien en volume qu’en valeur.

Une campagne ciblée

Une campagne de communication a donc été récemment lancée en Russie. Les cibles : les catégories socioprofessionnelles aisées, urbaines et féminines, sensibles à l’image haut de gamme des fromages français et en capacité financière de les acheter. La campagne concerne non seulement les pâtes pressées cuites, comme le célèbre comté, mais aussi les autres produits emblématiques de la diversité fromagère française : pâtes molles, bleus, fromages frais, pâtes pressées non cuites. Contrairement à d’autres pays concurrents beaucoup plus spécialisés, la France exporte en effet une grande variété de fromages. À travers une campagne de presse, plusieurs émissions télévisées, un site web et des démonstrations culinaires dans une chaîne d’épiceries de luxe, il s’agit pour la France de faire connaître toute l’étendue de sa culture fromagère et de montrer aux consommateurs russes comment s’approprier ces produits en les intégrant dans la cuisine quotidienne. Un délicieux défi !

Le liage du livarot à la fromagerie Graindorge
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Portrait de transformateur laitier : la fromagerie Graindorge

Portrait de transformateur laitier : la fromagerie Graindorge

Une fromagerie traditionnelle en Normandie.

Au cœur du Pays d’Auge, la maison Graindorge fabrique les quatre fromages les plus prestigieux de Normandie. Rencontre avec Thierry Graindorge, aux rênes d’une entreprise familiale installée à Livarot depuis 1910.

En quoi consiste votre métier ?

Je suis fromager producteur, un métier à ne pas confondre avec celui des fromagers détaillants : mon entreprise fabrique des fromages. En l’occurrence, il s’agit de camembert de Normandie au lait cru, de livarot, de pont-l’évêque et de neufchâtel, quatre Appellations d’Origine Protégée (AOP) de la région. Mon premier travail, c’est de sélectionner la matière première, c’est-à-dire le lait qui provient de fermes locales. Pour ce faire, je suis très très attentif à la race des vaches : dans notre région, la Normande est emblématique ! Son lait est particulièrement riche et adapté à la transformation fromagère. L’ration alimentaire joue également un rôle important dans le goût des fromages traditionnels : l’idéal, c’est beaucoup de pâturage et du foin. Enfin, l’utilisation de lait cru exige une qualité sanitaire irréprochable. C’est pourquoi il est contrôlé dès son arrivée à la fromagerie.

Le liage du livarot à la fromagerie Graindorge

Que faites-vous avec ce lait ?

Nous le faisons coaguler pour le rendre solide grâce une technique que l’on appelle « caillage mixte » : il est d’abord acidifié avec des ferments lactiques, puis nous introduisons de la présure qui le transforme en une sorte de gel, le caillé. On laisse durcir ce dernier puis on le découpe pour l’égoutter et le mouler. Il ne reste plus qu’à le saler et à l’affiner. Chaque fromage a sa particularité : le camembert est moulé manuellement, à la louche, en plusieurs couches successives, le neufchâtel est moulé en forme de cœur et la croûte du pont-l’évêque est lavée. Quant au livarot, dont la croûte est également lavée avec de l’eau salée additionnée de rocou, il fait l’objet d’un traitement particulier : pour éviter que sa pâte ne coule, il est entouré de cinq bandes traditionnellement faites de roseau naturel, les « laîches ».

Comment êtes-vous devenu fromager producteur ?

C’est une histoire familiale : au début du siècle dernier, mon grand-père Eugène transformait le lait de ses vaches en livarot. À cette époque, les fromages étaient vendus sur les marchés à des affineurs. Après la guerre, il est devenu lui-même affineur et s’est installé à Livarot. Petit à petit, la maison s’est agrandie. À la fin des années 1950, mon père a transformé l’atelier en fromagerie artisanale et la famille s’est mise à fabriquer ses propres livarots. Il a également développé la production et la notoriété de Graindorge. J’ai pris le relais en 1976 après des études à la faculté des industries laitières de Nancy et, petit à petit, nous avons ajouté à notre production les autres AOP fromagères de Normandie.

Finalement, comment décririez-vous votre entreprise aujourd’hui ?

La fromagerie Graindorge reste petite par rapport aux grands groupes laitiers, mais elle emploie 250 personnes et réalise plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Au niveau des quantités produites, 40 millions de litres de lait sont transformés chaque année en 4 000 tonnes de fromages, essentiellement en AOP. Nous ouvrons également nos portes aux visiteurs à travers le « village fromager » : de très longs couloirs construits en mezzanine au-dessus des ateliers permettent, grâce à des baies vitrées et des supports audiovisuels, de découvrir la fabrication des fromages. La visite se termine bien sûr par une dégustation. À partir du mois de juin, ce dispositif est complété par un « bar à fromages » où les visiteurs peuvent s’attabler pour déguster des assiettes de fromage avec du pain et du cidre. Une opération qui a eu beaucoup de succès l’été dernier !

> Renseignements :
Fromagerie Graindorge
42, rue du Général-Leclerc
14140 Livarot (France)
Téléphone : 02.31.48.20.10
http://www.graindorge.fr