Alimentation et Santé

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Alimentation et santé, Les produits laitiers
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Que contient une cuillère de crème ?

Epaisse ou liquide, la plus légère des matières grasses a plus d’un atout dans son pot…

Pot de crème épaisse

Fabriquée à partir du lait, la crème fraîche reste l’un des éléments-phares de la cuisine française. Mais savez-vous vraiment ce que vous apportez à vos plats et à votre corps lorsque vous ajoutez une cuillère de crème dans votre soupe ?

Tout naturellement
Pour fabriquer de la crème, il faut simplement centrifuger le lait –c’est à dire le mélanger dans une écrémeuse- afin de séparer la matière grasse laitière de l’eau. La crème s’accumule alors au centre de la cuve, et contient au moins 30% de matières grasses.
Si on la laisse telle quelle, elle reste liquide : voici la crème fleurette ou crème fluide, dite encore crème liquide. Si on l’ensemence avec des ferments, qui vont lui conférer une acidité goûteuse et la faire épaissir, voici la crème fraîche épaisse.
La crème peut être crue (à consommer sous 7 jours), pasteurisée (se conservant 30 j), ou UHT (se conservant 4 mois à température ambiante) : attention,  cette crème longue conservation ne peut pas porter l’appellation « fraîche ».
Enfin, si la crème fraîche contient au moins 30% de matières grasses, elle peut titrer jusqu’à 40% (comme la crème fraîche d’Isigny qui bénéficie d’une AOC). Lorsqu’elle affiche entre 12 et 20% de matière grasse,  elle porte la dénomination « crème légère ».. En dessous de ce taux, le produit ne peut plus s’appeler « crème fraîche  ».

Le moins gras de tous les corps gras
Riche en eau, la crème est en effet le moins gras et le moins calorique de tous les corps gras : 2 à 3 fois moins de matières grasses que l’huile ou le beurre.

Que contient une cuillère de crème fraîche ?

Si on ne peut pas l’utiliser pour rissoler, ses utilisations sont néanmoins multiples ! Indispensable à la chantilly, elle donne du goût et du moelleux à la soupe , chaude ou froide , que ce soit sous forme de crème épaisse ajoutée hors du feu ou plus chic en chantilly salée. Mélangée à de la moutarde ou des fines herbes, elle fera une délicieuse tartine… toute seule, dans un sandwich ou dans un wrap. Elle peut aussi remplacer la béchamel, comme dans les lasagnes.

Dans les cocktails, elle apporte de la nouveauté, alors que dans la blanquette et les sauces, elle est indispensable et historique : décidément, elle sait tout faire !

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Que contient un pot de fromage blanc ?

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Tout ce qu’il y a de bon et de bien pour vous dans ce petit pot !

Blanc, crémeux, onctueux… et surtout très intéressant sur le plan nutritionnel ! Le point sur tout ce que contient un pot de fromage blanc.

La charge calorique du fromage blanc dépend directement de sa teneur en matières grasses : fabriqué à partir de lait entier, demi-écrémé ou écrémé, il peut ainsi afficher 40, 20 ou 0% de matières grasses. Mais celle-ci étant calculée sur 100 g d’extrait sec (soit la partie du produit dont on a retiré l’eau), la teneur réelle du pot de fromage blanc que vous mangez n’a rien à voir ! Riche en eau –environ 80%-, un pot de fromage blanc à 20% ne contient donc en fait que 3,5 g de matières grasses !

Composition de 100 g de fromage blanc

Peu calorique (de 116 kcal pour un fromage blanc à 40% de matières grasses à 44 kcal pour 100 g de fromage blanc à 0%), le fromage blanc se remarque par son bon taux de protéines : 8%. Utiles à nos muscles, les protéines jouent également sur la satiété : il est parfait pour combler les petits creux. Source de calcium (112 mg par pot) et de vitamines A, B et D, c’est un allié utile pour notre équilibre.

Prêt à toutes les fantaisies, le fromage blanc se déguste nature au petit-déjeuner, avec des morceaux de pomme et de poire en dessert, mélangé avec des copeaux de chocolat pour le goûter. Côté salé, on l’aime en sauce, avec des fines herbes et de l’échalote, sur les tartines comme en Belgique, avec des épinards pour réaliser une délicieuse farce de raviolis ou de tourte. Version sucrée, il se glisse dans un bavarois, se mélange à la chantilly, allège les tiramisus et peut même se dévorer… glacé. Une mine d’idées !

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Crédit photo : M.Stive / CNIEL

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Des ados en pleine forme

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Une période clé pour leur avenir… et leurs os !

Adolescente au verre de laitCroissance en flèche, avalanche d’hormones, transformations physiques en chaîne : l’adolescence n’est pas un long fleuve tranquille ! Pendant cette période-clé de leur croissance, les produits laitiers ont un rôle particulier à jouer.

Une croissance impressionnante
Grandir et grossir, passer de la taille enfant à la taille adulte : les modifications physiques de l’adolescence sont uniques et leur rapidité étonnante. Au cours des années collèges, les enfants voient leur poids augmenter (jusqu’à 50%, avec plus de muscles pour les garçons et plus de graisse pour les filles), grandissent par poussées (+15%, soit en moyenne 20 cm pour les filles et 25 cm pour les garçons) et ont une masse osseuse qui se modifie en conséquence, augmentant de 40%.

De bons os pour la vie
Au niveau de l’alimentation, les besoins nutritionnels spécifiques (notamment en calcium et fer) et énergétiques sont importants du fait de ces grandes évolutions. Pas étonnant qu’ils dévorent !

On va donc porter une attention particulière au calcium du fait de l’accroissement physique du squelette : c’est à cet âge que les ados constituent le capital osseux de toute leur vie, et ceci seulement jusqu’à 18 à 20 ans. Durant la période adolescente,  ces besoins atteignent un taux important de 1200mg/jour, comparé au 900mg de l’adulte. Les adolescents ont donc des besoins supérieurs à ceux des adultes. Difficile pour un jeune d’avoir en tête que c’est aujourd’hui qu’il prépare ses os et que c’est maintenant qu’il prévient le risque dl’ostéoporose de la cinquantaine, encore plus quand on est une fille !

Voilà pourquoi il est recommandé aux adolescents de consommer 3 ou 4 produits laitiers par jour, en jonglant entre lait, yaourts, fromages frais et fromages affinés dont les teneurs en calcium varient. Ce n’est pas si compliqué : du lait au petit-déjeuner,  un morceau de fromage à la fin du déjeuner, du fromage blanc au goûter, un yaourt pour terminer le dîner, et le tour est joué !

Associé à de l’activité physique et sportive qui contribue à fixer le calcium, c’est une bonne précaution pour l’avenir de leur os !

Vers l’autonomie alimentaire
Les comportements alimentaires se modifient aussi, illustrant la recherche d’identité et d’autonomie propre à la sortie de l’enfance. Leurs goûts changent, leurs habitudes aussi :

  • Prise de distance vis-à-vis du modèle familial: éloignement des règles établies, rejet des plats proposés, anarchie des horaires. A cela, on apporte de la souplesse, on expérimente de nouveaux plats, on les met derrière les fourneaux…
  •  Apprentissage des rapports sociaux à travers les repas entre copains : on partage la nourriture…et les mêmes préoccupations. La référence devient le groupe. Rappelez-lui quelques principes d’équilibre à appliquer même aux repas pris à l’extérieur : éviter les grignotages, limiter les boissons sucrées et aliments très riches en sucres et graisses, ne pas négliger les fruits et légumes, penser aux produits laitiers qui rassasient en apportant de nombreux nutriments.
  •  Période de découverte : envie de nouveauté, besoin d’expérimentation… C’est le moment de les surprendre, de leur faire goûter des saveurs plus franches et épicées, de les initier à des goûts adultes. Ils peuvent détester… ou adorer !

Dans tous les cas, et pour préserver l’équilibre de toute leur journée, soyez fermes sur le petit déjeuner. C’est le repas-clé à cet âge : il permet de bien aborder la journée et il est riche en produits laitiers, nécessaires à une croissance harmonieuse !

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