Alimentation et Santé

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De 1 à 3 ans : comment assurer l’équilibre alimentaire des tout-petits ?

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De1a3Après l’alimentation essentiellement lactée et la diversification de la 1ère année, les deux années qui suivent sont une période charnière pour les enfants. Entre 1 et 3 ans, l’enfant grandit rapidement, apprend et forge déjà ses goûts, qui influenceront ses choix nutritionnels et sa santé dès la petite enfance et tout au long de sa vie. C’est le bon moment pour lui donner de saines habitudes… et lui faire goûter un maximum d’aliments.

Le lait, essentiel !
Le plus important reste de préserver… le lait. Et oui : il a beau ne plus être un bébé, un enfant de 1 à 3 ans a toujours besoin de lait, dans le biberon, au bol ou sous la forme de produits laitiers. Ils doivent fournir l’équivalent de 500 ml par jour (soit l’équivalent d’environ 1/2 litre de lait). L’ANSES* a mis en garde contre son remplacement  par des jus végétaux : les jus de soja, d’amande ou autres ne répondent pas intégralement aux besoins nutritionnels de l’enfant et peuvent mettre en péril sa croissance.

Pas trop de sucre ni de sel
Attention aussi aux excès d’aliments sucrés et de jus de fruits. Les biscuits et boissons sucrées entre les repas sont à limiter. À table, c’est de l’eau que l’on boit !

Attention aussi aux produits industriels et aux plats préparés conçus pour les adultes : ils sont bien trop salés pour les enfants de cet âge. Préférez des plats faits maison ou des produits adaptés à son âge. De la modération dans l’assaisonnement est aussi de mise : certains aliments, contenant naturellement des sucres et/ou du sel, évitez d’en rajouter.

Vive les calories!
Fruits, légumes, viande, poisson, produits laitiers, féculents, huile et beurre contiennent des nutriments et des calories importants pour le développement de l’enfant. Attention aux transformations culinaires qui peuvent augmenter fortement  les calories comme les frites, la pâte à  tartiner, les confiseries ou les charcuteries qui doivent rester occasionnels.Mieux vaut privilégier les aliments cuisinés qui maintiennent la qualité nutritionnelle et notamment les vitamines et les minéraux.
Bon à savoir : la matière grasse est particulièrement importante à cet âge-là. N’oubliez pas la noisette de beurre sur les haricots verts ou dans la purée, sur les tartines : les acides gras essentiels qu’il contient sont nécessaires notamment pour le développement du  cerveau !

Lutter contre la néophobie (peur de manger de nouveaux aliments)
Même s’ils préfèrent les pâtes, les frites, les steaks hachés ou les poissons panés, bref ce qui les rassure car ils les connaissent bien, il ne faut pas hésiter à leur faire découvrir un maximum de nouvelles saveurs. Car avant de savoir ce que l’on aime ou pas, il faut goûter un maximum de choses… Pensez à lui proposer régulièrement de nouveaux aliments et à ne pas vous décourager face à ses refus. La nourriture ne doit pas être un terrain d’opposition ou de lutte, d’où l’intérêt  d’emmener l’enfant au marché, d’aller cueillir des fruits, de le faire participer à la cuisine… tout ce qui montre d’où vient ce qu’il mange participe à l’abolition de la peur des aliments et plats inconnus et à l’éducation au goût. Et s’il persiste à ne pas goûter, réessayez d’introduire l’aliment avec un autre qu’il apprécie –par exemple, des épinards à la crème,-, ou sous une forme appréciée –une soupe, un gratin, une purée, une tarte…

Et n’oubliez pas le plus important : si vous montrez l’exemple en mangeant de tout et en variant les menus, il devrait vous accompagner dans ses découvertes !

* Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

D’après Nutrinews, publication du CERIN et une conférence du Dr Michel Vidailhet (professeur émérite de pédiatrie à la Faculté de médecine de Nancy), organisée à l’initiative du Fonds français pour l’alimentation et la santé (FFAS).

Crédit photo : T.LACOSTE / QUALIPIGE / CNIEL

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Seniors : sport et produits laitiers, un doublé gagnant

Seniors : sport et produits laitiers, un doublé gagnant

Découvrez pourquoi.

seniorsportEn avançant en âge, on perd en masse musculaire et on voit le fonctionnement de nos organes se modifier. Pour limiter ces phénomènes, l’exercice physique et l’équilibre alimentaire ont fait leurs preuves !

UNE BAISSE DE MASSE MUSCULAIRE D’1% PAR AN A PARTIR DE 50 ANS
L’avancée en âge se traduit par des modifications physiologiques (normales) du fonctionnement de nombreux organes comme le cœur, le cerveau, la peau, les muscles… ce qui altère sur le long terme  la qualité de vie, et l’autonomie. Une masse musculaire active contribue à la prévention des maladies métaboliques et réduit le risque de chute, qui peut s’avérer grave à partir d’un certain âge.
En ce qui concerne les muscles, on estime qu’à partir de 40 ans nous perdons  5 % de notre masse musculaire sur une période de 10 ans et que cette perte est majorée après 65 ans. D’autres estimations ont permis d’évaluer à 30 % la perte de masse musculaire entre 50 et 80 ans (soit approximativement une baisse de 1 % par an).

UNE PRÉVENTION PAR LE SPORT ET L’ÉQUILIBRE ALIMENTAIRE
L’exercice physique représente probablement l’un des moyens les plus efficaces et les plus facilement applicables afin de limiter ce phénomène. Sans oublier un équilibre alimentaire optimal, et notamment en  maintenant sa ration en protéines et calcium. C’est la meilleure des préventions anti-âge.

FORCE ET ENDURANCE COMBINÉS
L’idéal est de combiner les exercices dit « de force »  et les exercices d’endurance.
Les premiers visent à maintenir directement la masse musculaire : c’est la musculation, qui malgré son nom peut tout à fait être adaptée à vos possibilités physiques et modulées selon vos habitudes de vie. L’important, c’est d’y aller en douceur !
Les exercices dynamiques, prolongés et de faible intensité sont parfaits pour accroître l’endurance.
Parmi les sports à pratiquer, quelques idées d’activités à pratiquer  –si vous ne les faites pas déjà ! : la musculation, le fitness, la gymnastique avec haltères ou bandes élastiques, la natation, la marche nordique avec lests…

PROTÉINES ET CALCIUM
Dans le cadre d’un bon équilibre alimentaire, les protéines doivent être présentes à chaque repas. Et plus tôt elles sont consommées après la séance de sport, mieux c’est pour la récupération ! Pour plus d’efficacité, il est intéressant de consommer un mélange de protéines à digestion rapide et à digestion lente. Et de nombreuses études montrent que pour une bonne récupération après le sport, le lait est idéal.  En effet, c’est parce que ces protéines sont riches en leucine, un composant des protéines indispensables à la fabrication des fibres musculaires, qu’il est particulièrement adapté à la récupération de l’organisme et consolide les bienfaits de l’activité physique.
D’autre part, la richesse en calcium des produits laitiers permet de compenser la perte des cellules osseuses liée à l’âge. Sa fixation est améliorée par la vitamine D… et par le sport. Une raison de plus pour apprécier un verre de lait après la gym !
En consommant 3 produits laitiers par jour, on est ainsi sûrs d’optimiser la qualité de ses protéines et ses apports en calcium…qu’on soit senior ou non !

Crédit photo : T.LACOSTE / QUALIPIGE / CNIEL

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Pourquoi les produits laitiers influencent-ils la diminution des risques cardio-vasculaires ?

Pourquoi les produits laitiers influencent-ils la diminution des risques cardio-vasculaires ?

Après l’alimentation essentiellement lactée et la diversification de la 1ère année, les deux années qui suivent sont une période charnière pour les enfants. Entre 1 et 3 ans, l’enfant grandit rapidement, apprend et forge déjà ses goûts, qui influenceront ses choix nutritionnels et sa santé dès la petite enfance et tout au long de sa [...]

Le rôle protecteur des produits laitiers sur les risques cardio-vasculaires vient d’être confirmé dans deux études récentes françaises ayant suivi un échantillon de Français pendant plus de 10 ans.

Une diminution des risques cardio-vasculaires

Dans l’une, les hommes qui consomment le plus de produits laitiers, de lait et de produits  laitiers frais sont moins souvent atteints de syndrome métabolique par rapport aux petits consommateurs. Le syndrome métabolique se compose de multiples symptômes : obésité abdominale, anomalie du bilan lipidique (triglycérides élevés, cholestérol HDL bas), hypertension artérielle, glycémie élevée ou diabète, soit autant de facteurs de risques cardio-vasculaires.

Dans l’autre étude, les consommateurs de ces mêmes produits laitiers ont significativement moins de diabète, moins de « mauvais » cholestérol (LDL), moins de triglycérides et de syndrome métabolique, avec in fine  un risque de décès par maladie cardio-vasculaire diminué de 30%.

Comment les produits laitiers assurent-ils un rôle protecteur ?

Les produits laitiers contiennent une multitude de nutriments qui pourraient contribuer à la diminution du risque cardio-vasculaire. Par exemple les protéines, notamment les caséines et le calcium diminuent la pression artérielle, mais aussi le mauvais cholestérol.

Mais au-delà des nutriments, nous mangeons des aliments et c’est sans doute la combinaison des nutriments au sein des produits laitiers et leurs interactions qui expliquent leur effet bénéfique contre le risque cardio-vasculaire. Leur consommation est par ailleurs un marqueur de la qualité de l’alimentation : ceux qui respectent les 3 produits laitiers quotidiens recommandés par le PNNS ont globalement une alimentation plus équilibrée. Les résultats montrent que la mortalité est significativement diminuée pour les gros consommateurs de produits laitiers, mais aussi de fruits, de légumes et de pain

Quelles préconisations de consommation ?

Pour s’assurer un bénéfice protecteur par rapport aux maladies cardio-vasculaires, les préconisations de recommandation issues de l’étude sont donc de

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Soit les recommandations du PNNS pour une alimentation équilibrée, qui se voient ainsi confortées.

Pour plus d’informations nutritionnelles, consultez le site du CERIN

Crédit photo : T.LACOSTE / QUALIPIGE / CNIEL