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La filière laitière

Economie et société, Les produits laitiers
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Décryptez les logos du recyclage sur les emballages laitiers

Ne confondez plus recyclable et recyclé !

Ruban de Möbius

Les emballages laitiers, comme ceux des autres produits, affichent des logos concernant le recyclage. Mais connaissez-vous leur signification ? Ne confondez plus recyclable et recyclé !

Le ruban de Möbius, logo de base du recyclage

Le recyclage consiste à traiter et à réutiliser les déchets afin de réduire ces derniers et de préserver les ressources naturelles. Or, depuis la Journée de la Terre de 1970, le ruban de Möbius ou Moebius (que l’on appelle aussi anneau ou bande de Möbius) est le logo universel des matériaux recyclables. Ses conditions d’utilisation sont régies par la norme internationale ISO 14021.

Concrètement, il sert sert à reconnaître des objets élaborés à partir de matériaux recyclables ou recyclés :

  • Quand il est affiché seul, il indique qu’un produit est techniquement recyclable.
  • Quand un pourcentage figure en son centre, cela signifie qu’il a été fabriqué à partir de matériaux recyclés (X % de matières recyclées entrent dans la composition de l’emballage).

Attention : le ruban de Möbius ne doit pas être confondu avec le « point vert », un autre logo que l’on trouve sur la quasi totalité des emballages. Celui-ci n’est pas un label écologique et il ne signifie en aucun cas que l’emballage du produit est recyclable ou recyclé. Il signale uniquement que le producteur participe à la valorisation des emballages, comme il est en légalement obligé, soit en mettant en place un système de collecte, soit en payant une contribution à l’entreprise Éco-Emballages afin de financer l’organisation du tri sélectif dans les communes.

Recyclez les emballages recyclables !

Le ruban de Möbius indique donc en premier lieu qu’un emballage est recyclable. Toutefois, il ne sera effectivement recyclé que si les consommateurs respectent les consignes de tri ! Pour ce qui concerne les produits laitiers, le tri s’effectue de la manière suivante :

  • Dans la poubelle jaune des recyclables (bouteilles et flacons en plastique, carton) : bouteilles de lait en plastique, briques de lait, briques et berlingots de lait concentré et de crème fraîche, boîtes de lait en poudre, bouteilles de crème fleurette ou de yaourt à boire, boîtes de conserve de certaines crèmes dessert et du lait concentré, cartons destinés au suremballage des pots de yaourt.
  • Dans le bac vert destiné au verre (bouteilles, bocaux et pots) : bouteilles de lait en verre et pots de yaourts ou de crème fraîche en verre (il n’est pas nécessaire de décoller les étiquettes).
  • Dans la poubelle traditionnelle des ordures ménagères (emballages non recyclables) : petits pots en plastique (yaourts, fromage blanc, crème fraîche), emballages de fromages (bois, carton, polystyrène, plastique, sachets de fromage râpé, barquettes du rayon à la coupe…), barquettes de beurre en plastique, papiers d’emballage du beurre.

Pour en savoir plus : l’espace éco-citoyens de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) propose plusieurs pages de conseils et des guides pour mieux gérer les déchets domestiques.

> À lire : dans l’élevage laitier, on recycle aussi les emballages vides !

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GAEC des Chardonnerets à Frangy
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Profession éleveur : à Frangy, une exploitation tournée vers l’environnement

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Séchage du foin en grange et apiculture au programme !

Depuis 1991, Isabelle Pellegrini, Jean-Yves Pascal et Gérard Barril sont associés au sein du GAEC* des Chardonnerets à Frangy, en Haute-Savoie. Au programme : lait de haute qualité, séchage du foin en grange et lien étroit avec l’apiculture.

En quoi consiste votre métier ?
Isabelle Pellegrini : Nous sommes agriculteurs sur une exploitation de polyculture-élevage. L’objectif final est la production et la vente de lait : pour ce faire, nous avons un troupeau de Montbéliardes constitué de 75 vaches laitières et de 75 génisses pour le renouvellement. Le terme de « polyculture » signifie que nous produisons, sur nos 156 hectares de surface agricole, l’essentiel de l’alimentation du troupeau. La majorité des cultures est d’ailleurs constituée de prairies pour le pâturage et le foin, car la qualité du lait est intimement liée avec ration alimentaire. Or, comme dans beaucoup d’exploitations de Haute-Savoie, notre lait est destiné à être transformé en fromages AOP et IGP (tomme de Savoie, raclette de Savoie et emmental de Savoie), dont les cahiers des charges sont très stricts. Les intrants doivent notamment être limités. Nous ne traitons donc les cultures que lorsque que c’est indispensable. C’est mieux pour la nature, le lait et la santé financière de notre exploitation car les traitements coûtent cher. On est très loin d’un système intensif !

Pourquoi faites-vous sécher le foin en grange et non dans les champs ?
Toujours pour obtenir un lait supérieur. En effet, ce système permet non seulement de faucher plus tôt au printemps, quand l’herbe est plus riche d’un point de vue nutritif, mais aussi de réduire considérablement le temps de séchage au soleil. On obtient un foin d’une excellente qualité, ce qui diminue de façon drastique les compléments alimentaires des vaches en hiver. Concrètement, le foin est récolté en vrac grâce à une autochargeuse, puis disposé dans la grange de séchage, sur des caillebotis en bois. Il est séché par de l’air réchauffé et soufflé par des ventilateurs, en partie alimentés grâce à l’air chaud issu de l’isolation du toit : le soleil n’est plus utilisé dans le champ, mais dans le bâtiment ! Cette isolation est également une source de bien-être pour les vaches, tant en hiver que pendant les grosses chaleurs estivales. Bref, on fait des économies, les bêtes se portent mieux, le lait est de meilleure qualité : tout le monde y gagne.

Autre originalité de votre exploitation : vous vous êtes lancés dans la culture de plantes permettant aux abeilles de produire du miel. De quoi s’agit-il ?
Mon associé et époux, Jean-Yves Pascal, a toujours été passionné par les abeilles. Or, les apiculteurs accusent souvent les agriculteurs d’être responsables de la surmortalité de ces dernières. Il a donc développé, il y a deux ans, un projet collectif d’implantation de cultures mellifères (tournesol, moutarde et phacélie) pour nourrir les abeilles, notamment en septembre et octobre, quand elles n’ont pas grand chose à butiner. Elles peuvent ainsi constituer leurs réserves pour l’hiver. On parle de cultures « dérobées » car on ne les fait pousser que dans les intervalles entre les cultures principales. L’intérêt pour les agriculteurs est important : les sols ne restent pas nus pendant la période automnale, ce qui évite l’érosion, maintient l’humidité grâce à la décomposition des plantes et assure un apport naturel en azote. Avec l’appui du Conseil Général qui a financé les graines, on a réussi à convaincre d’autres agriculteurs de se lancer dans l’aventure, en leur expliquant que sans pollinisation, il n’y a plus de cultures possibles. Cette année, nous comptons 500 hectares de cultures mellifères dans le département et nous travaillons toujours au rapprochement entre agriculteurs et apiculteurs. Nous communiquons également auprès du grand public en mettant des panneaux autour des champs, magnifiques au moment de la floraison. C’est une grande réussite et nous espérons continuer dans cette voie !

> Les Journées du Patrimoine, c’est ce week-end ! A cette occasion, le GAEC des Chardonnerets participe aux Balades élevages et paysages le 16 septembre 2012. N’hésitez pas à aller découvrir la grange à foin et les ruches sur l’exploitation.
Tous les renseignements sont disponibles sur le site de l’opération Balades, élevages et paysages.
Pellegrini Isabelle, Pascal Jean-Yves et Barril Gérard
GAEC Les Chardonnerets – 74 270 Frangy

> Nos autres portraits d’éleveurs.

* Le Groupement Agricole d’Exploitation en Commun (GAEC) est une société civile agricole de personnes permettant à des agriculteurs associés la réalisation d’un travail en commun dans des conditions comparables à celles existant dans les exploitations de caractère familial.

L'exploitation de François Souarn, éleveur et agriculteur dans les Landes
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Profession éleveur : François Souarn

Profession éleveur : François Souarn

Dans les Landes, entre recherche d’autonomie et gestion de l’eau.

À Nassiet, dans les Landes, François Souarn et ses associés se sont fixé pour objectif de développer leur autonomie pour l’alimentation des vaches.

En quoi consiste votre métier ?
François Souarn : Je suis agriculteur-éleveur laitier, installé depuis 1987 sur une exploitation familiale. En 1995, je me suis associé avec un autre agriculteur, Philippe Cambon, et nous avons créé le GAEC* du Bourgadot. Fabrice Daverat nous a rejoints en 2006. Aujourd’hui, nous avons environ 130 hectares d’exploitation. Notre troupeau de Prim’Holstein est constitué d’une centaine de vaches laitières et d’une cinquantaine de génisses. On élève aussi des canards destinés à être gavés pour le foie gras, sud-ouest oblige ! L’une des particularités de notre zone, c’est que les terres sont d’une qualité moyenne et l’eau irrégulière, ce qui demande plus de travail et une adaptation permanente aux conditions extérieures.

Pourquoi être agriculteur en plus d’éleveur ?
Pour la ration alimentaire ! Celle-ci est en grande partie produite sur l’exploitation. Nos bêtes mangent du foin ainsi que de l’ensilage de maïs, d’herbe et de sorgho. Ce dernier est moins gourmand en eau et en engrais que le maïs, tout en présentant un rendement supérieur. On ajoute à cela une petite complémentation pour les protéines : on favorise les drèches, qui sont des résidus de maïs issus d’une usine de fabrication de bioéthanol située près de l’exploitation, ainsi que les cultures produites sur place : colza, légumineuses… Au total, 85 à 90 % de l’alimentation du troupeau proviennent de notre exploitation ! Cette autonomie est indispensable pour réduire les coûts. Elle permet aussi de contrôler ce que l’on donne à manger à nos bêtes et, d’ailleurs, on surveille de très près l’utilisation de produits phytosanitaires : on est systématiquement au-dessous de la dose homologuée. Ce n’est pas un hasard si le GAEC a été admis comme membre du réseau FARRE (Forum de l’Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement). Dans le même ordre d’idées, on cultive du blé et du triticale, une céréale qui allie les qualités des deux parents dont elle est issue : productivité du blé et rusticité du seigle. Cela nous permet d’être autonomes en paille et de diversifier l’alimentation des génisses.

Vous souhaitez mettre en place une réserve d’eau sur votre exploitation. De quoi s’agit-il ?
Nous sommes dans une zone relativement sèche et nous avons pour projet de créer un lac artificiel d’une surface de 2 hectares et d’une capacité de 80 000 mètres cubes. La sécheresse est de plus en plus fréquente et, l’idée, c’est de pouvoir irriguer le maïs sans difficulté. Il faut creuser un trou, construire des digues… Bref, ce n’est pas simple et on doit obtenir des autorisations. Au final, cela nous permettra de stocker l’eau de pluie en hiver pour arroser en été. C’est notre plus grand pari aujourd’hui. J’espère sincèrement qu’on y arrivera, d’autant plus que mon fils de 21 ans souhaite reprendre l’exploitation. Le travail est difficile, 365 jours sur 365, mais il est aussi passionnant. Quand nous accueillons des groupes d’enfants lors des journées « Fermes ouvertes », ils s’essaient avec bonheur à la traite des vaches, s’émerveillent devant les veaux… L’élevage laitier, c’est quelque chose de particulier : on travaille avec du vivant et on aime nos vaches. C’est une véritable vocation, j’allais dire un sacerdoce !

> Nos autres portraits d’éleveurs.

* Le Groupement Agricole d’Exploitation en Commun (GAEC) est une société civile agricole de personnes permettant à des agriculteurs associés la réalisation d’un travail en commun dans des conditions comparables à celles existant dans les exploitations de caractère familial.