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La filière laitière

Economie et société
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Des distributeurs de lait cru… qui l’eût cru ?

La bouteille en verre fait son grand retour… via les distributeurs automatiques de lait cru !

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Distributeur de lait fraisLes distributeurs automatiques de lait cru en zone urbaine ou rurale ne cessent de se multiplier. Retour sur une initiative qui surfe sur la vague de la consommation de proximité.

Une idée venue d’Italie

Annecy, Chambéry, Cran-Gevrier, Saint-Renan, Montauban, Bordeaux… : ils essaiment dans la France entière ! Les distributeurs de lait frais intéressent de plus en plus de producteurs, soucieux de vendre leur lait à un prix convenable, mais aussi de consommateurs, séduits par la saveur incomparable du lait cru et le renouveau des circuits courts. C’est à Arbresle, dans la région lyonnaise, que le premier distributeur automatique de lait frais a été installé en 2008 près d’un supermarché. « J’ai pensé à importer cette idée lors d’un voyage en Italie », raconte Michel Besnard, premier à avoir implanté le concept en France avec la création de la société Distrilait. « En Lombardie, le succès était fulgurant ! ».

Entre tradition et modernité

Le concept est simple : il s’agit de mettre à disposition des consommateurs du lait frais, en libre service, 24 heures sur 24. Le lait est tiré non pas au pis de la vache mais à la machine, ce qui s’avère peut-être moins pittoresque mais bien plus pratique, facile et rapide ! Concrètement, la cuve du distributeur est remplie quotidiennement par un producteur local. Le lait y est réfrigéré à 3° C. Le consommateur récupère le lait en plaçant une bouteille sous le bec verseur (c’est le grand retour de la bouteille en verre !). La sécurité est assurée par un système complexe : à chaque fois qu’un client se sert, la température du lait est enregistrée, ainsi que l’heure et la quantité prise. En cas de problème (manque de lait, coupure de courant, porte ouverte, problème de température…), le producteur est immédiatement averti par une alarme via téléphone. Bref, il s’agit d’un bijou de technologie.

Des opportunités à saisir Distributeur de lait frais

Face à la baisse des prix du lait, de nombreux éleveurs apprécient cette possibilité de valoriser leur production directement auprès des consommateurs : en moyenne, ils peuvent vendre le litre à 1 euro. Mais gare aux illusions ! « Certains distributeurs fonctionnent très bien, d’autres moins, tempère Michel Besnard. Ce qui fait la différence, c’est la qualité de la communication de la part des éleveurs : ce n’est pas leur métier et il ne faut surtout pas les blâmer, mais plutôt les encourager à développer les contacts. » Parmi les consommateurs, en effet, beaucoup n’ont jamais connu le lait cru et ne savent pas comment l’utiliser. Par exemple, contrairement au lait UHT, il doit être consommé très rapidement, et, de préférence, immédiatement bouilli après l’achat. La récompense, c’est bien sûr sa saveur unique. Un secret ? Essayez le flan au lait cru et… succombez !

Crédit photos : Distrilait

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Quand des femmes allaitent… des bébés gazelles !

Quand des femmes allaitent… des bébés gazelles !

Petit voyage en Inde, à la découverte d’une pratique qui va à l’encontre de nombreuses idées reçues.

L’allaitement inter-espèces n’existerait pas ? Si, c’est ce que montrent plusieurs exemples récemment étudiés par des chercheurs.

Femme Bishnoï allaitant une gazelleIdées reçues

Chez tous les mammifères, le lait de la mère est celui qui est le plus adapté pour ses petits. Certains en déduisent que l’homme serait la seule espèce à consommer le lait d’une autre espèce, ce qui est tout simplement… faux ! Les femmes Bishnoïs, mises à l’honneur en mai dernier par un documentaire diffusé sur la chaîne Arte (Bishnoï, les femmes qui allaitent les gazelles), prouvent en effet, depuis plusieurs siècles, que ce raisonnement relève de la croyance et non de faits avérés.

Végétariens du Rajasthan (Inde) vivant dans un strict respect de la nature, les Bishnoïs rythment leur vie quotidienne par la protection des plantes, des arbres et des animaux sauvages. Leur valeur suprême ? Le respect de la vie sous toutes ses formes : pas question, pour eux, de laisser mourir de faim un petit animal orphelin. C’est pourquoi, aujourd’hui encore, les femmes Bishnoïs allaitent les gazelles isolées.

Ce n’est pas, d’ailleurs, le seul exemple de ce type : les femmes de la tribu des Indiens Achuars d’Amazonie allaitent de jeunes animaux apprivoisés en rétribution symbolique des bienfaits de la nature.

Et les bébés humains ?

À l’inverse, l’histoire montre des exemples de bébés humains allaités directement au pis d’un animal : les sources iconographiques attestent cette pratique au XIXe siècle dans diverses cultures rurales. Avant l’invention du lait maternisé, il fallait bien nourrir les petits orphelins ou les enfants de mères en incapacité d’allaiter ! Or, il n’était pas toujours possible de trouver des femmes nourrices.

Autre cause, même résultat : la Nourricerie des Enfants Assistés, créée par le Professeur Parrot, Directeur de l’Hospice des Enfants Assistés à Paris, fonctionna avec des chèvres et des ânesses de 1881 à 1893. En effet, les nourrissons nés syphilitiques ne pouvaient pas être confiés à des femmes nourrices à cause du risque de contamination.

Bref, il ne s’agissait pas d’une pratique généralisée, loin de là, mais elle existait, y compris au XXe siècle : l’édition 1926 du Larousse ménager propose une image technique montrant comment nourrir un bébé avec une chèvre. Les pratiques laitières réservent bien des surprises !

> Pour en savoir plus :

Crédits photos : M.Harsh Vardhan / Himanshu Vyas pour Hindustan Times

Produits laitiers à acheter avec des tickets restaurants
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Les tickets restos, c’est aussi pour payer les produits laitiers !

Les tickets restos, c’est aussi pour payer les produits laitiers !

Bonne nouvelle : désormais, les titres restaurants  peuvent aussi être utilisés pour acheter aussi des produits laitiers. Histoire de pouvoir manger équilibré même en dehors de chez soi.Assortiments de yaourts

Le principe des tickets restaurants

Créés en 1967, les titres restaurants devaient à l’origine permettre aux salariés qui ne disposaient pas d’une cantine de payer leur repas le midi. Financés en grande partie (au moins 50%) par les employeurs, 800 millions de titres restaurant sont ainsi utilisés chaque année par 3,5 millions de salariés. Ils sont également nommés Chèque restaurant, Chèque déjeuner ou Chèque de table.

Que peut-on acheter ?

Initialement réservés aux restaurants, ces tickets ont ensuite pu être utilisés pour la vente à emporter, pratiquée aussi bien dans des boulangeries, des boucheries-charcuteries que dans les grandes surfaces. Depuis  novembre 2010, on peut les utiliser pour payer des produits laitiers (lait, fromage, yaourt…) ainsi que des fruits et légumes.  Ainsi, il sera plus facile d’avoir une alimentation variée et équilibrée, même lorsque l’on mange sur le pouce.

C’est toute la gamme des produits laitiers qui peut donc être achetée par le possesseur du titre restaurant. Fromage à pâte molle ou dure, brique de lait, dessert lacté ou yaourt, ce sera désormais bien plus facile (et équilibré) de finir son repas sur une note lactée…et de varier les plaisirs à chaque fois !

Crédit photo : Nathalie Carnet/CNIEL