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La filière laitière

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Economie et société
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Du marketing laitier, ça vous tente ?

Créatif et gourmet ? Devenez chargé de projet marketing dans l’industrie laitière !

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Chargé de marketingQuels produits créer pour répondre aux attentes des consommateurs ? Comment faire en sorte qu’un packaging soit attractif ? Comment communiquer pour vendre les produits ? Autant de questions auxquelles doit répondre le chef de projet marketing dans l’industrie laitière.

Croire à son projet

Véritable chef d’orchestre, le chef de projet marketing est doté d’un rôle crucial pour l’entreprise : il doit développer les ventes de sa marque en s’appuyant sur tous les moyens à sa disposition (études de marché, proposition de nouveaux produits correspondant aux attentes des consommateurs, communication, promotion…). « Il faut aimer et croire à son produit, prévient Catherine, chef de projet marketing dans le Centre Est de la France depuis 1990, car le métier demande beaucoup d’investissement. De plus, il faut convaincre tous ses partenaires de la qualité du projet, depuis sa hiérarchie jusqu’au consommateur en passant par ses prestataires. Or, impossible de convaincre les autres si on n’est pas soi-même acquis à la cause ! »

Décrypter les secrets des marchés et les tendances

Pour mener à bien cette mission, un important travail en amont est nécessaire : un produit n’est jamais lancé par hasard ! Le chargé de projet marketing doit ainsi répondre à toute une série de questions : à quoi va ressembler le produit ? S’agit-il d’un nouveau produit ou du lifting d’un ancien ? A qui est-il destiné ? Quelle sera sa composition ? Quel est l’état du marché ? Comment se porte la concurrence ? Quelles sont les attentes des consommateurs ? « Il faut rester curieux et réceptif aux tendances alimentaires pour préparer les produits de demain », précise Catherine. La motivation est claire : c’est au sein du service marketing que naissent les nouveaux produits (beurre souple ne brisant pas les biscottes quand on les tartine, dessert lacté innovant, présentation inédite de lait concentré…)

Donner toute sa chance au produit

Une fois les idées lancées, le chargé de projet marketing doit s’assurer que les produits envisagés trouveront un marché. Il s’appuie sur des tests de consommateurs et travaille, avec ses équipes, sur l’élaboration de packagings inventifs, sur la création de gammes cohérentes ou encore sur la sélection de points de vente adaptés. Son plus grand défi ? Il doit veiller à ce que le produit soit innovant sans dépasser ce que le consommateur est prêt à accepter. Le succès du produit n’est jamais assuré, mais c’est un métier dans lequel on ne risque pas de s’ennuyer. « Il n’y a pas deux journées qui se ressemblent, résume Catherine. On passe du packaging aux études de marché, des contraintes techniques de l’usine au plan d’action promotionnel… Il faut être partout ! »

Formation

Une école de commerce est indispensable, donc un Bac +4. Les places sont souvent réservées à l’élite des grandes écoles. Tous les détails sur le site Métiers du lait.

> Découvrez d’autres métiers du lait.

Crédit photo : L.GUENEAU / CNIEL

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Gourmandes, les journées du patrimoine !

Gourmandes, les journées du patrimoine !

Les 17 et 18 septembre prochains, pensez produits laitiers !

Affiche des Journées du patrimoine 2011Les 17 et 18 septembre 2011 se tiendront les Journées européennes du patrimoine. Ne manquez pas les démonstrations autour des produits laitiers, qui mettent à l’honneur la richesse du patrimoine rural français.

Les démonstrations autour du fromage

Musées, coopératives, fromagers… proposent des fabrications de fromages en direct et des dégustations :

  • Le camembert (musée du camembert, Vimoutiers – tél. 02.33.39.30.29 ) : présentation de toutes les étapes de la fabrication, de la collecte du lait à la commercialisation, à partir d’une collection de matériel d’origine fermière.
  • Le livarot et le pont-l’Évêque : visite guidée dans un domaine normand du XVIe siècle avec fabrication de fromages locaux (domaine de Saint-Hippolyte, Saint-Martin de la Lieue – tél. 02.31.31.30.68) ou chasse au trésor dans un atelier fromager (Graindorge, Livarot – tél. 02.31.48.20.10).
  • Le comté (musée départemental de la Bresse, Saint-Cyr-sur-Menthon – tél. 03.85.36.31.22) : fabrication d’une meule de comté à l’ancienne dans le cadre de l’exposition « Terroirs et étiquettes ».
  • Les fromages auvergnats (Maison de la fourme d’Ambert, Ambert – tél. 04.73.82.49.23) : visite guidée pour comprendre les secrets des fromages auvergnats.
  • Les fromages de l’Aubrac (coopérative fromagère Jeune montagne, Laguiole – tél. 05.65.44.35.54) : visite d’un atelier de fabrication de tome fraiche de l’Aubrac, d’une salle de montage et d’identification du fromage Laguiole et d’une cave d’affinage.
  • Le roquefort (caves du roquefort Société, Roquefort-sur-Soulzon – tél. 05.65.58.54.38) : visite des caves d’affinage aménagées au XVIIe siècle dans des grottes naturelles, maquette animée sur la formation du site…

Plus généraliste, la ville de Nogent-sur-Seine propose une exposition intitulée « Du lait au fromage ! » (pavillon Henri IV – tél. 03.25.24.61.54) pour comprendre toutes les étapes de la fabrication du beurre et du fromage.

Les démonstrations de barattage de beurre

Tout aussi traditionnelle, la technique du barattage du beurre à l’ancienne séduira les grands comme les petits au musée de l’agriculture bressane (Saint-Germain-du-Bois – tél. 03.85.76.27.16) et à l’écomusée du marais vendéen (La Barre-de-Monts – tél. 02.51.59.48.74).

L’OVNI des journées du patrimoine : « Bidons sans frontières »

Enfin, plus original, le musée départemental de la Bresse de Saint-Cyr-sur-Menthon (tél. 03.85.36.31.22) inaugure, le samedi 17 septembre, l’exposition « Bidons sans frontières », pour laquelle l’artiste Gérard Benoit à la Guillaume a mis en scène et photographié des bidons de lait dans le monde entier. Insolite et… bidonnant !

Bon à savoir : les visites des sites et des monuments appartenant à l’État sont généralement gratuites. Toutefois, certains établissements publics conservent un droit d’entrée payant. Par ailleurs, il est parfois nécessaire de réserver : renseignez-vous préalablement auprès des établissements concernés.

> À voir aussi : les « Balades élevages et paysages ».
> Le site Web des journées européennes du patrimoine.

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La Béarnaise, une race bovine à préserver

La Béarnaise, une race bovine à préserver

À la rencontre d’une vache pyrénéenne sauvée in extremis.

Vache béarnaiseRace bovine typique des Pyrénées, la Béarnaise a failli disparaître avant d’être épargnée par un plan de sauvegarde. Aujourd’hui, si ses effectifs restent faibles, cette vache élégante peuple de nouveau les estives pyrénéennes grâce à la persévérance de quelques éleveurs.

Une vache sauvée in extremis

Malgré son renouveau, la Béarnaise reste l’une des races bovines les plus menacées de France. Elle figure en effet parmi les races à petits et très petits effectifs (dites parfois « races menacées » ou « races locales ») de l’Institut de l’Élevage. Originaire du Béarn, dans les Pyrénées atlantiques, elle fut presque décimée dans les années 1960 au profit de l’appellation « blonde d’Aquitaine », une race hybride créée par l’homme. A la fin des années 1970, il ne restait qu’une poignée d’éleveurs fabricant une « tomme » de montagne avec le lait de quelques Béarnaises. Grâce à leurs efforts et au programme de sauvegarde lancé au début des années 1980, la race fut sauvée de l’extinction. Aujourd’hui, on compte plus de 150 Béarnaises dans les Pyrénées et de plus en plus d’éleveurs sont séduits par cette race à forte dimension identitaire.

Élégante et intelligente

La Béarnaise est facilement reconnaissable à ses grandes cornes en forme de lyres. Sa robe est unie, d’une couleur « froment » plus ou moins claire. Cette élégance se combine avec une grande rusticité : parfaitement adaptée au milieu montagnard, c’est une vache résistante, vive et agile. Elle est également réputée très bonne mère, faisant toujours passer le bien-être de sa progéniture avant le sien. Pour ne rien gâcher, les éleveurs soulignent souvent son intelligence : elle reconnaît son monde et, les anciens, qui la surnommaient « pur-sang arabe de l’espèce bovine », racontent comment les troupeaux de Béarnaises étaient capables de faire fuir les ours en formant un cercle menaçant.

Des aptitudes mixtes

Aujourd’hui, les vaches béarnaises sont surtout utilisées pour la production de veaux blancs ou rosés, dont la viande est très appréciée pour sa finesse. Elles font toutefois partie des races dites mixtes. En effet, elles ont longtemps été exploitées pour leurs qualités laitières : si leur lactation est peu abondante, elle est régulière et peu sensible aux variations climatiques, une qualité précieuse dans les zones montagnardes. De la même manière, les mâles étaient utilisés pour le labour et la tractation. Ce n’est pas pour rien que la Béarnaise figure sur les armoiries du Béarn !

> D’autres portraits de vaches.

> Crédit photos : © OTGourette-Jantou. Photos issues de la photothèque du CDT Béarn Pays basque.