Alimentation et Santé

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Pourquoi les produits laitiers influencent-ils la diminution des risques cardio-vasculaires ?

Le rôle protecteur des produits laitiers sur les risques cardio-vasculaires vient d’être confirmé dans deux études récentes françaises ayant suivi un échantillon de Français pendant plus de 10 ans. Une diminution des risques cardio-vasculaires Dans l’une, les hommes qui consomment le plus de produits laitiers, de lait et de produits  laitiers frais sont moins souvent [...]

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Le rôle protecteur des produits laitiers sur les risques cardio-vasculaires vient d’être confirmé dans deux études récentes françaises ayant suivi un échantillon de Français pendant plus de 10 ans.

Une diminution des risques cardio-vasculaires

Dans l’une, les hommes qui consomment le plus de produits laitiers, de lait et de produits  laitiers frais sont moins souvent atteints de syndrome métabolique par rapport aux petits consommateurs. Le syndrome métabolique se compose de multiples symptômes : obésité abdominale, anomalie du bilan lipidique (triglycérides élevés, cholestérol HDL bas), hypertension artérielle, glycémie élevée ou diabète, soit autant de facteurs de risques cardio-vasculaires.

Dans l’autre étude, les consommateurs de ces mêmes produits laitiers ont significativement moins de diabète, moins de « mauvais » cholestérol (LDL), moins de triglycérides et de syndrome métabolique, avec in fine  un risque de décès par maladie cardio-vasculaire diminué de 30%.

Comment les produits laitiers assurent-ils un rôle protecteur ?

Les produits laitiers contiennent une multitude de nutriments qui pourraient contribuer à la diminution du risque cardio-vasculaire. Par exemple les protéines, notamment les caséines et le calcium diminuent la pression artérielle, mais aussi le mauvais cholestérol.

Mais au-delà des nutriments, nous mangeons des aliments et c’est sans doute la combinaison des nutriments au sein des produits laitiers et leurs interactions qui expliquent leur effet bénéfique contre le risque cardio-vasculaire. Leur consommation est par ailleurs un marqueur de la qualité de l’alimentation : ceux qui respectent les 3 produits laitiers quotidiens recommandés par le PNNS ont globalement une alimentation plus équilibrée. Les résultats montrent que la mortalité est significativement diminuée pour les gros consommateurs de produits laitiers, mais aussi de fruits, de légumes et de pain

Quelles préconisations de consommation ?

Pour s’assurer un bénéfice protecteur par rapport aux maladies cardio-vasculaires, les préconisations de recommandation issues de l’étude sont donc de

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Soit les recommandations du PNNS pour une alimentation équilibrée, qui se voient ainsi confortées.

Pour plus d’informations nutritionnelles, consultez le site du CERIN

Crédit photo : T.LACOSTE / QUALIPIGE / CNIEL

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De 1 à 3 ans : comment assurer l’équilibre alimentaire des tout-petits ?

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De1a3Après l’alimentation essentiellement lactée et la diversification de la 1ère année, les deux années qui suivent sont une période charnière pour les enfants. Entre 1 et 3 ans, l’enfant grandit rapidement, apprend et forge déjà ses goûts, qui influenceront ses choix nutritionnels et sa santé dès la petite enfance et tout au long de sa vie. C’est le bon moment pour lui donner de saines habitudes… et lui faire goûter un maximum d’aliments.

Le lait, essentiel !
Le plus important reste de préserver… le lait. Et oui : il a beau ne plus être un bébé, un enfant de 1 à 3 ans a toujours besoin de lait, dans le biberon, au bol ou sous la forme de produits laitiers. Ils doivent fournir l’équivalent de 500 ml par jour (soit l’équivalent d’environ 1/2 litre de lait). L’ANSES* a mis en garde contre son remplacement  par des jus végétaux : les jus de soja, d’amande ou autres ne répondent pas intégralement aux besoins nutritionnels de l’enfant et peuvent mettre en péril sa croissance.

Pas trop de sucre ni de sel
Attention aussi aux excès d’aliments sucrés et de jus de fruits. Les biscuits et boissons sucrées entre les repas sont à limiter. À table, c’est de l’eau que l’on boit !

Attention aussi aux produits industriels et aux plats préparés conçus pour les adultes : ils sont bien trop salés pour les enfants de cet âge. Préférez des plats faits maison ou des produits adaptés à son âge. De la modération dans l’assaisonnement est aussi de mise : certains aliments, contenant naturellement des sucres et/ou du sel, évitez d’en rajouter.

Vive les calories!
Fruits, légumes, viande, poisson, produits laitiers, féculents, huile et beurre contiennent des nutriments et des calories importants pour le développement de l’enfant. Attention aux transformations culinaires qui peuvent augmenter fortement  les calories comme les frites, la pâte à  tartiner, les confiseries ou les charcuteries qui doivent rester occasionnels.Mieux vaut privilégier les aliments cuisinés qui maintiennent la qualité nutritionnelle et notamment les vitamines et les minéraux.
Bon à savoir : la matière grasse est particulièrement importante à cet âge-là. N’oubliez pas la noisette de beurre sur les haricots verts ou dans la purée, sur les tartines : les acides gras essentiels qu’il contient sont nécessaires notamment pour le développement du  cerveau !

Lutter contre la néophobie (peur de manger de nouveaux aliments)
Même s’ils préfèrent les pâtes, les frites, les steaks hachés ou les poissons panés, bref ce qui les rassure car ils les connaissent bien, il ne faut pas hésiter à leur faire découvrir un maximum de nouvelles saveurs. Car avant de savoir ce que l’on aime ou pas, il faut goûter un maximum de choses… Pensez à lui proposer régulièrement de nouveaux aliments et à ne pas vous décourager face à ses refus. La nourriture ne doit pas être un terrain d’opposition ou de lutte, d’où l’intérêt  d’emmener l’enfant au marché, d’aller cueillir des fruits, de le faire participer à la cuisine… tout ce qui montre d’où vient ce qu’il mange participe à l’abolition de la peur des aliments et plats inconnus et à l’éducation au goût. Et s’il persiste à ne pas goûter, réessayez d’introduire l’aliment avec un autre qu’il apprécie –par exemple, des épinards à la crème,-, ou sous une forme appréciée –une soupe, un gratin, une purée, une tarte…

Et n’oubliez pas le plus important : si vous montrez l’exemple en mangeant de tout et en variant les menus, il devrait vous accompagner dans ses découvertes !

* Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

D’après Nutrinews, publication du CERIN et une conférence du Dr Michel Vidailhet (professeur émérite de pédiatrie à la Faculté de médecine de Nancy), organisée à l’initiative du Fonds français pour l’alimentation et la santé (FFAS).

Crédit photo : T.LACOSTE / QUALIPIGE / CNIEL

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grenade-smallSoucieux de prévention, les médecins et les autorités sanitaires de tous les pays misent de plus en plus sur les produits laitiers. En témoignent les nombreuses études présentées en septembre 2013 à Grenade lors du 20e congrès international de nutrition. Ostéoporose, syndrome métabolique, maladies cardiovasculaires : de plus en plus de pays constatent les bénéfices préventifs des produits laitiers.

En Asie…
Notamment en Mongolie, c’est l’ostéoporose des jeunes enfants qui a été étudiée. Une étude menée à Ulaanbaatar montre que seulement :
–  5 % des enfants de 1 à 3 ans ont une densité minérale osseuse (DMO) normale, et seulement  3 % des enfants entre 4 et 5 ans  ont une DMO normale,
– 1 enfant sur 100 entre 6 et 7 ans a une DMO normale,
Ce qui montre que beaucoup d’enfants ont une DMO faible : il a même été identifié des pourcentages non négligeables d’ostéoporose. Si l’on fait  consommer à ces enfants des produits laitiers pendant un mois à un mois et demi, la DMO s’améliore significativement et diminue l’ostéoporose.
En Chine, une équipe médicale de Pékin fait le constat que des apports moyens de calcium de l’ordre de 700-800 à 1000 mg par jour chez les adolescents, les femmes qui allaitent et les femmes âgées ont des effets positifs sur le métabolisme osseux. Des apports qui, pour les pays asiatiques, paraissent déjà très importants.

En Islande, pour protéger les os tout au long de la vie
Une étude conduite chez près de 4800 personnes âgées de 66 à 96 ans conclut que la consommation régulière de lait tout au long de la vie est associée à une meilleure densité minérale sur tous les « sites osseux ». L’équipe de l’Université de Reykjavik insiste sur la nécessité de poursuivre la consommation de produits laitiers depuis l’enfance et la poursuivre toute  sa vie sans interruption.
L’Université de Bordeaux (Inserm) met également en évidence les conseils de diminution de consommation des produits laitiers et de la viande dans les régimes méditerranéens. Ainsi, une évaluation menée sur 8 ans chez près de 1500 personnes âgées de 67 ans et plus, une faible consommation de produits laitiers (moins de 2,5 par jour) ou de yaourts (moins de 1 par jour) et une consommation élevée de fruits (plus de 2 par jour) sont significativement associées à un risque de fracture du poignet et de la hanche multiplié par deux. Tout est donc encore une question d’équilibre.

Au Brésil et au Danemark, contre le risque cardio-métabolique
L’Université de Sao Paulo a mené une étude chez près de 500 adultes, et montre que la consommation de lait et de yaourts entiers à des effets positifs sur le tour de taille et les anomalies des taux de lipides sanguins, en plus des effets bénéfiques reconnus sur la pression artérielle. Ces éléments participent donc à  la diminution du risque cardio-métabolique.
Une équipe danoise a, elle, mis en avant le fait qu’une alimentation riche en lait et en fromage auprès de jeunes hommes en bonne santé, par rapport à une alimentation pauvre en calcium,  peut contribuer à limiter l’augmentation du cholestérol total et de sa fraction LDL (le « mauvais » cholestérol). Une explication parmi d’autres.

Les produits laitiers sont de plus en plus étudiés sur le plan nutritionnel dans le monde entier,  du fait de nombreux éléments bénéfiques émergents.  Ils mettent en jeu l’interaction de nombreux nutriments et n’ont pas encore livré tous leurs secrets….

SOURCE : CERIN et Nutrinews Hebdo
Photo : D. MEIGNAN / CNIEL