Cuisine et Recettes

Cuisine et Recettes

derniers articles
  • 02-12
    4 repas de Noël autour du monde

    Envie de changer des traditions françaises ? Inspirez-vous avec des menus festifs venus du monde entier.

  • 30-11
    Les livres à (s’)offrir à Noël

    Comme chaque année, retrouvez notre sélection de livres à déposer au pied du sapin de Noël.

  • 28-11
    Et si on faisait des spätzle ?

    Les pâtes fraîches aux œufs faciles et bon marché.

  • 25-11
    Question pas bête : d’où vient le mot fromage ?

    Une étymologie rappelant la fabrication du fromage.

Voir toutes les actualités
Cuisine et Recettes
-

Et si on faisait… un curry ?

Les astuces pour réussir ce plat classique inspiré de l’art culinaire indien, au sein duquel les produits laitiers occupent une place centrale.

Curry de poulet

Originaire de l’Inde, le curry est devenu au fil des années une recette incontournable de la convivialité française. Avec une sauce crémeuse, une raïta au yaourt et des petits pains au fromage, il concilie le caractère des épices et la douceur des produits laitiers.

Vous avez dit curry ?

Qui dit curry, dit épices. Ce que l’on appelle « curry » en France est en effet à la fois un ragoût crémeux et un mélange d’épices destiné à parfumer le premier. Celui-ci comporte le plus souvent du curcuma, de la coriandre, du cumin, des clous de girofle et du gingembre, parfois du piment, mais la recette connaît de nombreuses variations. Certaines d’entre elles, mais pas toutes, contiennent de la feuille de curry ou de kaloupilé, un arbre que l’on trouve notamment à La Réunion.

Il existe dans le commerce des mélanges tout prêts, notamment sous la forme de pâtes de curry. Il est aussi possible de préparer, comme dans la cuisine indienne traditionnelle, ses propres assemblages que l’on appelle « masala », en torréfiant les épices puis en les broyant.

Curry, mode d’emploi

Le curry mijoté (« cari » pour les Réunionnais) peut être confectionné avec toutes sortes d’ingrédients selon les préférences et le marché : bœuf, poulet, porc, agneau, poisson, crevettes

Le curry de légumes (fleurettes de chou-fleur, morceaux de courge ou de carotte, pommes de terre pelées, patates douces, petits pois, épinards…) et légumineuses (généralement des pois chiches) constitue également un classique de la cuisine végétarienne. Comme l’expliquait Beena Paradin sur ce site, nombre d’Indiens sont en effet végétariens, ce qui explique en partie pourquoi ils consomment autant de produits laitiers.

Généralement, on commence par faire revenir de l’oignon ou de l’ail dans du ghee (beurre clarifié indien) ou simplement du beurre. On fait ensuite mijoter l’ingrédient principal et les épices avec un ou plusieurs liquides (lait de coco, coulis de tomate, bouillon…). Une finition avec de la crème fraîche épaisse ou liquide assure une sauce parfaitement onctueuse.

Les petits « plus » du curry

Du côté des accompagnements, le curry se sert habituellement avec du riz basmati. Pour un repas complet, varié et conforme à la tradition du « thali » (repas à l’indienne composé d’un assortiment de plusieurs plats), une raïta de yaourt au concombre ou aux fruits apporte de la fraîcheur et apaise le feu éventuel du piment. Chutneys épicés et pickles acidulés perfectionnent souvent le tableau.

Autre gourmandise qui séduit les gourmets de tous âges : les pains « naan » au fromage, confectionnés avec une pâte à pain au yaourt et fourrés avec de la Vache qui rit avant d’être cuits au four ou à la poêle. Un délice !

Et pour terminer votre menu curry en restant dans le même esprit, choisirez-vous un riz au lait parfumé, un lassi au yaourt ou au lait fermenté, du thé au lait « tchaï »… ou bien les trois ?

Plus d'articles

Mots clés

Semoule au lait
article précédent
Les secrets de la semoule au lait

Les secrets de la semoule au lait

Pour changer du riz au lait, rien de plus simple, rapide et réconfortant qu’une semoule au lait crémeuse ou en gâteau.

De la semoule + du lait + du sucre = un dessert facile à personnaliser à volonté ! Recette et conseils pour réussir cette spécialité réconfortante qui plaît autant aux adultes qu’aux enfants.

La recette de base de la semoule au lait

  • Dans une casserole rapidement passée sous l’eau, porter à ébullition 1 litre de lait entier avec 100 g de sucre en poudre et 1 pincée de sel.
  • Verser 100 g de semoule fine ou moyenne en pluie, baisser le feu et laisser cuire à feu doux pendant 5 minutes en remuant sans cesse (la semoule doit épaissir mais rester moelleuse, car elle va continuer à se raffermir en refroidissant).
  • Verser dans des verres, des bols, des assiettes creuses ou un plat de service. Servir tiède ou froid.

Les astuces pour réussir à tous les coups

  • Plus la semoule refroidit, plus elle devient ferme. Après quelques heures au réfrigérateur, elle peut même être démoulée. Versez-la dans un plat en verre ou un moule à charlotte, laissez-la prendre au frais et vous obtiendrez un magnifique gâteau de semoule à partager !
  • En diminuant la quantité de semoule (jusqu’à 60 g de semoule pour 1 litre de lait), vous obtiendrez un résultat plus crémeux.
  • Autre astuce pour accentuer l’onctuosité des semoules au lait : ajoutez un filet de crème fraîche liquide en fin de cuisson et mélangez avant de verser dans les récipients de service.
  • Le lait doit être entier. Pour accentuer la saveur lactée n’hésitez pas à utiliser du lait frais, du lait microfiltré ou même du lait cru si vous en trouvez.

Les options

  • La semoule au lait peut être aromatisée à satiété, soit en mélangeant un parfum directement avec le lait (extrait de vanille, eau de fleur d’oranger, zeste de citron ou d’orange finement râpé, mélange pour pain d’épices, cacao en poudre…), soit en garnissant les semoules versées dans les récipients de service (cannelle moulue, sirop d’érable, caramel au beurre salé, coulis de fruits, baies rouges…).
  • Il est également possible de l’agrémenter en fin de cuisson d’1 ou 2 poignées de raisins secs ou autres fruits séchés coupés en petits morceaux, éventuellement macérés dans une eau-de-vie (rhum, armagnac…) ou du thé chaud puis égouttés.
  • Pour des semoules au lait façon « Flamby », le fond des récipients peut être nappé de caramel.
  • La quantité de sucre est donnée à titre indicatif : elle doit bien sûr être modulée en fonction des préférences de chacun et des ingrédients ajoutés en option.
Accords du cantal
article suivant
Conseils de dégustation autour du cantal

Conseils de dégustation autour du cantal

Quels pains et quelles boissons pour l’un des plus vieux fromages français ?

Le cantal se révèle avec des accords à la hauteur de son caractère.

Trois affinages pour un cantal

Authentique Auvergnat, fabriqué dans un massif volcanique qui porte le même nom, ce fromage à pâte pressée non cuite existe sous 3 formes selon sa durée d’affinage : cantal jeune (30 à 60 jours d’affinage), cantal entre-deux (90 à 210 jours d’affinage) et cantal vieux (au moins 240 jours d’affinage).

Son AOP consacre une histoire ancestrale, puisque Pline l’Ancien l’évoquait déjà il y a 2000 ans. Pendant longtemps, il servit de monnaie d’échange entre les régions viticoles du Sud de la France et le terroir enclavé de la Haute-Auvergne : une barrique de vin contre une fourme de Cantal !

Sous une croûte fine, de plus en plus sombre au fil de l’affinage, il cache une pâte à la fois granuleuse et fondante en bouche. Son goût, frais, lacté et légèrement acidulé en début d’affinage, acquiert progressivement des arômes subtils de beurre, de crème et de pâturage pour le cantal entre-deux, puis des notes intenses, épicées et parfois animales pour le cantal vieux. Ce n’est pas un hasard si ce lourd cylindre fait partie des 10 fromages préférés des Français !

Quel pain pour le cantal ?

Pour un accord de terroir particulièrement agréable, la tourte de seigle auvergnate enferme, sous une croûte dense et brune, une mie serrée et un peu élastique dont la texture soutient celle du fromage. Elle doit à la farine de seigle des arômes marqués, parfaitement à l’aise avec le caractère des cantals bien affinés. La pointe d’acidité apportée par le levain apporte enfin de la fraîcheur à la dégustation. Ces deux-là sont faits pour s’entendre !

Plus audacieux, l’accord avec un pain viennois peut paraître insolite, mais il suffit de le tester pour se laisser convaincre. Tendre, fondant et lacté, couvert d’une croûte très fine, ce pain aux saveurs douces forme en effet avec le cantal un accord de contraste, qui se termine en beauté sur une note de beurre commune aux deux produits.

Et en guise de boisson ?

Les amateurs d’accords entre fromage et champagne trouvent ici un mariage idéal : la dégustation du cantal est parfaite avec un champagne brut, par exemple un Drappier brut nature pinot noir, zéro dosage, élaboré exclusivement avec du pinot noir. Celui-ci enrobe le côté granuleux du cantal et lui apporte de l’onctuosité. Ses atouts – fraîcheur, acidité, fruité persistant, notes légèrement carnées – se lient avec la pâte et prolongent son moelleux.

En guise d’accord insolite, pourquoi ne pas se tourner vers une bière blonde du Cantal, telle une Fleurac blonde ? Fraîche et désaltérante, avec des notes de sureau et de fleur d’acacia, elle s’accorde idéalement avec la texture du cantal qu’elle adoucit et « taquine » avec sa mousse : un bel équilibre de saveurs à tester absolument pour sortir des sentiers battus.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.