Cuisine et Recettes

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La cuisine du camping

Les bonnes idées pour se régaler en toute simplicité.

Brochettes

Au camping, inutile de se contenter d’insipides boîtes de conserve ! Les vacances en plein air sont l’occasion de faire preuve d’ingéniosité pour concocter de délicieux repas avec trois fois rien.

Le repas : crudités, braise et cuissons courtes au programme

Bricoler des petits festins quotidiens au camping, c’est possible à condition de prendre le parti de la simplicité :

  • Pour se délecter d’ingrédients frais et savoureux, c’est le moment d’explorer les marchés locaux et de se ravitailler régulièrement en légumes et fruits, mais aussi pains, fromages et autres produits laitiers régionaux. Ceux-ci se transforment facilement en recettes sans cuisson comme les salades, les sandwichs, les tartares de légumes ou les ceviches de poisson.
  • Autre préparation incontournable : les grillades, à préparer sur les barbecues mis à disposition dans la plupart des campings. Tant que la braise est chaude, on n’oublie pas de préparer un ou deux camemberts chauds à partager avec du pain croustillant !
  • Du côté des accompagnements, certains féculents sont particulièrement faciles à vivre, comme la graine de couscous précuite qui ne nécessite qu’un repos de quelques minutes avec de l’eau bouillante.
  • Pour le dessert, il suffit de prévoir quelques yaourts dans la glacière, des fruits frais et des marshmallows à faire griller !

Le recyclage des emballages laitiers pour éviter la surcharge

Pour compléter le petit bazar de base (réchaud, glacière, couteau, ouvre-boîte, tire-bouchon…), les emballages des produits laitiers se reconvertissent volontiers en ustensiles éphémères de stockage et de préparation, par exemple :

  • Un grand pot de fromage blanc qui a servi pour une trempette apéritive devient boîte de rangement ou moule à charlotte.
  • Une boîte de lait concentré utilisée dans une vinaigrette crémeuse sert d’emporte-pièce pour présenter joliment les tartares de légumes.
  • Les pots de yaourts en verre qui ont régalé les enfants se transforment en récipients à panna cotta ou en verrines pour frimer devant les voisins de tente.
  • Les boîtes de fromage en bois (camembert, livarot, saint-nectaire…) se recyclent en mini-plateaux de présentation pour l’apéro ou en contenants à biscuits pour le goûter.

> Plus d’idées avec Sonia Ezgulian et Martine Camillieri.

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Pain hérisson
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Et un pain hérisson pour l’apéritif !

Et un pain hérisson pour l’apéritif !

Mode d’emploi du pain « crousti-fondant » au fromage.

On connaissait le merveilleux pain à l’ail, on craque désormais pour l’irrésistible pain à partager garni de fromage fondant.

Le pain au fromage qui s’effeuille

Le nom anglais du pain hérisson est éloquent : pull apart cheese bread signifie en substance « pain au fromage à effeuiller ». L’alliance entre pain et fromage fondu est classique (miam, la fondue savoyarde !), mais c’est ici la présentation qui fait toute la différence : le pain est quadrillé, garni de fromage, badigeonné de beurre puis passé au four. Le résultat : d’appétissantes bouchées fromagères à manger avec les doigts, en les « tirant » directement dans le pain chaud. Succès assuré auprès des enfants et des copains venus partager un apéritif convivial ! Le pain hérisson peut aussi être servi à table, accompagné d’une bonne salade, ou en guise d’accompagnement pour une soupe ou un chili con carne.

Comment faire un pain hérisson ?

Pain hérisson1/ Alors que le pain à l’ail se prépare avec une baguette, le pain hérisson nécessite une miche plus volumineuse, ronde ou ovale. On la quadrille très délicatement avec un grand couteau bien aiguisé, en pratiquant des entailles régulières et pas trop espacées, jusqu’au fond du pain mais sans couper la croûte du dessous. Si des morceaux de pain tombent pendant l’opération, pas de panique : on les replace dans le pain, ni vu, ni connu !

2/ Une fois que la structure est prête, on glisse du fromage râpé ou coupé en lamelles dans toutes les entailles, sans exception.

3/ Parce que le pain hérisson est vraiment gourmand, on badigeonne généreusement toute sa surface avec du beurre demi-sel fondu, à l’aide d’un pinceau.

4/ On enveloppe le tout de papier d’aluminium et on enfourne pour environ 20 minutes à 180 °C, avant d’ouvrir la papillote et de laisser dorer le dessus pendant 5 à 10 minutes supplémentaires.

Mais encore ?

Pour un pain hérisson qui décolle, on n’hésite pas à sélectionner des fromages affinés riches en saveurs : comté, beaufort, cantal, raclette, mimolette, morbier, saint-nectaire, bleu d’Auvergne, fourme de Montbrison… tout est permis ! Les plus gourmands associent au fromage d’autres ingrédients : bacon grillé, jambon cru, chorizo, pesto, oignons caramélisés, fines tranches de figues séchées… Quant au beurre demi-sel qui sert à badigeonner le pain garni, il peut être préalablement aromatisé avec de l’ail et du persil, de la ciboulette, des zestes d’agrumes, du piment, d’autres épices ou tout autre ingrédient parfumé. Une astuce pour terminer : le pain peut être coupé et farci à l’avance, puis réservé au frais. Au moment de passer à table, il ne restera qu’à le badigeonner de beurre et à le faire cuire.

Crédit photos : Cheesy garlic pull apart bread by Marzia via little spice jar (CC BY-NC-SA 4.0)

Morbier
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Conseils de dégustation autour du morbier

Conseils de dégustation autour du morbier

Nos suggestions de pains et de boissons pour escorter le fromage traversé par une ligne de charbon végétal.

Bénéficiant d’une AOC depuis 2000 et d’une AOP depuis 2002, le morbier révèle volontiers sa tendreté et ses arômes spécifiques, pourvu que l’on sache l’accompagner !

Une ligne de cendre caractéristique

Même sans être un professionnel du fromage, difficile de ne pas reconnaître le morbier ! Il est en effet connu pour la fine ligne horizontale qui traverse sa pâte. Celle-ci est faite de cendre comestible, rappelant une pratique née autrefois dans le contexte des fruitières de comté : quand l’hiver était rude et enneigé, les producteurs ne pouvaient pas toujours aller à la fromagerie ; ils fabriquaient alors un fromage familial, certes plus petit que les immenses meules collectives, mais nécessitant tout de même de remplir un grand moule. Pour ce faire, ils y déposaient le caillé issu de la traite du matin, le couvraient d’une couche de suie pour le protéger, puis ajoutaient le caillé du soir. La ligne cendrée permettait aussi de mieux « coller » les deux parties. Aujourd’hui, elle est tracée avec du charbon végétal. Sous une croûte lisse et légèrement humide, la pâte du morbier est très onctueuse et fondante. Elle dévoile des arômes de crème, de noisette et d’herbe, plus ou moins marqués selon l’affinage.

Quel pain pour le morbier ?

Le pain au céréales forme avec le morbier un accord particulièrement harmonieux. Plus typé que la baguette grâce à sa composition à base de blé et d’autres graines (avoine, orge, seigle…), il est également moins dense que le pain de campagne. Sa texture relativement légère s’harmonise avec celle de la pâte et sa note de noisette répond à celle du fromage.

Les amateurs d’accords audacieux peuvent aussi miser sur l’originalité d’un pain au cacao (pain de campagne où une partie de la farine est remplacée par du cacao amer). Celui-ci dynamise, amplifie et sublime le goût de terroir du morbier, le tout dans un beau contraste de couleurs.

À éviter : le pain complet et le pain de seigle, à la mâche trop ferme par rapport à la tendreté de la pâte et aux saveurs écrasant le goût noiseté du fromage.

Et en guise de boisson ?

Pour un accord parfait, le morbier s’associe idéalement avec un vin blanc sec du Jura (AOC) aux arômes de fruits blancs et secs. Ceux-ci s’unissent avec les notes lactées et fruitées du fromage, tandis que la texture dense du vin rencontre la texture crémeuse de la pâte. Idem avec un champagne millésimé aux parfums floraux et de fruits mûrs, qui mettent en valeur la souplesse et la saveur de terroir du fromage.

Envie d’un mariage plus insolite ? Un Islay whisky (Scotch whisky produit sur l’île d’Islay) produit avec le morbier une union originale mais harmonieuse. Il faut dans ce cas prélever une toute petite petite gorgée de ce whisky puissant et iodé, puis déguster le fromage qui révèle alors sa crémosité et ses parfums lactés.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.