Les produits laitiers

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Les produits laitiers
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Les Français ont consommé 25,9 kg de fromage en 2013 !

Cocorico ! Les Français sont les plus gros consommateurs mondiaux de fromage.

Consommation de fromage

Les Français aiment toujours autant le fromage.

Le fromage, produit incontournable de la table française

Avec 25,9 kg de fromage par habitant consommés en 2013, les Français sont les plus gros consommateurs mondiaux de fromage, devant les Allemands, les Italiens, les Néerlandais, les Tchèques et les Américains*. Au sein de l’Hexagone, on aime passionnément le plus varié des produits laitiers, ce qui n’a rien d’étonnant quand on connaît la qualité et la diversité des fromages français, qui se comptent en centaines, jusqu’à plus d’un millier selon les sources !

Pays consommant le plus de fromages

Le fromage, une place centrale dans l’alimentation des Français

Ces données recoupent les résultats de l’enquête sur la consommation des Français menée par le Crédoc en 2013. Celle-ci montre que le fromage est le produit laitier le plus consommé, puisque sur une semaine, 98 % des Français en consomment tel quel ou utilisé comme ingrédient (ce ne sont pas les idées qui manquent pour cuisiner le fromage, en mode quotidien ou gastronomique !). Plus d’un Français sur deux en consomme même très régulièrement, essentiellement pendant les repas principaux (déjeuner et dîner).

Des variations selon les régions

Enfin, si l’attrait pour le fromage concerne l’ensemble du territoire, certaines régions en sont plus friandes que d’autres**. Ainsi, c’est dans le Nord et l’Est que l’on achète le plus de fromages affinés, puis dans le Centre et le Sud. L’Ouest de la France se situe légèrement au-dessous de la moyenne française (mais on y consomme du beurre et de la crème fraîche en abondance). La France reste quoi qu’il en soit un pays de terroirs : si les laitages font partout partie du patrimoine gastronomique, chaque région préserve jalousement ses spécialités !

* Source : L’économie laitière en chiffre, édition 2015.
** Source : CNIEL d’après Kantar Worldpanel.

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Accords du cantal
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Conseils de dégustation autour du cantal

Conseils de dégustation autour du cantal

Quels pains et quelles boissons pour l’un des plus vieux fromages français ?

Le cantal se révèle avec des accords à la hauteur de son caractère.

Trois affinages pour un cantal

Authentique Auvergnat, fabriqué dans un massif volcanique qui porte le même nom, ce fromage à pâte pressée non cuite existe sous 3 formes selon sa durée d’affinage : cantal jeune (30 à 60 jours d’affinage), cantal entre-deux (90 à 210 jours d’affinage) et cantal vieux (au moins 240 jours d’affinage).

Son AOP consacre une histoire ancestrale, puisque Pline l’Ancien l’évoquait déjà il y a 2000 ans. Pendant longtemps, il servit de monnaie d’échange entre les régions viticoles du Sud de la France et le terroir enclavé de la Haute-Auvergne : une barrique de vin contre une fourme de Cantal !

Sous une croûte fine, de plus en plus sombre au fil de l’affinage, il cache une pâte à la fois granuleuse et fondante en bouche. Son goût, frais, lacté et légèrement acidulé en début d’affinage, acquiert progressivement des arômes subtils de beurre, de crème et de pâturage pour le cantal entre-deux, puis des notes intenses, épicées et parfois animales pour le cantal vieux. Ce n’est pas un hasard si ce lourd cylindre fait partie des 10 fromages préférés des Français !

Quel pain pour le cantal ?

Pour un accord de terroir particulièrement agréable, la tourte de seigle auvergnate enferme, sous une croûte dense et brune, une mie serrée et un peu élastique dont la texture soutient celle du fromage. Elle doit à la farine de seigle des arômes marqués, parfaitement à l’aise avec le caractère des cantals bien affinés. La pointe d’acidité apportée par le levain apporte enfin de la fraîcheur à la dégustation. Ces deux-là sont faits pour s’entendre !

Plus audacieux, l’accord avec un pain viennois peut paraître insolite, mais il suffit de le tester pour se laisser convaincre. Tendre, fondant et lacté, couvert d’une croûte très fine, ce pain aux saveurs douces forme en effet avec le cantal un accord de contraste, qui se termine en beauté sur une note de beurre commune aux deux produits.

Et en guise de boisson ?

Les amateurs d’accords entre fromage et champagne trouvent ici un mariage idéal : la dégustation du cantal est parfaite avec un champagne brut, par exemple un Drappier brut nature pinot noir, zéro dosage, élaboré exclusivement avec du pinot noir. Celui-ci enrobe le côté granuleux du cantal et lui apporte de l’onctuosité. Ses atouts – fraîcheur, acidité, fruité persistant, notes légèrement carnées – se lient avec la pâte et prolongent son moelleux.

En guise d’accord insolite, pourquoi ne pas se tourner vers une bière blonde du Cantal, telle une Fleurac blonde ? Fraîche et désaltérante, avec des notes de sureau et de fleur d’acacia, elle s’accorde idéalement avec la texture du cantal qu’elle adoucit et « taquine » avec sa mousse : un bel équilibre de saveurs à tester absolument pour sortir des sentiers battus.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Accords vin et pain autour du reblochon
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Conseils de dégustation autour du reblochon

Conseils de dégustation autour du reblochon

Quels pain et quelles boissons pour le reblochon ?

Bénéficiant d’une AOC depuis 1958 et d’une AOP depuis 1996, ce fromage à pâte pressée non cuite, de fabrication fermière ou laitière, joue les accords classiques et insolites.

Un fromage issu d’une ruse fiscale !

Fromage ancien et emblématique des Alpes, le reblochon serait né au XIIIe siècle dans le pays de Thônes, en Haute-Savoie. Son nom vient du savoyard « blocher », qui signifie « pincer le pis de la vache », autrement dit la traire. Autrefois, en effet, les fermiers devaient donner aux seigneurs et moines une redevance, calculée d’après la quantité de lait produite sur une journée. Le jour où les propriétaires ou leurs contrôleurs venaient à l’alpage pour mesurer la traite et récupérer leur dû, les fermiers pratiquaient une traite incomplète. Ainsi, la proportion à donner était moindre ! Après le départ du visiteur, ils « re-blochaient » et, avec le lait issu de cette seconde traite, plus gras et crémeux que le premier, ils élaboraient le reblochon.

Celui-ci est aujourd’hui indissociable de la tartiflette, mais, pour une dégustation plus traditionnelle, c’est en été qu’il révèle le meilleur de son potentiel. Sous sa croûte rose orangée, couverte d’une fine mousse blanche, il offre une pâte moelleuse et soyeuse en bouche, au savoureux goût de lait frais, de crème et de noisette.

Quel pain pour le reblochon ?

Le pain au levain s’accorde idéalement avec le reblochon. Son parfum de froment et sa touche d’acidité prolongent le plaisir du fromage en rehaussant ses discrets arômes de fruit sec : un véritable accord en ton-sur-ton qui ajoute de l’intensité à la dégustation.

Pour un mariage plus audacieux, le croquant de la croûte et le croustillant des graines grillées d’une baguette au sésame contrastent avec la texture crémeuse du reblochon, tout en jouant sur des saveurs complémentaires.

À éviter : les pains gourmands aux fruits secs ou séchés, dont les saveurs marquées écrasent les notes subtiles du fromage, ainsi que le pain de seigle, aux arômes trop prononcés.

Et en guise de boisson ?

Pour les amateurs d’accords entre vin et fromage, le reblochon se plaît beaucoup avec les rouges fruités, par exemple un Bouzy rouge (Côteaux champenois) ou un Chautagne rouge (vin de Savoie). Grâce à la qualité de leurs cépages – Pinot noir pour l’un, Gamay pour l’autre –, ceux-ci s’harmonisent avec le fromage par leur rondeur, leur tannins souples et leur fruité très expressif.

Autre accord idéal : celui qui unit le reblochon avec une bière bitter, telle la Sorachi Ace Bitter de la brasserie du Mont Salève, en Haute-Savoie. Légère en alcool, fortement houblonnée, avec des flaveurs fruitées et une amertume intense, elle tranche avec la texture fondante du reblochon pour un accord de terroir et de contraste saisissant.

Enfin, pour une dégustation plus insolite, pourquoi ne pas essayer une Lager brune, par exemple une Pelforth brune ? Élaborée dans le Nord de la France, cette bière douce, à la texture onctueuse et aux notes grillées, s’oppose agréablement à la texture fondante du reblochon. L’ensemble forme une dégustation harmonieuse mais pleine de caractère.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.