Alimentation et Santé

Alimentation et Santé

Alimentation et santé
-

Le fromage est bon pour le cœur

La consommation régulière de fromage semble diminuer le risque de maladies cardiovasculaires.

Neufchâtel
Neufchâtel

Neufchâtel

La consommation régulière de fromage semble diminuer le risque de maladies cardiovasculaires. C’est ce que démontre une nouvelle étude scientifique. Cette étude explique pourquoi les Français qui mangent gras – notamment des acides gras saturés – ont un taux de mortalité cardiovasculaire faible : 50 pour 100.000 en France, contre 129 pour 100.000 aux Etats-Unis en 2009 !

Dans les années 1990, une explication a été avancée : le vin rouge – en particulier un de ses composants, le resvératrol – jouerait un rôle protecteur. Pourtant, en France, la consommation de vin a baissé et la mortalité associée aux maladies du cœur et des artères aurait dû augmenter. Ce n’est pas le cas. A l’inverse, les pays d’Europe de l’Est qui ont adopté le vin n’ont pas vu diminuer leur taux de mortalité ! La relative protection dont bénéficient les Français repose donc sur d’autres facteurs.

Dans un article à paraître dans une revue scientifique*, deux chercheurs de Cambridge ont listé les bénéfices du fromage sur la plupart des indicateurs de la santé cardiovasculaire. Le fromage a des effets neutres ou bénéfiques sur le taux de cholestérol total, de LDL (« le mauvais cholestérol ») et de triglycérides. Il a aussi des effets positifs sur la circulation sanguine et permet un meilleur contrôle de la pression artérielle.

Les chercheurs rappellent que le fromage est un composant essentiel et indispensable de l’alimentation française. Sa consommation, qui « unifie » la France du Nord au Sud, pourrait être un facteur important de protection cardiovasculaire. Un constat que l’on esquisse aussi dans d’autres pays fort consommateurs, comme la Grèce ou la Suisse.

*Petyaev IM, Bashmakov YK. Med Hypoteses, sous presse.

A lire aussi :
Les produits laitiers contre l’infarctus

Plus d'articles

Mots clés

Tout pour un petit déjeuner équilibré et savoureux
article précédent
Le petit-déjeuner, un moment clé pour l’équilibre de la journée

Le petit-déjeuner, un moment clé pour l’équilibre de la journée

Il est souvent expédié, alors qu’il présente de nombreux avantages.

Souvent expédié, le petit-déjeuner est un moment clé pour bien commencer sa journée. Recommandations à avoir en tête… et astuces pour ne pas zapper le premier plaisir de la journée.

Quel dommage de s’en priver !

Après le jeûne de la nuit, si le petit-déjeuner permet de bien commencer la journée en apportant les nutriments essentiels ainsi que l’énergie nécessaires, il présente également de nombreux autres intérêts :

  • assurer un meilleur équilibre alimentaire en général : il permet de mieux contrôler l’appétit tout au long de la journée, en limitant le grignotage. Ainsi, les jeunes qui prennent le temps de petit déjeuner ont tendance à avoir un meilleur équilibre alimentaire que ceux qui n’en prennent pas.
  • être plus performant, surtout en fin de matinée : plus concentré, plus vigilant, plus apte à la mémorisation. C’est utile aussi bien à l’école qu’au travail !
  • abaisser le risque de surpoids : plusieurs études ont montré que, bien que le petit déjeuner augmente l’apport énergétique journalier, il abaisserait le risque de surpoids, sans doute parce que la prise d’un petit déjeuner est associée à un mode de vie plus sain*.

Une bonne habitude à prendre dès le plus jeune âge

Un petit déjeuner équilibréD’après le Conseil européen d’information sur l’alimentation, 10 à 30 % des jeunes européens – et plus particulièrement les enfants et les filles – ne prennent pas de petit déjeuner. Pourtant le petit-déjeuner permet de répondre efficacement à un supplément de dépense énergétique de fin de matinée, comme le sport, fréquemment pratiqué dans ces créneaux horaires.
Si les parents ne prennent pas de petit-déjeuner, les enfants sont incités à faire de même… alors autant leur donner dès le plus jeune âge cette bonne habitude ! De la sorte, ils la garderont… tout au long de leur vie.

Le petit déjeuner « idéal »

Puisque vous voilà convaincus de l’utilité du petit déjeuner (qui doit couvrir 20 à 25% de l’apport calorique de la journée, soit 400 à 500 kcal pour un adulte), il reste à savoir quelle est sa composition idéale :

  • Un produit laitier, source de calcium. Un bol de lait, un yaourt, du fromage blanc voire même du fromage. En commençant dès le matin, on couvre plus facilement ses besoins en calcium de la journée. L’avantage du lait ? Composé à 89% d’eau, il réhydrate de façon efficace.
  • Un produit céréalier : du pain (1/4 de baguette) tartiné de beurre, de confiture ou de miel, des flocons d’avoine… Parfait pour combiner différents types de glucides : les simples (pour être efficace dès le lever), et les complexes (pour toute la journée) pour nourrir ses muscles et son cerveau.
  • Un fruit : de préférence entier pour l’apport en vitamines et fibres, ou sous forme de jus de fruit frais ou pur jus sans sucre ajouté, voire en compote ou en salade de fruits. On le préfère entier, car mastiquer accroît la sensation de satiété.

De la variété, pour ne pas se lasser

Sur ce principe, on peut varier à loisir pour trouver la formule à son goût, en utilisant de temps à autres des céréales (en les choisissant ni trop grasses ni trop sucrées), en variant le pain (brioche, pain de mie, pain complet, pumpernickel, pain de seigle), le goût des confitures et des miels, en composant des tartines appétissantes mélangeant fruits et fromages pour un « tout en un » savoureux. Pourquoi ne pas associer fruit et lait ou fruit et yaourt pour des smoothies vitaminés et crémeux ? Si vous avez tendance à sauter le petit déjeuner, quelques astuces qui ont fait leurs preuves :

  • Vous lever ¼ d’h plus tôt pour avoir le temps de vous mettre à table
  • Préparer la table du petit-déjeuner la veille
  • Faire griller du pain, dont l’odeur vous ouvrira l’apétit
  • Veiller à ne pas manger trop lourd au dîner de la veille
  • Ne pas hésiter à le scinder si nécessaire, en en glissant une partie dans votre sac. Un fruit (pomme, banane, clémentine…) ou un yaourt (notamment les yaourts à boire) sont faciles à savourer dans le bus ou sur le chemin du travail !

* J Am Diet Assoc 2007 ; 107(4) : 565-8

Crédit photo : P.ARGENCE / CNIEL

Petit déjeuner en famille
article suivant
Manger léger après les fêtes

Manger léger après les fêtes

Comment effacer les excès en douceur.

Après ces repas festifs et conviviaux, notre balance nous rappelle (souvent) à l’ordre. Pas d’inquiétude, un retour à  la normale et à l’équilibre en douceur sont au programme de janvier !

Des excès ponctuels

Foie gras, saumon fumé, volailles plus grasses, agrémentés d’accompagnements plus riches et de nombreux desserts, les excès ont certainement été nombreux et surtout répétés en peu de temps. Pas de quoi s’alarmer si l’on revient tranquillement à la modération, avec des aliments simples, cuisinés de façon goûteuse mais économe en calories. Pas de mise au régime (pour éviter les frustrations), mais plutôt un sain retour à l’équilibre. L’augmentation du poids durant ces périodes festives se régularisera rapidement avec une réadaptation alimentaire, et les kilos s’élimineront sans problème.

garderlaligne.jpgFamilles d’aliments

Les fruits et les légumes ont été sous-consommés mais apportent entre autres fibres, vitamines et minéraux au cœur de l’hiver. Les laitages sont eux source de calcium, essentiel à l’équilibre.
Une bonne soupe de légumes maison (poireau, carotte, courgette ou potiron) relevée d’une noisette de beurre ou d’une cuillère de crème associe équilibre et plaisir. Elle permet de saturer l’appétit tout en limitant les calories. On peut lui associer un morceau de fromage.
Une salade composée, suivie d’un laitage et d’un fruit, voilà un dîner idéal pour une reprise en main !
Les yaourts et fromages frais, plutôt allégés, apporteront le calcium indispensable tout en limitant l’énergie, et ce pendant les quelques jours de reprise en main, en veillant à consommer de 3 à 4 produits laitiers par jour nécessaires pour couvrir son besoin.
Ne pas supprimer les féculents qui apportent de l’énergie : cuisinés simplement ils doivent être présents dans la ration quotidienne.

Cuisson et assaisonnement

Les cuissons sont importantes pour préserver saveur et qualité nutritionnelle : non aux fritures et aux préparations ayant recours à beaucoup de matières grasses. Vive les cuissons à la vapeur et à l’étouffée juste additionnées d’un peu de beurre ou de crème ! Pour remplacer ponctuellement vinaigrettes et sauces riches, le yaourt auquel on rajoute fines herbes, moutarde, épices et jus de citron ou de clémentines est une bonne habitude à adopter pour limiter les calories… mais pas le plaisir.

En pratique

  • 3 repas restent nécessaires : petit-déjeuner léger (éviter les céréales, pâte à tartiner, viennoiseries…), repas de midi et dîner du soir maintenus
  • En cas de petit creux, un yaourt associé ou non à un fruit en collation
  • Diminuer le volume des repas, afin de revenir à des quantités habituelles
  • Eviter les boissons alcoolisées, pour permettre ainsi une diminution calorique intéressante. L’eau remplira très bien sont rôle d’hydratation

Et un peu d’exercice…

Et pour compléter ces efforts, c’est la période parfaite des bonnes résolutions avec la reprise d’une activité physique. Marcher, courir, nager, c’est le moment de se bouger, et pour toute l’année !

Crédits photo : T.Lacoste/Qualipige/CNIEL