A la une

derniers articles
  • 02-12
    4 repas de Noël autour du monde

    Envie de changer des traditions françaises ? Inspirez-vous avec des menus festifs venus du monde entier.

  • 30-11
    Les livres à (s’)offrir à Noël

    Comme chaque année, retrouvez notre sélection de livres à déposer au pied du sapin de Noël.

  • 28-11
    Et si on faisait des spätzle ?

    Les pâtes fraîches aux œufs faciles et bon marché.

  • 25-11
    Question pas bête : d’où vient le mot fromage ?

    Une étymologie rappelant la fabrication du fromage.

Voir toutes les actualités
Alimentation et santé, Jeunesse
-

Le goût, ça s’apprend !

Ou comment le goût vient aux enfants.

bando-goutenfant

Petite fille et pommesParce que les parents s’inquiètent parfois des dégoûts et des appétences de leurs têtes blondes, petite explication sur la formation du goût chez les enfants… et conseils et astuces pour les aider à grandir dans leur éducation gustative et culinaire !

Le goût convie tous les sens

Tous nos sens participent à la perception du goût : le nez, la bouche, l’œil, le toucher, sans oublier l’oreille. C’est une véritable fête, ce qui explique que la variété des présentations joue énormément dans l’acceptation d’un aliment. Comment, par exemple déguster un fromage et le différencier des autres ? En stimulant tous nos sens pour apprendre à l’apprécier. Mais c’est aussi un apprentissage à mener avec les enfants.

Chez les tout-petits

Des nouveau-nés de quelques heures répondent de manière stéréotypée au dépôt sur la langue de quelques gouttes de liquide sucré, salé, acide ou amer…
Au moment de la diversification alimentaire chez un nourrisson, vers 5-6 mois, débute progressivement la découverte des saveurs des aliments. Biologiquement omnivores, nous sommes capables de consommer tous les aliments à notre disposition ; l’apprentissage alimentaire permet au nourrisson d’adopter peu à peu d’autres aliments que le lait (maternel ou infantile) et l’aide à faire ses choix.
Au fil des mois, il s’initie à d’autres saveurs, et est souvent attiré par des aliments à goût prononcé comme certains fromages affinés au goût bien marqué, reconnus comme des aliments plutôt « adulte ». Autant en profiter pour lui faire découvrir le maximum de saveurs : variez les textures (pâte molle ou dure, fromage bleu ou très crémeux…) !
Plus on introduit de légumes variés pendant les 2 mois de la diversification, plus l’acceptation de nouveaux aliments sera facilitée. Au fil des mois, la personnalité sensorielle se forme, influencée par les expériences : l’acquis prend le pas sur l’inné, les préférences se déterminent… et bébé façonne ses goûts !

Enfant jouant à la marelleDe 3 à 7 ans : la peur de la nouveauté

Puis vient une étape normale dans la construction de l’identité gustative d’un individu, qui se produit généralement entre 3 et 7 ans, mais peut être plus ou moins longue selon les enfants : c’est la néophobie alimentaire. Elle est la méfiance ressentie face à un aliment inconnu… qui se retrouve systématiquement mis de côté dans l’assiette ! Les enfants commencent à sélectionner les aliments qui leur procurent du plaisir au détriment de ceux qu’ils ne trouvent pas satisfaisants : vive les pâtes, le riz et autres aliments mous sans saveur très marquée. En règle générale, les légumes sont les premiers laissés de côté. Faut-il pour autant cesser de leur faire manger ces aliments source de crainte et de dégoût?

Pour les éduquer au plaisir du goût

Quelques pistes pour lutter contre la néophobie alimentaire :

  • Varier les aliments d’un jour à l’autre mais aussi au sein d’un même repas : non aux repas monotones ! Jouer sur les épices, les assaisonnements et les présentations ludiques pour les étonner. La palette des produits laitiers est si grande, que tous les jours les enfants peuvent découvrir leurs goûts sans se lasser du même aliment ! Variez en leur présentant yaourts, desserts lactés, fromages de tous types (frais, à pâte molle ou dure…).
  • Penser à la béchamel et à ajuster l’assaisonnement. Si nécessaire, ajouter un peu de beurre sur les légumes, de fromage râpé sur les gratins, de sel ou de sucre (en très petite quantité, juste pour relever les saveurs) augmente l’acceptabilité et la quantité consommée : pensez toujours à goûter vos plats avant de les servir.
  • Ne proposer qu’une petite quantité de l’aliment en question de façon à éviter le rejet systématique : idéalement, l’associer à un aliment bien aimé pour en faciliter la dégustation.
  • Persister et présenter le même aliment cuisiné sous une même forme, jusqu’à ce qu’il soit accepté. Les études ont montré qu’il fallait jusqu’à 8 présentations !
  • Faire participer l’enfant à la préparation du plat : faire le marché, aller chez le fromager, le marchand de légumes, sélectionner les produits et les recettes… Le fait de le toucher, de participer à sa transformation peut aider à la découverte gustative.

Le goût pour les aliments sucrés est en général plus présent chez les enfants que chez les adultes, puis il réapparaît chez les sujets âgés. Au fil des années, certaines saveurs vont être ainsi « apprivoisées » : on finit même chez l’adulte par aimer l’amer (la café, la bière, le chocolat noir…). Le goût s’éduque durant l’enfance, puis s’affine et se cultive tout au long de la vie. La formation des goûts dépend de l’individu,  mais surtout de son expérience, de son vécu dans un contexte familial, social et culturel. Grandir, c’est apprendre !

> Voir les besoins nutritionnels des enfants

Crédit photo : Fancy

Plus d'articles

Mots clés