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La filière laitière

Economie et société
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Petite histoire du lait en Chine

Mais oui, on consomme aussi beaucoup de lait en Chine !

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Rayonnage de lait frais en Chine dans un supermarchéSaviez-vous que la Chine était le 4e producteur de lait mondial ? En effet, les choix alimentaires se sont considérablement diversifiés en Chine depuis une trentaine d’années. De tous les aliments, c’est la consommation de lait qui a le plus progressé. Retour sur une vieille histoire.

Le lait, une tradition ancienne en Chine

Dans le Nord du pays, des spécialités à base de lait figurent depuis longtemps dans la liste des en-cas consommés entre les repas. Ainsi à Pékin, un yaourt un peu édulcoré associé à du miel fait partie des snacks populaires très appréciés.

Un traité chinois du VIe siècle avait déjà décrit les méthodes d’élevage et de traite des vaches, et la fabrication des produits laitiers ! Le lait et ses dérivés ont donc existé en Chine, mais ils avaient presque disparu depuis le XIVe siècle.  Sauf à la cour impériale, où lait, beurre et lait fermenté étaient devenus des produits rares et précieux, ingrédients de pâtisseries sucrées et salées, réservés à la gastronomie des élites…

Le lait était également apprécié pour ses vertus médicinales.

Un grand producteur de lait

Les premiers pas, très hésitants, d’une industrie laitière moderne ont commencé vers 1910-1920. Mais il a fallu attendre la diversification alimentaire de la fin des années 1970 pour que la production de lait augmente notablement. Elle est passée à près de 40 millions de tonnes en 2009 : la Chine se situe aujourd’hui au 4e rang des pays producteurs de lait. La consommation de lait est maintenant encouragée par les pouvoirs publics, pour des raisons nutritionnelles et sanitaires.

Crédits photos : P.Bourgault

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Qui consomme le plus de lait en Europe ?

Qui consomme le plus de lait en Europe ?

Du Nord au Sud de l’Europe, on aime le lait… mais pas pour les mêmes usages !

Du Nord au Sud de l’Europe, on boit et on cuisine beaucoup de lait de vache, avec de grandes disparités de consommation. Mais c’est toute une géographie de consommation laitière qui se dessine quand on y regarde de plus près !

Les cinq premiers pays consommateurs de lait en Europe

Selon un calcul établi suivant les achats des ménages en 2009, c’est en Finlande que l’on consomme de loin le plus de lait !
Les pays scandinaves et du Nord de l’Europe sont des consommateurs importants : Angleterre, Danemark et Norvège figurent dans le top 10.
Les rares à consommer moins de 10 litres par an sont l’Ukraine, la Turquie et la Bulgarie.

Les cinq pays les plus consommateurs

Finlande 112,5
Irlande 89,4
Croatie 85,1
Suède 81,4
Espagne 79,4

(en litre de lait par habitant)

Carafe et verre de laitUn clivage Nord/Sud

Au Nord de l’Europe, le lait frais règne en maître, et dès qu’il fait plus chaud, c’est le lait UHT (dont la conservation est de 3 mois) qui s’impose au Sud de l’Europe.

En fait, la différence de consommation Nord/Sud vient de l’usage du lait comme boisson ou comme ingrédient culinaire !
Au Nord, le lait est considéré comme boisson, et consommée au petit-déjeuner et au goûter aussi bien par les enfants que par les adultes. Tandis que dans les pays du Sud, le lait se consomme comme adjuvant (un peu de lait dans le café du matin) et dans certaines recettes bien précises, essentiellement sucrées.

* Source : Packaged Food: Euromonitor from trade sources/national statistics ©2010 Euromonitor International

Crédits photo : A.MURIOT / CNIEL

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Formation : pensez aux ENIL !

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Zoom sur les Ecoles Nationales d’Industrie Laitières qui forment dans le domaine de la transformation du lait

Vous aimeriez travailler dans l’agroalimentaire ou perfectionner vos connaissances dans la fabrication de produits laitiers ? Pensez aux ENIL !

Elèves d'une ENILFormer les professionnels de la transformation laitière

Les Ecoles Nationales d’Industrie Laitière (ENIL) ont été créées dès la fin du XIXe siècle pour former les fromagers des grands bassins laitiers français. Historiquement, les premières sont nées en Franche-Comté, terre d’origine de la fameuse vache Montbéliarde. Au fil du temps, elles se sont diversifiées. Aujourd’hui, les six ENIL françaises (Aurillac, Mamirolle, Poligny, La-Roche-sur-Foron, Saint-Lô et Surgères) s’adressent ainsi aux scientifiques en herbe désireux de travailler dans la transformation laitière, et plus généralement l’agroalimentaire, à travers un panel de formations de tous niveaux : CAP, Bac pro, BTS… et même licences et masters professionnels en partenariat avec les universités locales et le CNAM.
Elles proposent également stages et formations en entreprise aux professionnels souhaitant se perfectionner.

Savoirs et savoir-faire

Concrètement, l’enseignement mêle théorie et pratique, avec un apprentissage allant des ingrédients bruts aux produits finis, en passant par les techniques de production ou de management, le génie industriel, la microbiologie ou la nutrition. La cerise sur le gâteau ? Les élèves fabriquent eux-mêmes yaourts, fromages, beurres et autres produits laitiers dans les ateliers des écoles. Ceux-ci sont commercialisés dans le circuit local et parfois même aux halles de Rungis.

Des métiers multiples

A la clé ? Des métiers passionnants pour mettre au point les produits de demain, améliorer les technologies de transformation laitière ou encore respecter les impératifs de développement durable. Que ce soit dans les grandes industries laitières, les PME ou les organismes publics, l’insertion professionnelle variée permet à tous les profils de s’y retrouver.

> Consulter le site de l’ANFOPEIL

Crédit photo :ENIL