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La filière laitière

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Elevage et territoire
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Pour voir l’agriculture autrement, tous à la nuit verte !

Connaissez-vous bien l’agriculture et toutes ses facettes ? Organisée par la FNSEA Ile-de-France, la première nuit verte…

Pour voir l’agriculture autrement, tous à la nuit verte !

Connaissez-vous bien l’agriculture et toutes ses facettes ? Organisée par la FNSEA Ile-de-France, la première nuit verte se propose de présenter le quotidien et les enjeux de l’agriculture sous forme ludique et festive. Rendez-vous ce vendredi au Trocadéro pour en savoir plus.

L’eau sous toutes ses formes
Pour sa première édition, c’est le thème de l’eau qui servira de fil rouge à la manifestation. Défi majeur pour l’Homme, enjeu alimentaire, environnemental, économique et social, l’Eau est aujourd’hui au cœur des préoccupations des agriculteurs et des consommateurs. Spectacles, animations, rencontres avec des éleveurs et des agriculteurs : ce parcours nocturne, étonnant et savoureux, amène la campagne à la ville, pour mieux favoriser les échanges et la discussion.

Au programme
Des spectacles, des animations et buffets animeront la nuit pour éveiller les sens et les esprits des visiteurs :

  • 12 escales pédagogiques aux couleurs des départements du Nord Ile de France avec 12 oasis thématiques sur l’eau et l’agriculture,
  •  le grand quiz de la Nuit,
  •  le plateau des jeunes talents,
  •  un défilé de mode,
  •  l’Agri-dating,
  •  une ferme pédagogique,
  •  une féérie aquatique…

Les éleveurs laitiers à votre écoute
Le Cniel vous accueille à l’entrée de l’oasis, de 18 H à 2 H du matin, autour d’un cocktail laitier pour discuter avec vous de l’élevage et des pratiques des éleveurs. Une occasion de rencontrer ces hommes qui produisent quotidiennement le lait. D’où vient-il  ? Que mange et que boit une vache ? Est-il vrai que les éleveurs sont les gestionnaires des paysages de nos campagnes ?

Pour répondre à ces questions, direction le Trocadéro !

En pratique
La nuit verte

Vendredi 13 avril de 19h00 à 2h00 du matin
Trocadéro : métro lignes 9 et 6, RER C ou bus n°22, 30, 42, 63, 72, 82
Entrée libre et animations gratuites

Mots clés

Chargé de mission développement local
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Chargé de mission développement local, un métier tous-terrains

Chargé de mission développement local, un métier tous-terrains

Et si vous travailliez dans un parc naturel régional ?

Pour contribuer au développement durable de son territoire, cet intervenant polyvalent est capable d’intervenir à toutes les étapes d’un projet, de la définition du cahier des charges à la recherche de financements. L’avantage ? L’ampleur quasi illimitée de son champ d’action !

Un acteur-clé des Parcs Naturels Régionaux  

Première chose à savoir : le chargé de mission développement local travaille dans l’un des 47 Parcs Naturels Régionaux français. Ces syndicats mixtes ont pour but de favoriser le développement durable du territoire dans les domaines de l’environnement, de l’artisanat et bien sûr de l’agriculture. Ils sont animés par plusieurs acteurs : élus des communes, organismes agricoles, éleveurs, syndicats, associations, particuliers, prestataires… Philippe, chargé de mission dans le Nord de la France depuis 1990 témoigne : « L’enjeu le plus important est de maintenir la valorisation économique de la production locale. C’est très bien de produire du lait, encore faut-il que cela aide au développement de la région ! A partir de là, il n’y a pas de petit projet : c’est aussi important de maintenir l’emploi dans une laiterie que d’accompagner une démarche collective de production d’un fromage AOP. »

Le terrain avant tout !

Dans ce cadre, le chargé de mission conçoit ou assure le suivi d’actions favorisant le développement économique de son secteur : marché fermier, foire annuelle, réseau de points de vente de produits de terroir, marque commerciale régionale… Concrètement, il peut, de sa propre initiative, présenter des idées aux acteurs du territoire. Le cas échéant, à lui de mettre en œuvre et de piloter le projet ! Il établit un cahier des charges, anime des réunions de travail, dépose des demandes de financements… Surtout, il veille à ce que les acteurs concernés s’approprient la démarche. « Il arrive que les acteurs locaux ne soient pas convaincus de l’opportunité du projet, que les gens n’arrivent pas à travailler ensemble ou bien que les financements nous fassent défaut, prévient Philippe. C’est assez frustrant, mais heureusement cela n’arrive pas souvent ! » D’autres fois, les initiatives viennent du territoire et c’est son conseil et son assistance qui sont sollicités, par exemple pour chercher des financements ou monter des dossiers de demandes de subventions.

Les compétences requises

  • Une parfaite connaissance du territoire, aussi bien sur le plan économique que culturel et environnemental.
  • Une grande aisance relationnelle : le chargé de mission est avant tout une personne de contacts, tant avec son équipe qu’avec les nombreux interlocuteurs liés au Parc et aux projets. Il doit non seulement savoir animer et manager des réunions, mais aussi faire en sorte de fédérer des équipes autour de projets communs.
  • Une disponibilité à toute épreuve : « Il n’est pas rare de devoir animer des réunions le soir car c’est le seul moment où tout le monde peut se libérer. Le week-end, il y a parfois un événement local où notre présence est la bienvenue. Il faut avoir un petit côté militant ! »

> Pour tout savoir sur les formations requises (Bac + 5), retrouvez la fiche métier sur le site « Métiers du lait ».

> Découvrez d’autres métiers du lait.

Crédit photo : L.GUENEAU / CNIEL

La ferme des peupliers
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Profession éleveur : en Normandie, une ferme pas comme les autres

Profession éleveur : en Normandie, une ferme pas comme les autres

Visite d’une exploitation qui pratique les circuits courts.

Christelle Lefevre est directrice générale déléguée de la Ferme des Peupliers à Flipou, au cœur de la Normandie. Cette entreprise au succès grandissant produit des yaourts et desserts lactés d’une grande qualité, régulièrement récompensés au Salon de l’Agriculture. Son secret ? Des circuits courts à la fois pour l’alimentation des vaches et la fabrication des produits.

Comment la Ferme des peupliers est-elle devenue cette entreprise plébiscitée par les gourmets et les médias ?
Christelle Lefevre : Au début des années 1960, le fondateur de la ferme c’est mis à fabriquer des yaourts dans son arrière-cuisine. Les clients ont tout de suite adoré ses produits et l’activité s’est progressivement développée grâce au bouche-à-oreille. En 2007, en l’absence de  repreneur au sein de la famille, François Chedru, vétérinaire de formation, a pris les rênes de la société. Il m’a proposé la direction de la partie transformation. Mon collègue Sébastien Lécluse s’occupe, quant à lui, de l’exploitation agricole et des 140 vaches, essentiellement des Holstein, mais aussi des Normandes et des Montbéliardes. En définitive, si l’entreprise est artisanale, elle emploie tout de même vingt-deux personnes car la fabrication des produits se fait sur place : la Ferme des peupliers réunit sur le même site la production du lait et sa transformation. À peine 100 mètres séparent les deux ateliers.

Concrètement, comment sont fabriqués vos yaourts et desserts lactés ?
C.L. : Après la traite qui a lieu matin et soir, tous les jours, le lait est directement acheminé vers l’atelier de transformation. Il est utilisé tel qu’il sort du pis de la vache, sans standardisation en matière grasse ni homogénéisation, ce qui permet d’obtenir le goût et la texture typiques des yaourts à l’ancienne, avec une fine couche de crème qui remonte en surface. Le lait est pasteurisé, mais, là encore, on veille à préserver toutes ses qualités gustatives en procédant à une pasteurisation lente par un système de bain-marie. Il est ensuite refroidi progressivement puis ensemencé et mis dans des pots en verre. Ceux-ci sont étiquetés et placés en étuve, c’est-à-dire dans une chambre chauffée entre 43 et 45 °C, pendant 2 h 30 : c’est là que le lait se transforme en yaourt. Les pots sont alors transférés dans une chambre froide où ils sont refroidis à 4 °C, puis livrés aux revendeurs : crémiers-fromagers, épiceries fines, magasins de proximité, hôtels… On est véritablement dans un circuit court « de la fourche à la fourchette » ou plutôt, dans notre cas, « de la fourche à la cuillère » !

C’est ce fonctionnement en circuit court qui permet d’obtenir des produits haut-de-gamme ?  
C.L. : Oui, mais pas uniquement : tout commence par l’ration alimentaire. Pour fabriquer de bons yaourts, il faut du bon lait, et pour obtenir du bon lait, il faut une bonne alimentation ! Cette dernière a une influence directe sur le goût du lait : donnez par exemple du chou aux vaches laitières et vous verrez qu’en quelques heures, leur lait prendra une saveur désagréable. Il est également indispensable que l’alimentation soit d’une qualité irréprochable en termes de nutriments. C’est pour cette raison que nous produisons l’essentiel de la nourriture au sein de l’exploitation, dans une démarche d’agriculture raisonnée. En Normandie, nous avons la chance de de réaliser une alimentation pour le bétail principalement à base de foin, c’est-à-dire différentes variétés d’herbes séchées au soleil et pressées. La luzerne, très riche en protéines, permet par exemple de réduire la supplémentation en colza et de supprimer le soja.

Être éleveur, cela suppose donc d’être aussi producteur de cultures ?
C.L. : Bien sûr, même si l’objectif final reste la production de lait. Sébastien Lécluse gère 250 hectares de terres. Sur 100 hectares de prairies, 70 sont pâturés par les vaches laitières et les génisses de mars à novembre, tandis que les 30 autres hectares servent à la récolte de fourrages. De ce fait, les bêtes mangent de l’herbe fraîche et/ou du foin de l’exploitation toute l’année. Or, ici, on privilégie la qualité par rapport à la quantité : les herbes sont récoltées courtes car, à ce stade, elles ont une valeur nutritive plus élevée. On doit donc compléter la ration par du maïs d’ensilage, produit ici-même sur 60 hectares. Les autres cultures (colza, lin, betterave…) sont produites selon un système de rotations et vendues à des entreprises pour être transformées, notamment en aliments pour le bétail. Bref, nous optimisons au maximum nos terres car nous sommes soumis, comme tous les agriculteurs, aux aléas de la nature et de la météo : en prévision de la sécheresse, par exemple, on met en place une gestion particulière des pâturages de façon à récolter et stocker tous les excédents.

Finalement, l’alimentation des vaches est très contrôlée !
C.L. : Absolument. Les rations sont déterminées de façon précise et individualisée grâce à un bracelet électronique qui identifie chaque animal. Ce bracelet ne doit pas être confondu avec les boucles d’oreilles réglementaires qui assurent la traçabilité de l’animal. Nous avons également investi dans une énorme mélangeuse qui distribue des rations complètes et équilibrées quelle que soit la saison. De cette manière, on assure une qualité gustative constante tout le long de l’année. Par exemple, on vient de mettre les vaches à l’herbe, ce qui va induire une légère augmentation de la matière grasse – le lait d’été est naturellement plus gras que le lait d’hiver. Or, c’est précisément la matière grasse qui donne du goût et de l’onctuosité aux yaourts. Bref, comme souvent dans l’élevage, La ferme des peupliers mélange savamment tradition et modernité !

> La ferme des peupliers.

> Nos autres portraits d’éleveurs.