Alimentation et Santé

Alimentation et Santé

derniers articles
  • 09-12
    DIY : 4 idées de décorations de Noël en emballages laitiers recyclés

    Des moments ludiques et écologiques à partager avec les enfants.

  • 07-12
    Et si on faisait un apéritif dînatoire pour le réveillon de Noël ?

    Nos meilleures idées pour un buffet chic et festif.

  • 05-12
    Les plats emblématiques des chefs français (2) : des années 1960 aux années 1980, la Nouvelle Cuisine

    La vocation laitière de la France se prolonge naturellement dans la cuisine de ses chefs. Pour ce florilège de plats « signature » faisant la part belle aux produits laitiers, nous nous sommes intéressés aux grands cuisiniers français depuis le début du XXe siècle. Attention, ça donne faim !

  • 02-12
    4 repas de Noël autour du monde

    Envie de changer des traditions françaises ? Inspirez-vous avec des menus festifs venus du monde entier.

Voir toutes les actualités
Alimentation et santé
-

Pour vous hydrater, pensez produits laitiers !

Riches en eau, riches en calcium et vitamines !

bando-hydratationproduitslaitiers

hydratationproduitslaitiersÀ l’âge adulte, notre corps se compose à 65%… d’eau ! Sachant qu’un adulte dépense au moins 2 litres d’eau par jour, il faut reconstituer au quotidien ces pertes pour veiller au bon fonctionnement de l’organisme. S’il est recommandé de boire environ 1,5 l d’eau par jour, le reste des besoins hydriques doit être couvert par l’alimentation. Aux côtés des fruits et légumes, les produits laitiers en sont une très bonne source à laquelle on ne pense pas toujours sous cet angle.

Le lait, idéal pour s’hydrater… et se ressourcer

Le lait contient ainsi 87% d’eau : par exemple, un bol de 25 cl de lait demi-écrémé apporte environ 22,5 cl d’eau . Bien évidemment, il contient bien plus que de l’eau : des protéines, du calcium et des vitamines et autres minéraux. Il est donc particulièrement intéressant pour se réhydrater le matin, après la longue pause de la nuit où l’on n’a pas bu, et pour commencer sa journée avec un apport conséquent en calcium. Un autre moment important de réhydratation se présente dans le cadre d’activités  sportives : En effet, la pratique sportive contribue à la perte d’eau, et lors de la phase de récupération, il est primordial de bien récupérer, pour éviter les atteintes musculaires. Ainsi, l’eau du lait réhydrate, ses protéines (environ 3,2%) participent à la reconstruction musculaire, et ses glucides (5%) favorisent la synthèse du glycogène. Une boisson idéale après le sport !

Yaourt et fromage blanc, des desserts… hydratants

Un pot de 125 g de yaourt nature contient 100 g d’eau , soit un petit verre, et un pot de fromage blanc au lait entier un peu moins, soit 80 g. Des apports non négligeables qui cumulés à la fin de la journée permettent d’avoir rétabli sa balance hydrique.

Les fromages, plus qu’on ne croit

Quant aux fromages, leur teneur dépend de leur mode de fabrication. Plus ils sont égouttés, pressés, plus ils sont secs avec une teneur en eau de plus en plus faible. Un camembert par exemple contient environ 54 % d’eau alors qu’un emmental en contient seulement 38 % : plus ils sont frais, souples et coulants, plus ils seront riches en eau, contrairement à ce que l’on croit souvent ! Autrement dit : ouvrez l’œil et lisez bien les étiquettes .

Crème fraîche et beurre, eux aussi
63 g d’eau pour 100 g de crème épaisse , 16 g d’eau pour 100 g de beurre  : si on ne consomme pas ces produits pour leur richesse en eau, il convient de signaler qu’ils ne sont pas composés que de matières grasses, à la différence de l’huile végétale. Ce qui fait leur culinarité, la variété de leur usage… et allège au final la facture calorique !

Crédit photo : T.LACOSTE / QUALIPIGE / CNIEL

Plus d'articles

Mots clés

Beurre cuit, la fin d'un tabou !
article précédent
Vive la cuisine au beurre !

Vive la cuisine au beurre !

Une étude récente met fin au tabou sur le beurre cuit.

Depuis la vogue de l’huile d’olive et du régime dit méditerranéen, le beurre cuit a mauvaise réputation. L’Institut Polytechnique LaSalle Beauvais* a voulu, pour la première fois, vérifier de manière scientifique les assertions selon lesquelles la cuisine au beurre serait mauvaise pour la santé. Le résultat est sans appel : vous ne risquez rien à cuisiner au beurre !

Retour sur la « réaction de Maillard »

Nous cuisons une grande partie de nos aliments avant de les consommer : outre le plaisir de manger chaud et de développer de délicieux arômes, cette cuisson améliore notamment la digestibilité des nutriments qu’ils contiennent. Or, quand on les chauffe, les aliments brunissent : cette réaction chimique est appelée « réaction de Maillard ». C’est elle qui permet d’obtenir la croûte du pain, la couleur dorée des biscuits, la texture contrastée de la crème brûlée, la viande grillée, les frites, le café ou le chocolat torréfiés, etc. C’est également sous son effet que, quand il est chauffé, le beurre brunit.

Une mauvaise réputation non justifiée

La réaction de Maillard génère plusieurs substances parmi lesquelles figurent la CML (carboxyméthyl lysine) et le HMF (5-hydroxyméthylfurfural). Ces composés sont parfois accusés d’avoir des effets délétères sur la santé. Pourtant, jusqu’ici, aucun travail scientifique n’avait été réalisé pour les quantifier dans le beurre cuit. C’est désormais chose faite ! L’étude démontre clairement que lorsque l’on chauffe le beurre jusqu’à le faire brunir, les taux de CML et de HMF n’augmentent que faiblement. Ils sont même très inférieurs aux taux que l’on constate dans d’autres produits comme les poudres de cacao ou les céréales transformées. Autrement dit, la cuisine au beurre, dans des conditions normales de consommation et d’utilisation, ne pose aucun problème.

Une matière grasse facile à utiliser

De plus, le beurre, produit naturel, savoureux et traditionnel, est facile à maîtriser. Instinctivement, les humains savent qu’un aliment carbonisé, quel qu’il soit, n’est bon ni pour la santé, ni pour le palais. Or, le beurre chauffé présente un avantage simple et concret : on peut surveiller son brunissement « à l’oeil » (un peu comme une tartine de pain grillé qui prévient avant d’être brûlée). Brun ou cuit ne veut donc pas dire brûlé. D’ailleurs, « beurre noir » ne signifie en aucun cas « beurre brûlé » ! Le beurre dit « noir » est en fait un beurre roux, noisette, dans lequel on peut rajouter des ingrédients qui le rendent plus foncé, comme des câpres et du vinaigre dans la sauce de la raie au beurre noir. N’hésitez plus !

* L’Institut polytechnique LaSalle Beauvais est une école d’enseignement supérieur qui délivre le titre d’ingénieur ainsi que des diplômes nationaux dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation et santé et de la géologie. L’institut développe aussi plusieurs programmes de recherche, parmi lesquels l’axe « Aliments et santé » vise l’amélioration de la nutrition humaine et animale, la préservation de la santé et la compréhension du comportement du consommateur. L’étude sur le beurre cuit est en cours de publication.

Crédit photo : Claude Herlédan / CNIEL

Femme enceinte
article suivant
Enceinte, mangez deux fois mieux !

Enceinte, mangez deux fois mieux !

Ne pas manger pour deux, mais manger deux fois mieux : voilà l’idéal pendant la grossesse !

Femme enceinte buvant un verre de laitNe pas manger pour deux, mais manger deux fois mieux : voilà l’idéal pendant la grossesse !

Pendant 9 mois, pour donner le meilleur de soi-même et devenir une maman en pleine forme, il faut prendre soin de son alimentation.

Equilibre et variété restent les deux grands principes de l’alimentation de la femme enceinte : l’essentiel à garder en tête durant toute sa grossesse.

Avant la grossesse…

Si votre grossesse est planifiée, pensez dès l’arrêt de la contraception à booster vos apports en vitamine B9 (dite aussi acide folique). En effet, une carence en vitamine B9 entraîne un risque de malformation fœtale.
A consommer pour leur richesse en acide folique : les levures (telle la levure de bière en flocons), le foie, les céréales, les noix, les légumes comme les épinards ou la mâche. Quant aux fromages, deux familles sont à privilégier : les pâtes molles à croûte fleurie (Brie, Camembert…) et les fromages à pâte persillée, dits fromages bleus.

Des besoins légèrement accrus

Enceinte, on a besoin d’un peu plus d’énergie : + 150 kcal/j au 1er trimestre et +250 kcal/j au 2ème et 3 ème trimestre. 20% sont dédiés aux besoins du fœtus, le restant servant aux modifications maternelles. C’est peu en quantité, puisque l’apport normal énergétique hors grossesse d’une femme se situe entre 2000 et 2400 kcal/jour.

Ce qui justifie la prise de poids recommandée, qui devrait être comprise entre 6 et 16 kg durant la grossesse, selon son indice de masse corporelle (IMC) avant la grossesse. Plus la femme est mince avant sa grossesse (IMC bas), plus la prise de poids sera dans le haut de la fourchette, les femmes en surpoids (IMC haut) devant limiter la prise de poids. Cliquez ici pour calculer votre IMC.

Bon à savoir : la nature a pensé à tout ! L’organisme a la faculté de s’adapter à cette période particulière, et donc d’optimiser l’utilisation des nutriments apportés par l’alimentation. Autrement dit, tout ce qui est consommé est utilisé au maximum par l’organisme, plus qu’en temps ordinaire.

Trois besoins spécifiques

Outre les recommandations habituelles concernant la limitation des produits sucrés, la consommation de fruits et légumes et l’équilibre général de son alimentation, les femmes enceintes doivent penser à…

  • Varier les sources de corps gras, pour consommer une grande variété d’acides gras, indispensables à la construction du cerveau du bébé. Huiles (olive, colza, tournesol…) pour les vinaigrettes, beurre pour les pâtisseries, sur les pâtes ou les légumes, crème pour les sauces, il faut jouer sur tous les tableaux et n’en bannir aucun. Surtout qu’ils sont de formidables exhausteurs de saveurs, ce qui permet de limiter le sel favorisant la rétention d’eau, ennemi des futures mamans dont les jambes ont parfois tendance à gonfler.
  • Manger du poisson au moins 2 fois par semaine, dont un poisson gras (sardine, saumon bio d’élevage, maquereau, anchois…) pour des apports suffisants en oméga-3.
  • Consommer suffisamment de calcium : les besoins augmentent légèrement, passant de 900 à 1000mg/j, sauf si la femme enceinte est adolescente (1200 mg/jour). L’idéal ? 3 produits laitiers par jour, soit un bol de lait, un laitage (yaourt, fromage blanc) et 30 à 40 g de fromage à pâte dure, les plus riches en calcium (emmental, gruyère, comté…). Si vous ne mangez pas de fromage, passez alors à 4 produits laitiers pour être sûre de couvrir vos apports.

Listériose et toxoplasmose

Via l’alimentation, deux maladies peuvent occasionner des complications pour le fœtus :

  • La toxoplasmose : causée par un parasite du chat, cette maladie bénigne pour la maman est très dangereuse pour le fœtus. En début de grossesse, votre médecin vérifiera systématiquement si vous êtes immunisée ou non, et si vous ne l’êtes pas, cela sera vérifié à chaque grossesse ! Pour l’éviter, il faut laver et éplucher soigneusement fruits, légumes et herbes aromatiques, veiller à cuire sa viande à cœur, et déléguer à quelqu’un d’autre le changement de la litière de son chat.
  • La listériose : elle est liée au développement d’une bactérie, la listeria, résistante au froid (y compris à la congélation), mais pas à la chaleur. Elle se développe particulièrement dans certains aliments, qui ne doivent pas être consommés par les femmes enceintes : viande, poisson, coquillages et crustacés crus ou insuffisamment cuits, charcuteries type rillettes ou comportant de la gelée, fromages au lait cru, croûtes de tous les fromages, fromages râpés industriels. Préférez pour quelques mois les produits préemballés aux produits achetés à la coupe, qui doivent être consommés rapidement.
    Bon à savoir : bien que préparés à base de lait cru, les fromages à pâte cuite (Comté, Beaufort…) peuvent être consommés, car le lait est cuit donc pasteurisé durant leur préparation. Tant mieux, car ils sont les plus riches en calcium.

Dernier conseil pour une grossesse paisible : le lavage des mains est plus que jamais recommandé avant de cuisiner, ainsi que le lavage soigneux des légumes, fruits et crudités consommées. Sans oublier le nettoyage du réfrigérateur avec de l’eau javellisée !