Les produits laitiers

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Les produits laitiers
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Question (pas) bête : pourquoi y a-t-il un papier autour des petits suisses ?

Vous saurez tout sur ce fromage frais bien roulé.

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Pots de petits-suissesD’abord, le démouler, ensuite le dérouler : c’est le petit rituel immuable qui fait tout le charme du petit suisse, l’un des plus célèbres fromage frais. Mais pourquoi est-il le seul fromage frais entouré d’une bande de papier ?

Suisse ou français

Malgré son nom, ce produit n’est pas importé de Suisse, mais bien fabriqué en France, et plus particulièrement en Normandie depuis le début du XIXe siècle. Fromage frais non salé, il est fabriqué avec du lait enrichi de crème fraîche, qui lui donne un incroyable moelleux. Si on en trouve bien en Suisse (dans le canton de Vaud pour être exact) un fromage frais fabriqué de la sorte depuis le Moyen-Âge, on pense qu’il doit en fait son nom au fait que c’est un vacher d’origine suisse qui aurait donné à une laiterie normande le secret de fabrication des petit suisses : ajouter la crème en début de fabrication, et non à la fin, comme l’on faisait jusque-là !

Le bondon bien enroulé

Cyclindre de 5 cm de haut et de 3 de diamètre, on désigne aussi le petit suisse sous le nom de « bondon », qui pèse selon les fabrications de 30 à 60 g. Dès le début du siècle, ces bondons étaient enroulés dans une fine bande de papier paraffiné, qui favorisait l’évaporation de l’eau et permettait au petit-suisse de mieux se conserver. Placés par 6 ou 12 dans des caissettes en bois, cette bande de papier permettait également d’éviter aux petits-suisses de coller entre eux, et de les vendre par paire si besoin plus facilement. Rapidement commercialisé en petites boîtes en carton (que l’on trouve encore actuellement), le petit-suisse a ensuite été vendu en pots de plastique individuel. Le papier a continué de prouver son efficacité, en permettant également d’aider le démoulage !

A l’heure actuelle, le papier entourant les petits suisses est traité au sorbate de calcium (conservateur naturel issu du fruit du frêne), qui évite le développement de moisissures. En absorbant une partie du petit lait, le papier du petit suisse maintient une relative humidité tout autour, lui permettant de garder son moelleux.

Et même si elle colle parfois aux doigts, voilà pourquoi cette bande de papier est si indispensable aux petits-suisses…

Crédit photo : M.Stive/CNIEL

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Affinage du laguiole
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Question (pas) bête : faut-il manger les croûtes du fromage ?

Question (pas) bête : faut-il manger les croûtes du fromage ?

La réponse à une question que se posent de nombreux amateurs de fromage.

Au cours de l’affinage, une croûte se forme autour des fromages. Peut-on manger cette dernière ? La réponse est variable selon les fromages et les situations.

Salers AOPLes croûtes comestibles : une affaire de goût

Si l’art délicat de la découpe des fromages exige de ne pas laisser uniquement les croûtes aux autres convives, ce n’est pas une raison pour toutes les dévorer : la plupart sont comestibles et dotées d’une saveur intense que certains gourmets ne délaisseraient pour rien au monde. Les pâtes molles à croûte fleurie (camembert, brie, coulommiers, chaource, saint-marcellin…) ou lavée (munster, époisses, curé nantais, maroilles…), les bleus et certaines pâtes pressées non cuites à croûte moelleuse (raclette par exemple) se dégustent ainsi avec leur croûte… sauf si on n’aime pas ça ! C’est en effet une histoire de goût.

Les croûtes non comestibles : à jeter ou à recycler

En revanche, dans le club des fromages à pâte pressée non cuite, les croûtes couvertes d’une fine couche de cire ou de paraffine (edam, mimolette, gouda…) ne sont pas comestibles : vous pouvez les jeter sans état d’âme. D’autres ne sont pas impropres à la consommation mais trop dures pour être dégustées telles quelles : c’est le cas des pâtes pressées cuites et plus généralement des pâtes pressées de très grand format. Une astuce ? Ne les jetez pas mais lavez-les et conservez-les dans une boîte en plastique, au frais ou au congélateur, pour les immerger dans votre prochaine soupe de légumes : elles lui donneront une saveur incomparable !

En cas de grossesse, abstenez-vous

Enfin, les croûtes de fromage font l’objet d’un discours officiel de la part des pouvoirs publics dans un cas précis : celui des femmes enceintes. Les bactéries telles la listeria se développant généralement dans les croûtes, il est en effet recommandé de s’en passer… pendant neuf mois !

Crédits photos : P.BOURGAULT / C.ADAM / CNIEL

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Question (pas) bête : c’est quoi, un dessert lacté ?

Question (pas) bête : c’est quoi, un dessert lacté ?

Retour sur le produit laitier préféré des petits et grands gourmands.

Crèmes parfumées, mousses, flans nappés et autres entremets gourmands séduisent les grands comme les petits. Ces « desserts lactés frais », qui font partie de la famille des « ultra-frais laitiers » avec les yaourts et les fromages frais, forment un secteur très dynamique. Mais que sont-ils vraiment ? La réponse en trois points.

Les desserts lactés1) Des desserts issus de la cuisine familiale traditionnelle

C’est au XIXe siècle que l’entremets sucré à base de lait conquit une place centrale dans la gastronomie française. Composé de lait bouilli, de sucre, parfois d’œufs et de crème, il fut à l’origine de nombreuses recettes classiques de la cuisine familiale : crèmes au lait et aux œufs, crèmes au chocolat ou à la vanille, riz au lait, crèmes brûlées… Au XXe siècle, avec l’amélioration des techniques de conservation, ces desserts purent être progressivement industrialisés : d’abord en conserve, ils devinrent « frais » lors de la deuxième moitié du siècle grâce aux progrès de la conservation par le froid. Le temps consacré à la cuisine se réduisant peu à peu au sein des foyers, les desserts lactés frais répondirent à une demande croissante des consommateurs, heureux de pouvoir continuer à déguster ces madeleines de Proust lactées.

2) Des préparations à base de lait

Le lait est en effet le premier ingrédient des desserts lactés frais. Il représente en moyenne entre 60 et 75 % des ingrédients sous forme de lait liquide, de poudre de lait ou parfois de protéines de lait. Les fabricants eux-mêmes ont institué une règle simple dans leur code de déontologie : les desserts lactés frais doivent contenir au moins 50 % de lait. Ils comportent également du sucre, indispensable pour la douceur, et parfois de la crème pour l’onctuosité. Les œufs interviennent dans la texture et le goût du dessert, tout comme les ingrédients propres à chaque spécialité : riz, semoule, caramel, chocolat, arômes variés… Enfin, les additifs, souvent issus de denrées naturelles végétales, permettent de perfectionner la consistance. Ainsi, contrairement à une idée reçue, les desserts lactés frais ne contiennent pas nécessairement beaucoup de matière grasse.

3) Des desserts variés

Sur une base d’ingrédients communs, la variation des proportions et des modes de préparation explique la grande diversité des desserts lactés frais : crèmes dessert, riz au lait, semoules au lait, crèmes aux œufs, mousses au chocolat, flans nappés de caramel, îles flottantes, crèmes caramel, gâteaux de riz… De nombreuses glaces et crèmes glacées font également partie de la famille des desserts lactés. Il y en a pour tous les goûts ! Les ingrédients sont soumis à des traitements variés en fonction des recettes. Aujourd’hui, les innovations se succèdent pour proposer régulièrement de nouvelles saveurs et textures, tout en répondant aux demandes d’intérêt nutritionnel des consommateurs. Aucune raison de s’en priver !

> L’ensemble des règles du code de déontologie des fabricants de desserts lactés frais est disponible sur demande auprès de Syndifrais.

Crédit photos : STUDIO B / CNIEL