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La filière laitière

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Elevage et territoire
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Profession éleveur : à Frangy, une exploitation tournée vers l’environnement

Séchage du foin en grange et apiculture au programme !

GAEC des Chardonnerets à Frangy

Depuis 1991, Isabelle Pellegrini, Jean-Yves Pascal et Gérard Barril sont associés au sein du GAEC* des Chardonnerets à Frangy, en Haute-Savoie. Au programme : lait de haute qualité, séchage du foin en grange et lien étroit avec l’apiculture.

En quoi consiste votre métier ?
Isabelle Pellegrini : Nous sommes agriculteurs sur une exploitation de polyculture-élevage. L’objectif final est la production et la vente de lait : pour ce faire, nous avons un troupeau de Montbéliardes constitué de 75 vaches laitières et de 75 génisses pour le renouvellement. Le terme de « polyculture » signifie que nous produisons, sur nos 156 hectares de surface agricole, l’essentiel de l’alimentation du troupeau. La majorité des cultures est d’ailleurs constituée de prairies pour le pâturage et le foin, car la qualité du lait est intimement liée avec ration alimentaire. Or, comme dans beaucoup d’exploitations de Haute-Savoie, notre lait est destiné à être transformé en fromages AOP et IGP (tomme de Savoie, raclette de Savoie et emmental de Savoie), dont les cahiers des charges sont très stricts. Les intrants doivent notamment être limités. Nous ne traitons donc les cultures que lorsque que c’est indispensable. C’est mieux pour la nature, le lait et la santé financière de notre exploitation car les traitements coûtent cher. On est très loin d’un système intensif !

Pourquoi faites-vous sécher le foin en grange et non dans les champs ?
Toujours pour obtenir un lait supérieur. En effet, ce système permet non seulement de faucher plus tôt au printemps, quand l’herbe est plus riche d’un point de vue nutritif, mais aussi de réduire considérablement le temps de séchage au soleil. On obtient un foin d’une excellente qualité, ce qui diminue de façon drastique les compléments alimentaires des vaches en hiver. Concrètement, le foin est récolté en vrac grâce à une autochargeuse, puis disposé dans la grange de séchage, sur des caillebotis en bois. Il est séché par de l’air réchauffé et soufflé par des ventilateurs, en partie alimentés grâce à l’air chaud issu de l’isolation du toit : le soleil n’est plus utilisé dans le champ, mais dans le bâtiment ! Cette isolation est également une source de bien-être pour les vaches, tant en hiver que pendant les grosses chaleurs estivales. Bref, on fait des économies, les bêtes se portent mieux, le lait est de meilleure qualité : tout le monde y gagne.

Autre originalité de votre exploitation : vous vous êtes lancés dans la culture de plantes permettant aux abeilles de produire du miel. De quoi s’agit-il ?
Mon associé et époux, Jean-Yves Pascal, a toujours été passionné par les abeilles. Or, les apiculteurs accusent souvent les agriculteurs d’être responsables de la surmortalité de ces dernières. Il a donc développé, il y a deux ans, un projet collectif d’implantation de cultures mellifères (tournesol, moutarde et phacélie) pour nourrir les abeilles, notamment en septembre et octobre, quand elles n’ont pas grand chose à butiner. Elles peuvent ainsi constituer leurs réserves pour l’hiver. On parle de cultures « dérobées » car on ne les fait pousser que dans les intervalles entre les cultures principales. L’intérêt pour les agriculteurs est important : les sols ne restent pas nus pendant la période automnale, ce qui évite l’érosion, maintient l’humidité grâce à la décomposition des plantes et assure un apport naturel en azote. Avec l’appui du Conseil Général qui a financé les graines, on a réussi à convaincre d’autres agriculteurs de se lancer dans l’aventure, en leur expliquant que sans pollinisation, il n’y a plus de cultures possibles. Cette année, nous comptons 500 hectares de cultures mellifères dans le département et nous travaillons toujours au rapprochement entre agriculteurs et apiculteurs. Nous communiquons également auprès du grand public en mettant des panneaux autour des champs, magnifiques au moment de la floraison. C’est une grande réussite et nous espérons continuer dans cette voie !

> Les Journées du Patrimoine, c’est ce week-end ! A cette occasion, le GAEC des Chardonnerets participe aux Balades élevages et paysages le 16 septembre 2012. N’hésitez pas à aller découvrir la grange à foin et les ruches sur l’exploitation.
Tous les renseignements sont disponibles sur le site de l’opération Balades, élevages et paysages.
Pellegrini Isabelle, Pascal Jean-Yves et Barril Gérard
GAEC Les Chardonnerets – 74 270 Frangy

> Nos autres portraits d’éleveurs.

* Le Groupement Agricole d’Exploitation en Commun (GAEC) est une société civile agricole de personnes permettant à des agriculteurs associés la réalisation d’un travail en commun dans des conditions comparables à celles existant dans les exploitations de caractère familial.

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Mots clés

Balades, élevages et paysages
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Balades élevages et paysages : reprenez la clé des champs !

Balades élevages et paysages : reprenez la clé des champs !

Le dimanche 16 septembre, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, (re)découvrez le patrimoine rural en famille.

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, 21 fermes d’élevage bovin et ovin ouvrent leurs portes au grand public le dimanche 16 septembre 2012. Après le succès de l’édition 2011, au cours de laquelle les éleveurs ont accueilli 250 visiteurs par exploitation, repartez en famille à la découverte du patrimoine rural.

Les fermes françaises, un riche patrimoine

A chaque rentrée, les Journées Européennes du Patrimoine incitent les Français à visiter leurs édifices publics et privés. Mais le patrimoine, c’est aussi l’ « architecture » rurale, la terre et les paysages agricoles ! C’est dans cet esprit qu’ont été créées, en 2009, les balades élevages et paysages.

De l’Alsace au Poitou-Charentes, en passant par les Pays de la Loire, l’Île-de-France, la Franche-Comté ou l’Auvergne, 21 producteurs de lait ou de viande, répartis dans 16 régions, accueillent gratuitement le public pour une journée de découverte des coulisses du patrimoine rural. À travers des visites guidées et des animations dans leurs prés, leurs champs et leurs bâtiments, ils révèlent la richesse des paysages agricoles, leur biodiversité et la manière dont les éleveurs contribuent, avec leurs troupeaux, à façonner et à préserver nos campagnes et notre environnement.

Au programme

Les découvertes se déroulent en trois temps :

  • Les balades : des conférenciers paysagistes emmènent les visiteurs dans des promenades guidées de 45 minutes dont les départs ont lieu à 10 h 30, 14 h 30, 15 h 45 et 17 h. L’objectif : découvrir le lien entre fonctions agricoles et écologiques à travers l’équilibre des différentes cultures, prairies, animaux qui y pâturent, haies, arbres, cours d’eau, bosquets…, mais aussi identifier les espèces de la faune et de la flore qui y vivent (oiseaux, insectes, plantes, arbres, sans oublier la vie cachée du sol).
  • La visite de l’élevage : l’éleveur entame ensuite une visite de l’exploitation et des bâtiments qui abritent ses animaux pendant l’hiver, en évoquant son métier et ses tâches quotidiennes. Il montre ainsi comment produire du lait et de la viande tout en préservant un environnement de qualité (paysage, eau, sols).
  • Les animations : toute la journée, un animateur est présent pour assurer un atelier ludique aux plus jeunes. Il leur remet un livret qui leur fait découvrir les animaux de la ferme et les éléments du paysage.

Pour trouver la ferme la plus proche de chez vous, rendez-vous sur le site Balades, élevages et paysages.

La journée « Balades, élevages et paysages » est proposée par  l’Interprofession du Lait (CNIEL), l’Association nationale inter-professionnelle du bétail et des viandes (INTERBEV) et la Confédération Nationale de l’Elevage (CNE).

Ruban de Möbius
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Décryptez les logos du recyclage sur les emballages laitiers

Décryptez les logos du recyclage sur les emballages laitiers

Ne confondez plus recyclable et recyclé !

Les emballages laitiers, comme ceux des autres produits, affichent des logos concernant le recyclage. Mais connaissez-vous leur signification ? Ne confondez plus recyclable et recyclé !

Le ruban de Möbius, logo de base du recyclage

Le recyclage consiste à traiter et à réutiliser les déchets afin de réduire ces derniers et de préserver les ressources naturelles. Or, depuis la Journée de la Terre de 1970, le ruban de Möbius ou Moebius (que l’on appelle aussi anneau ou bande de Möbius) est le logo universel des matériaux recyclables. Ses conditions d’utilisation sont régies par la norme internationale ISO 14021.

Concrètement, il sert sert à reconnaître des objets élaborés à partir de matériaux recyclables ou recyclés :

  • Quand il est affiché seul, il indique qu’un produit est techniquement recyclable.
  • Quand un pourcentage figure en son centre, cela signifie qu’il a été fabriqué à partir de matériaux recyclés (X % de matières recyclées entrent dans la composition de l’emballage).

Attention : le ruban de Möbius ne doit pas être confondu avec le « point vert », un autre logo que l’on trouve sur la quasi totalité des emballages. Celui-ci n’est pas un label écologique et il ne signifie en aucun cas que l’emballage du produit est recyclable ou recyclé. Il signale uniquement que le producteur participe à la valorisation des emballages, comme il est en légalement obligé, soit en mettant en place un système de collecte, soit en payant une contribution à l’entreprise Éco-Emballages afin de financer l’organisation du tri sélectif dans les communes.

Recyclez les emballages recyclables !

Le ruban de Möbius indique donc en premier lieu qu’un emballage est recyclable. Toutefois, il ne sera effectivement recyclé que si les consommateurs respectent les consignes de tri ! Pour ce qui concerne les produits laitiers, le tri s’effectue de la manière suivante :

  • Dans la poubelle jaune des recyclables (bouteilles et flacons en plastique, carton) : bouteilles de lait en plastique, briques de lait, briques et berlingots de lait concentré et de crème fraîche, boîtes de lait en poudre, bouteilles de crème fleurette ou de yaourt à boire, boîtes de conserve de certaines crèmes dessert et du lait concentré, cartons destinés au suremballage des pots de yaourt.
  • Dans le bac vert destiné au verre (bouteilles, bocaux et pots) : bouteilles de lait en verre et pots de yaourts ou de crème fraîche en verre (il n’est pas nécessaire de décoller les étiquettes).
  • Dans la poubelle traditionnelle des ordures ménagères (emballages non recyclables) : petits pots en plastique (yaourts, fromage blanc, crème fraîche), emballages de fromages (bois, carton, polystyrène, plastique, sachets de fromage râpé, barquettes du rayon à la coupe…), barquettes de beurre en plastique, papiers d’emballage du beurre.

Pour en savoir plus : l’espace éco-citoyens de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) propose plusieurs pages de conseils et des guides pour mieux gérer les déchets domestiques.

> À lire : dans l’élevage laitier, on recycle aussi les emballages vides !