Alimentation et Santé

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Que contient une portion de fromage fondu ?

Découvrez les bienfaits des ces fromages emblématiques.

Fromage fondu

Vache qui rit, Kiri, Apéricube… : les fromages dits fondus sont historiquement nés dans des pays de montagne, terroirs par excellence des pâtes pressées cuites.

Les fromages fondus, kézaco ?

Les fromages fondus sont élaborés, comme leur nom l’indique, en faisant fondre un ou plusieurs fromages à pâte pressée cuite avec d’autres ingrédients laitiers (lait, crème fraîche, beurre, sucre…) et d’éventuels épices et aromates. La pâte ainsi obtenue, lisse et onctueuse, est pasteurisée et conditionnée en portions individuelles de forme triangulaire, rectangulaire, carrée, cubique… Les fromages utilisés sont en général peu affinés (2 à 3 mois) pour éviter les goûts forts, et souvent associés avec des fromages jeunes pour obtenir un résultat gustatif doux et harmonieux. Bien sûr, chaque fabricant préserve jalousement les secrets de ses recettes !

Des bonnes alternatives aux fromages affinés

Dans tous les cas, les fromages fondus se caractérisent par une texture humide et moelleuse, ainsi qu’une agréable odeur de crème et de noisette. Avec leur saveur douce et leurs multiples possibilités culinaires (tartines, verrines, rillettes, roulés, soupes, bricks et samoussas, crostinis, feuilletés, croque-monsieur, wraps, cheesecakes, sablés…), ils constituent d’excellentes alternatives pour ceux qui n’aiment pas les fromages affinés au caractère puissant. D’un point de vue nutritionnel, leur composition se rapproche en effet des fromages qui les constituent, avec en particulier une excellente teneur en calcium. Par contre, ils contiennent une petite quantité de glucides, du fait de l’ajout de sucre au cours de la fabrication.

Que contient une portion de fromage fondu

Les fromages fondus sont donc parfaitement adaptés pour entrer dans les 3 produits laitiers journaliers recommandés par le PNNS (Programme National Nutrition Santé). De plus, ils se conservent longtemps, ce qui en fait d’ailleurs des produits idéaux pour l’exportation !

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Les produits laitiers contre le diabète
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Manger des produits laitiers, une manière simple de diminuer le risque de diabète

Manger des produits laitiers, une manière simple de diminuer le risque de diabète

D’après des études récentes, les produits laitiers auraient un effet protecteur contre une maladie en forte augmentation.

Alors que le nombre de personnes diabétiques ne cesse d’augmenter dans le monde, de plus en plus de données suggèrent que la consommation régulière de produits laitiers contribue à ré­duire le risque de diabète de type 2, maladie caractérisée notamment par un excès chronique de sucre dans le sang (on parle d’hyperglycémie).

Les produits laitiers fermentés à l’honneur

Trois études ont souligné l’intérêt de la consommation de produits laitiers pour prévenir le diabète de type 2, que l’on appelait aussi « diabète de la maturité » car il survient la plupart du temps chez les adultes :

  • Une première étude de longue durée et de grande envergure (340 000 personnes suivies pendant 16 ans dans 8 pays européens) a récemment révélé l’intérêt de la consommation de produits laitiers fermentés (fromages, yaourts et laits fermentés) pour diminuer le risque de diabète de type 2.
  • Un deuxième volet de cette exploration a établi que la consommation de produits laitiers allégés (yaourts surtout, mais aussi fromages frais) est elle aussi associée à un risque plus faible d’apparition du diabète de type 2.
  • Enfin, une étude française a mis en avant cette même diminution du risque chez les consommateurs d’au moins 3 portions de lait ou de yaourt chaque jour par rapport à ceux qui en prennent moins d’1 portion.

La composition des produits laitiers à la loupe

Les produits laitiers semblent donc participer à la prévention de l’apparition du diabète de type 2. Mais d’où vient exactement cette protection ? À la recherche d’explications pour mieux comprendre ses mécanismes, les chercheurs ont examiné le rôle de chacun des composants nutritionnels du lait.

Par exemple, les protéines laitières (caséine et lactosérum) améliorent la sécrétion d’insuline et favorisent le contrôle de la glycémie. Dans la catégorie des lipides, certains acides gras ont été réhabilités quand leur origine est animale et naturelle. Une consommation importante d’acides gras spécifiques aux produits laitiers a ainsi été associée à une diminution significative du risque de diabète de type 2. L’effet bénéfique des produits laitiers ne se limiterait donc pas aux produits allégés.

Mais les nutriments isolés ne peuvent tout expliquer. C’est pourquoi les chercheurs insistent sur la combinaison des nutriments qui composent les produits laitiers, avec l’idée sous-jacente que l’union fait la force (protéines et notamment leur profil en acides aminés, acides gras spécifiques, vitamines dont D, minéraux tels que le calcium et le magnésium), sans oublier les souches de probiotiques et les bénéfices liés à la fermentation. Un cocktail prometteur et décidément très bon pour la santé !

Sources :
Etude Epic Interact – Forouhi NG. Nutr Rev 2015; 73(S1):15–22. DOI: 10.1093/nutrit/nuv018.
Etude DESIR- Fumeron F et al. J Am Coll Nutr. 2011; 30(5 suppl 1):454S-463S
De Souza RJ, et coll. BMJ 2015;351:h3978. DOI: 10.1136/bmj.h3978.
Pasin G, et coll. Adv Nutr 2015;6: 245–259.DOI:10.3945/an.114.007690.

Ostéoporose et produits laitiers
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La prévention de l’ostéoporose, c’est maintenant !

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La consommation de 3 produits laitiers par jour est particulièrement efficace pour lutter contre l’ostéoporose.

Les rhumatologues ne cessent de le répéter : pendant l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte, il faut constituer puis préserver son capital osseux !

La santé des os, l’affaire de toute une vie

Le dernier congrès français de rhumatologie – spécialité qui se consacre notamment au squelette humain – s’est déroulé en décembre 2015. À cette occasion, un cri d’alarme a été poussé : la prise en charge de l’ostéoporose (prévention, suivi, traitement) est insuffisante dans notre pays. Pour rappel, cette maladie apparaît de façon progressive et silencieuse. L’os devient poreux, d’où le nom d’ostéoporose, avec notamment une augmentation importante du risque de fracture et de tassements vertébraux qui nuisent à la qualité de vie. Elle est liée à plusieurs facteurs (familiaux, environnementaux, sédentarité, alimentation…) et certains peuvent être améliorés pour se protéger, comme l’alimentation.

Chez les femmes, c’est avec la ménopause que le risque augmente, mais les hommes sont eux aussi concernés après 70 ans. Pour autant, la prévention commence pendant l’enfance. La constitution du capital osseux se fait en effet dès les plus jeunes années et se poursuit jusqu’à la fin de la croissance. Au cours de la vingtième année, la masse osseuse commence à décroître lentement : c’est alors le moment de consolider ses acquis.

3 produits laitiers par jour, une recette éprouvée

Or, quels sont les meilleurs alliés du capital osseux ? L’exercice physique et les produits laitiers œuvrent ensemble pour la qualité de l’os. Dans un article récent*, plusieurs médecins spécialisés dans diverses disciplines (médecine générale, épidémiologie et santé publique, gynécologie, radiologie, endocrinologie, rhumatologie, gérontologie…) ont ainsi confirmé que la consommation de 3 laitages par jour, tout au long de la vie, est favorable à la bonne santé du squelette.

L’avantage des produits laitiers est double : non seulement ceux-ci sont riches en calcium, mais ce calcium présente un coefficient d’absorption plus élevé que celui issu d’autres aliments (on parle de biodisponibilité). Par ailleurs, les laitages apportent aussi des protéines et de la vitamine D, également indispensables à la bonne santé des os.

Il faut enfin rappeler que cette consommation de 3 produits laitiers par jour ne présente pas de risque :

  • Elle n’occasionne pas de gain de poids mais constitue au contraire une aubaine pour mieux le contrôler, augmenter la masse musculaire, diminuer la masse grasse et réduire le tour de taille.
  • Elle n’aggrave pas une éventuelle arthrite.
  • Les personnes intolérantes au lactose peuvent consommer sans problème des yaourts – qui aident même à la digestion du lactose – ainsi que la plupart des fromages, mais aussi adapter les autres produits laitiers à leur tolérance individuelle.

Conclusion : avoir une alimentation saine, équilibrée, variée et se rapprochant des recommandations nationales est un facteur ayant une influence certaine sur notre santé (osseuse et en général) !

* Rozenberg S, et coll. Calcif Tissue Int 2016; 98(1):1-17. DOI : 10.1007/s00223-015-0062-x.