A la une

derniers articles
  • 27-03
    Le yaourt en mode salé

    Léger, frais et polyvalent, le yaourt se cuisine à toutes les sauces.

  • 24-03
    Les fromages de lactosérum : rien ne se perd, tout se transforme !

    Brocciu AOP, brousse, pérac, recuite… : ces fromages ont pour point commun d’être élaborés avec du petit-lait ou lactosérum issu de la fabrication d’un premier fromage.

  • 22-03
    Le beurre dans tous ses états

    Une histoire d’émulsion et de températures.

  • 20-03
    Des fraises pour célébrer le printemps

    Les meilleurs alliés des fraises ? Les produits laitiers !

Voir toutes les actualités
Cuisine et Recettes
-

Que mange-t-on pour l’Épiphanie en Europe ?

Le jour des Rois, on festoie et on mange souvent de la brioche !

Roscón de reyes 

L’Épiphanie est une fête chrétienne prolongeant d’anciennes célébrations païennes, mais c’est aussi l’occasion pour tout le monde de se régaler d’une brioche dodue, d’une galette feuilletée ou de biscuits parfumés.

France : brioche des rois ou galette feuilletée ?

Le deuxième dimanche après Noël, les Français dégustent un gâteau des rois dans lequel sont cachées une fève et une figurine en porcelaine : ceux qui les trouvent deviennent les roi et reine du jour, couronnes en carton doré à la clé. Dans le Nord, en région parisienne et à Lyon, la galette feuilletée à la frangipane (une crème d’amandes beurrée) domine, tandis que dans le Sud, la brioche en forme de couronne, parfumée à la fleur d’oranger et garnie de fruits confits reste plus traditionnelle.

Espagne : le « roscón de reyes »

Chez nos voisins ibériques, l’Épiphanie est encore plus importante que Noël. Le 6 janvier est d’ailleurs un jour férié. La veille au soir, des chars défilent dans les rues (c’est la « cavalcade »), avec à leur tête Gaspard, Balthazar, Melchior et les cavaliers qui envoient des friandises aux enfants. Le 6 janvier, ces derniers reçoivent des cadeaux et toute la famille dévore un gâteau des rois qui ressemble à la couronne provençale. Garni de fruits confits et d’amandes effilées, ce « roscón de reyes » enferme une pièce d’argent, une figurine ou un haricot sec.

Portugal : le « bolo rei »

Ici, la couronne des rois s’appelle « bolo rei ». Il s’agit une fois encore d’une brioche. Celle-ci est très riche, abondamment garnie de sucre et de fruits confits, secs et séchés, à l’intérieur comme à l’extérieur. Celui qui trouve la fève s’engage à payer – ou à confectionner – le gâteau de l’année suivante. On le déguste le jour de l’Épiphanie (« Dia dos Reis »), mais plus largement pendant toute la durée des fêtes de fin d’année. Dans la région de Coimbra, on mange aussi la moitié d’une grenade, tandis que l’autre est conservée en guise de porte-bonheur pour l’année à venir.

Italie : les « befaninis »

En Italie, les traditions du 6 janvier sont plus originales. On n’y célèbre pas les Rois Mages mais la Befana, sorcière bienfaitrice issue de vieux rites païens. Entre le 1er et le 6 janvier, elle se déplace sur terre en chevauchant un balai, puis, la nuit du 5 au 6 janvier, elle entre dans les maisons par les cheminées et dépose des friandises aux enfants, ou du charbon à ceux qui n’ont pas été sages (aujourd’hui, il s’agit de bonbons noirs). Le jour de l’Épiphanie, point de couronne mais des « befaninis » : ces délicieux biscuits au beurre et au lait sont parfumés avec du citron, symbole fruitier de la saison hivernale.

Belgique : la galette à la frangipane

Retour aux amandes : comme dans le Nord de la France, c’est une galette feuilletée à la frangipane qui permet de célébrer l’Épiphanie en Belgique. Histoire d’éviter les tricheries autour de la fève, un enfant se cache sous la table pour désigner les personnes qui vont recevoir les parts découpées : une coutume que l’on adopte volontiers en France !

Crédit photo : Roscón de reyes d2 par Carmen López via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0).

Plus d'articles

Mots clés