A la une

derniers articles
  • 02-12
    4 repas de Noël autour du monde

    Envie de changer des traditions françaises ? Inspirez-vous avec des menus festifs venus du monde entier.

  • 30-11
    Les livres à (s’)offrir à Noël

    Comme chaque année, retrouvez notre sélection de livres à déposer au pied du sapin de Noël.

  • 28-11
    Et si on faisait des spätzle ?

    Les pâtes fraîches aux œufs faciles et bon marché.

  • 25-11
    Question pas bête : d’où vient le mot fromage ?

    Une étymologie rappelant la fabrication du fromage.

Voir toutes les actualités
Cuisine et Recettes, Les produits laitiers
-

Que mangent les skippers du Vendée Globe pendant la course ?

Vainqueur du Vendée Globe en 2004-2005 et concurrent de la prochaine édition qui débutera le 6 novembre 2016, le grand navigateur Vincent Riou raconte la gestion de la nourriture – et des produits laitiers ! – en mer.

Vincent Riou

Le 6 novembre 2016, 29 skippers partiront des Sables d’Olonne pour la seule course à la voile autour du monde, en solitaire, sans escale et sans assistance – on appelle le Vendée Globe « Everest des mers ». Les meilleurs et les plus chanceux d’entre eux seront de retour vers fin janvier ou début février, après avoir parcouru environ 50 000 kilomètres en composant avec le vent, les vagues et les glaces des mers australes. Si l’on imagine très bien les exigences techniques requises par cet exploit, on oublie souvent que les navigateurs doivent aussi se nourrir quotidiennement, sans jamais pouvoir se ravitailler sur le chemin de la course. L’éclairage du Breton Vincent Riou, vainqueur de l’édition 2004-2005 et partenaire du Vendée Globe Culinaire.

Quelles sont les principales contraintes pesant sur l’alimentation en mer pendant le Vendée Globe ?
Vincent Riou : La course dure en moyenne 80 jours et se fait obligatoirement sans escale, comme le stipule le règlement. Il faut donc tout prévoir à l’avance, en tenant compte de l’absence de réfrigérateur à bord : on n’a pas la capacité de produire suffisamment d’énergie. Il faut aussi faire attention au poids embarqué et surtout à la gestion de la place. Le défi, c’est donc d’emmener assez de nourriture pour arriver jusqu’au bout de la course sans surcharger le bateau, sachant que les besoins énergétiques en mer sont élevés, notamment dans le froid polaire et venteux de l’Antarctique. Par ailleurs, le bateau est parfois violemment secoué, ce qui interdit toute cuisine élaborée. Concrètement, j’ai prévu 120 à 130 kg de nourriture pour 100 jours. Les plats sont marqués aux dates auxquelles je dois les ouvrir. Côté matériel, j’ai un réchaud à gaz, une cocotte et une bouilloire.

Quel type de nourriture emmenez-vous ?
V.R. : Essentiellement des plats déshydratés et en conserve. Les premiers sont très pratiques : peu encombrants et nourrissants, ils se présentent sous la forme de sachets qu’il suffit de réhydrater avec de l’eau, produite à bord grâce à un appareil qui dessale l’eau de mer. On n’imagine pas tous les aliments qui peuvent être lyophilisés ! Il y a eu de gros progrès dans ce domaine au cours des dernières années et le goût est tout à fait agréable. Le problème, c’est la texture, car on ne peut pas avoir de vrais morceaux. Dans ce cas, les conserves prennent le relais. Je me fais aussi cuire régulièrement des pâtes, du riz ou de la semoule. Je prends enfin des « extras » comme du foie gras, du confit de canard, des charcuteries sous vide ou encore du chocolat. Ce sont des petits plaisirs particulièrement réjouissants dans ce contexte, surtout au moment des fêtes de fin d’année, que l’on passe en mer.

Les produits laitiers sont importants pour l’équilibre des sportifs de haut niveau. Comment faites-vous pour les intégrer à vos menus ?
V.R. : J’emmène du lait en poudre élaboré par un petit producteur breton. Je l’utilise avec des céréales au petit-déjeuner, pour me préparer du chocolat chaud ou encore dans de la purée en flocons. J’ai aussi des yaourts lyophilisés, y compris aux fruits, et des crèmes desserts sous forme de conserves. Enfin, origines bretonnes obligent, j’embarque systématiquement du beurre et j’en mange tous les jours. Conditionné dans des petites capsules fermées, il se conserve bien pendant environ deux mois. Pour les derniers jours de la course, j’ai également du beurre en conserve. Quand je rentre chez moi après presque trois mois sur mon bateau, j’ai bien sûr envie de tout ce que je ne peux pas emporter en mer, en particulier des crudités et du fromage !

Crédit photo : Benoît Stichelbaut / PRB.

Plus d'articles

Mots clés

Voir l'événement

vendee-globe-culinaire-vgc-2016

Vendée Globe Culinaire 2016

15/10
au
06/11
Thé chaï
article précédent
5 « milk moments » à découvrir dans le monde

5 « milk moments » à découvrir dans le monde

La consommation de lait a plusieurs visages.

Si le lait est consommé partout, il n’y a pas qu’une seule manière de consommer le lait ! Selon les époques et les régions du monde, les hommes ont en effet trouvé, au fil du temps, de multiples « milk moments » (instants lait).

En Espagne, café au lait le matin et chocolat chaud pour les grandes occasions !

Avant de partir au travail, les Espagnols prennent rarement un petit-déjeuner copieux : ils préfèrent boire un café au lait (cafe con leche) dans un verre, à la maison ou au comptoir d’un bar. Certains repas matinaux sont toutefois plus festifs que d’autres : le week-end, pendant les vacances ou les lendemains de fête, les churros (longs beignets enrobés de sucre) sont rois, trempés dans un chocolat chaud très épais et nourrissant.

En Inde, du thé au lait épicé (chaï)

Les Indiens consomment beaucoup de produits laitiers, en particulier quand ils sont végétariens – merci les protéines laitières ! Ils les combinent naturellement avec les épices, abondamment utilisées dans la cuisine indienne. C’est par exemple le cas dans la boisson nationale du pays, le thé au lait « chaï » ou « tchaï », aromatique et servi très sucré – tiens, tiens, ça rappelle la fameuse tasse de thé « avec un nuage de lait » de nos amis britanniques.

Chez les Peuls, un couscous au lait

Les Peuls, pasteurs de la région sahélo-saharienne, sont appelés « gens du lait » tant cet aliment est essentiel à leur identité et vital pour leur santé. Il constitue la base de leur alimentation quotidienne, sous forme fraîche, caillée ou de beurre. L’un des plats préparés pendant les grandes cérémonies traditionnelles est le couscous au lait, fait de mil ou de maïs, qui peut être consommé avec du lait frais, du lait caillé… ou les deux !

Aux Philippines, un riz au lait chocolaté

Le champorado ou tsampurado est la version philippine du riz au lait, véritable plaisir international. Il serait inspiré du champurrado mexicain, sorte de chocolat chaud épaissi avec de la farine de maïs. On prépare traditionnellement le champorado en faisant cuire du riz gluant avec du cacao en poudre, du sucre et bien sûr du lait. On le déguste chaud ou froid, en ajoutant éventuellement du lait s’il est devenu trop épais. Petit-déjeuner, goûter, dessert : il n’y a pas d’heure pour en manger !

En Chine, la montée du lait

On pense souvent que les Asiatiques ne consomment pas de lait, mais les historiens et anthropologues dressent un autre tableau. En Chine, par exemple, la consommation de produits laitiers n’est pas totalement nouvelle, même si le marché connaît un développement important et inédit. Les jeunes générations boivent de plus en plus de lait, par exemple dans le cadre du petit-déjeuner traditionnel : le lait de vache côtoie alors brioches vapeur, nouilles, bouillie de riz et autres raviolis salés !

Crédit photo : Cascara Chai Latte by Migle via Flickr (CC BY-SA 2.0).

brunch
article suivant
Les meilleures idées de recettes pour un brunch maison

Les meilleures idées de recettes pour un brunch maison

Une joyeuse réunion de petits et grands gourmands, un bel assortiment de mets sucrés et salés, une dégustation en libre service et sans protocole : grâce au brunch, on n’a jamais autant aimé le dimanche !

Entre petit-déjeuner (breakfast) et déjeuner (lunch), le brunch commence généralement vers 11 h pour se terminer aux alentours de 15 h. Le principe ? Un repas informel organisé autour d’un buffet varié et de boissons à volonté. Plusieurs enseignes urbaines proposent des brunchs dominicaux, mais, pour limiter les frais et prolonger la journée, on n’a pas trouvé mieux que le home sweet home.

Au chapitre sucré

Le concept du brunch a beau trouver ses origines dans le monde anglo-saxon, pas question de laisser tomber les bonnes vieilles tartines de baguette au beurre et à la confiture. Pour varier les plaisirs, brioches, pains au lait, pancakes et scones s’immiscent aussi dans le menu, avec comme topping une bonne crème fraîche épaisse (par exemple une crème d’Isigny AOP), dont les notes acidulées contrastent avec la douceur profonde d’un sirop d’érable. Autre recette incontournable : le porridge, à préparer la veille en version « overnight oatmeal » (sans cuisson) et à garnir au dernier moment de fruits frais et secs disposés dans des coupelles. Dans le même esprit, le riz au lait revendique son charme vintage et ravit les adeptes de la popote de grand-mère, tout comme les tartes, crumbles et autres cobblers aux fruits de saison. Enfin, les petits gâteaux (madeleines, muffins, cookies, sablés…) satisfont les plus gourmands tout en apportant une note festive au buffet.

Pour les becs salés

Toujours dans la tendance « cocorico », la table du brunch ne saurait se passer de fromage, sous la forme d’un plateau varié ou, plus pointu, d’un très bon fromage unique acheté chez un fromager (brie, fourme de Montbrison, salers…). Autre incontournable : le sandwich, qui se décline en bagel au fromage frais et poisson fumé, mini-sandwich jambon-beurre au pain de mie pour une délicate note british, ou encore grilled cheese poêlé au dernier moment et dégusté chaud pour profiter du bonheur du fromage fondant. Enfin, impossible d’oublier les œufs sous toutes leurs formes : à la coque avec des mouillettes au beurre aromatisé, brouillés avec du fromage fraîchement râpé, en omelette roulée au fromage et aux herbes, au plat avec du bacon grillé et des pancakes.

Du côté des boissons

Pour accompagner le brunch, les boissons chaudes classiques du petit-déjeuner sont de la partie (à conserver de préférence dans des thermos) : chocolat chaud, café et thé à servir avec un pichet de lait chaud pour des versions « latte ». Les adeptes de boissons froides vont plutôt vers les jus de fruits (à assortir avec le plateau de fromage pour une dégustation originale et ludique), les smoothies vitaminés ou encore les lassis. Les parents apprécient aussi volontiers du cidre ou un cocktail légèrement alcoolisé, à consommer avec modération !

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Crédit photo : @Fuschia by YoungToymaker via Flickr (CC BY-NC 2.0).