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Alimentation et santé
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Que manger quand on allaite ?

De tout… ou presque.

Jeune femme

Pour les mères qui allaitent, les conseils alimentaires de l’entourage et du Web peuvent facilement faire des repas un casse-tête. Pourtant, la meilleure alimentation est (presque) la même que pour l’ensemble de la population : de la variété et de l’équilibre !

Pas de régime spécifique pour les mères allaitantes

Pour le Programme National Nutrition Santé (PNNS), les femmes qui allaitent leur bébé doivent idéalement adopter l’alimentation recommandée par le guide La santé vient en mangeant, qui s’adresse à l’ensemble de la population : au moins 5 fruits et légumes par jour ; 3 produits laitiers par jour ; des féculents à chaque repas selon l’appétit ; de la viande, du poisson ou des œufs 1 à 2 fois par jour ; des matières grasses, des produits sucrés et du sel en quantités limitées ; de l’eau à volonté. Il ne s’agit pas d’avoir un régime « parfait », mais suffisamment bon pour produire du lait. Comme à n’importe quel moment de la vie, les produits laitiers apportent des nutriments essentiels et facilement assimilables (calcium, protéines, lipides­…), d’autant plus intéressants que la variété des laitages permet de satisfaire tous les goûts – sans compter qu’avec un nourrisson, on apprécie de ne pas devoir passer des heures en cuisine pour se régaler avec un verre de lait, un yaourt ou un morceau de fromage !

Par ailleurs, il n’est pas nécessaire de « manger pour deux » : le docteur Marie Thirion, pédiatre et spécialiste de l’allaitement maternel, explique que la lactation consomme beaucoup d’énergie mais que, pendant cette période, les besoins sont plus facilement couverts. Le plus souvent, une légère augmentation de l’apport calorique suffit : le plus simple est de se fier à sa faim ! À l’inverse, ce n’est pas le moment d’entreprendre un régime : pendant l’allaitement, toute restriction alimentaire est contre-indiquée. Pour ce qui concerne les boissons (eau, lait, tisanes, jus…), la soif est le meilleur indicateur.

Y a-t-il des aliments à éviter ?

Marie Thirion est catégorique : « Les interdits alimentaires systématiques pendant l’allaitement sont des archaïsmes ! Manger de tout, c’est permettre à bébé de découvrir toute la palette des saveurs alimentaires et de développer sa sensibilité gustative, comme il a déjà commencé à le faire dans le ventre de sa mère. » Ainsi, on a longtemps cru que les aliments au goût prononcé (asperges, choux, ail, oignon, épices…) devaient être évités, mais on sait aujourd’hui qu’ils n’ont pas d’effets nocifs, bien au contraire, puisqu’ils contribuent à l’éducation au goût des bébés en passant dans le lait maternel. Une excellente préparation à la diversification alimentaire !

À limiter : les boissons contenant de la caféine (pas plus de 3 tasses de café par jour), les boissons énergisantes et les produits à base de soja (1 par jour au maximum), dont les phytoestrogènes pourraient avoir des effets indésirables chez le bébé.

À proscrire : l’alcool, qui est nocif pour le bébé et peut rendre l’allaitement moins efficace. D’ailleurs, contrairement à une idée reçue, la bière, qui contient de l’alcool, ne favorise pas la production de lait !

En cas de doute, vous pouvez vous adresser à une consultante en lactation, spécialiste de l’allaitement humain (http://consultants-lactation.org).

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