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Les produits laitiers

  • 17-04
    Vive le goûter… pour les grands et les petits !

    À tous les âges, le goûter fait l’unanimité.

  • 15-04
    Que faire avec… du lait cru ?

    Si vous avez la chance de trouver du lait cru, profitez-en pour préparer des recettes simples où le lait tient le rôle principal. Les meilleures recettes à base de lait cru Pour les amateurs de lait, le lait cru, avec sa saveur riche et sa texture onctueuse, constitue un véritable trésor gustatif. Par conséquent, il […]

  • 10-04
    Les petits-déjeuners du monde : l’Italie

    Après l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne, les États-Unis, la Chine et l’Afrique du Sud, place à la dolce vita ! En Italie, le petit-déjeuner (prima colazione) se compose le plus souvent d’une boisson chaude et d’une viennoiserie. Les plus répandus ? Le cappuccino et le cornetto. Un cappuccino pour commencer la journée Pour les Italiens, le cappuccino […]

  • 01-04
    Les meilleurs accords entre bières et fromages de Savoie

    Pour Élisabeth Pierre, experte en bières indépendante et formatrice en zythologie – la science de la bière –, les prestigieux fromages de Savoie sont particulièrement indiqués pour explorer l’alliance entre bière et fromage : « actuellement, la Savoie constitue l’une des zones en France les plus dynamiques en nombre de brasseries et en variété de […]

  • 30-03
    Colporteurs des alpages 2015 : tentez de décrocher le job le plus insolite de l’été !

    Pour la troisième année consécutive, le syndicat de défense du beaufort, le célèbre fromage de Savoie, recherche ses « colporteurs des alpages » pour représenter et de promouvoir la filière au cœur des Alpes et de l’été. Un boulot de rêve ! Bien plus qu’un job d’été Pendant les 2 mois d’été, les colporteurs des […]

  • 27-03
    Découvrez la tarte tatin salée !

    Une manière renversante de renouveler ses tartes salées.

  • 25-03
    Fromager, c’est un métier : Marc Janin, MOF 2015

    A tout juste 30 ans, il vient de décrocher le titre prestigieux de Meilleur Ouvrier de France (MOF). Rencontre dans le Jura, département natal du jeune fromager. Comment êtes-vous devenu fromager ? Un peu par hérédité, mais surtout grâce à des rencontres avec des professionnels aussi passionnés que passionnants. Après mon baccalauréat, je ne souhaitais […]

  • 23-03
    Les fermes laitières, un concentré de biodiversité !

    On ne le sait pas toujours, mais le pâturage des vaches et l’action des éleveurs sur les paysages contribuent à maintenir la biodiversité. Dans les prairies, haies et bordures de champs, un grand nombre d’organismes vivants rendent en effet des services écologiques à la planète. Les lombrics ou vers de terre Les prairies des fermes […]

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Les produits laitiers
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Qu’est-ce que la présure ?

Un coagulant naturel essentiel à la fabrication du fromage.

Présure

Pour fabriquer du fromage, il faut d’abord solidifier du lait. Retour sur l’une des techniques les plus importantes de l’univers laitier.

Aux origines du fromage

Pour plusieurs historiens, c’est au cours de la préhistoire que l’homme découvrit, en dépeçant les jeunes ruminants après la chasse, le procédé permettant de fabriquer le fromage : dans l’estomac des animaux, le lait avait formé une masse solide qu’il était possible de déguster et même de conserver. Le fromage était né ! Grâce à cette découverte, les hommes purent reproduire le processus et conserver longtemps l’aliment riche et périssable qu’est le lait. L’estomac des jeunes ruminants contient en effet une enzyme naturelle qui permet d’accélérer le caillage du lait et donc de le transformer en fromage : la présure.

Le coagulant laitier par excellence

Celle-ci est extraite du suc gastrique de la quatrième poche de l’estomac, appelée « caillette », des jeunes ruminants abattus avant sevrage (veaux surtout, mais aussi chevreaux et agneaux). C’est elle qui permet aux bêtes de digérer le lait. Une fois introduite dans le lait par le fromager, la présure entraîne une coagulation rapide : les protéines du lait s’amalgament et tombent au fond du récipient pour former le caillé. Celui-ci est couvert par la partie liquide restante, appelée lactosérum ou « petit-lait ». Ce caillé est ensuite traité selon diverses techniques (égouttage, moulage, salage, éventuellement cuisson, affinage…) pour donner les différentes variétés de fromage.

Une technique traditionnelle en Europe

Aujourd’hui encore, de nombreux fromages traditionnels à pâte pressée sont fabriqués avec de la présure animale. Il s’agit d’ailleurs d’une condition sine qua non pour obtenir une Appellation d’Origine Protégée (AOP) ou un Label rouge. Par ailleurs, le terme « présure » sur une étiquette implique d’ailleurs obligatoirement que celle-ci est d’origine animale. Mais cette technique n’est pas exclusive : il existe aussi un caillage plus lent réalisé avec des ferments lactiques(fromages frais et certains fromages à croûte fleurie ou lavée), ainsi qu’un caillage mixte qui mêle présure et ferments lactiques (fromages persillés et pâtes molles). Mais aujourd’hui, la technologie fromagère évolue, et les industriels savent faire du fromage avec des enzymes coagulantes d’origine microbienne.

Crédit photo : DR/CNIEL
Cuves de caillage du lait : le lait a été emprésuré, on le brasse quelques minutes pour répartir la présure. Méthode de fabrication employée pour toutes les pâtes pressées cuites (comté, gruyère, beaufort, emmental…).

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Question (pas) bête : pourquoi certains fromages sont-ils entourés de bois ?

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Signe distinctif du vacherin Mont d’Or : sa large bande de bois qui l’encercle. Savez-vous exactement à quoi elle sert ?  Et avez-vous déjà goûté d’autres fromages qui se présentent ainsi ? Le point sur ces drôles de fromages bien ceinturés.

De la tenue… et du goût
Lors de la fabrication du fromage, le caillé est moulé pour prendre sa forme définitive. Il peut être versé dans un cercle de bois, dit éclisse. Par exemple, le caillé du beaufort est rassemblé dans une toile, puis moulé dans un cercle de bois de hêtre convexe, que l’on nomme « cercle de beaufort ». Sa forme bien particulière va donner un talon concave au fromage une fois démoulé, devenant un de ses signes de reconnaissance.
Néanmoins, peu de fromages gardent leur cerclage de bois lors de l’affinage et jusqu’au consommateur. Le plus connu d’entre tous, c’est le vacherin Mont d’Or : son cerclage d’épicéa, un résineux caractéristique du Jura, lui donne un parfum unique de résine et de sous-bois qui le rendent reconnaissable dès la première bouchée.
Fromage à pâte molle, le vacherin est cerclé après démoulage dans une sangle d’épicéa –tel que précisément mentionné dans le cahier des charges de l’AOP. Il est ensuite affiné sur des planches d’épicéa pendant 21 jours puis placé à son tour dans une boîte toujours du même bois. La boîte est légèrement trop petite afin que la croûte plisse légèrement pour conserver tout le moelleux et le fondant de la pâte coulante. On dit aussi que c’est pour évoquer les reliefs montagneux du Haut Doubs ! Loin de n’être qu’une décoration ou un simple emballage, cette sangle de bois est partie prenante du fromage, signifiant son attachement au terroir du Haut Doubs.
La preuve ? C’est un artisan dédié, le « sanglier », qui les réalise. Métier attesté dès Louis XIV en Franche-Comté, les bûcherons-sangliers ne sont plus qu’une douzaine à exercer cette profession.

D’autres fromages encerclés
Si vous aimez le moelleux boisé du vacherin Mont d’Or, vous aimerez aussi le vacherin des Bauges, dit aussi vacherin de Savoie, fabriqué à l’automne avec le lait des premières gelées. Il n’est hélas que très peu produit – trois fromageries environ, et se déguste surtout dans la région.
De création plus récente -2008-, le moelleux du Revard revisite la tradition du vacherin des Bauges. Il est fabriqué avec du lait de vaches abondance, tarine et montbéliarde, collecté sur la zone AOP de la Tome des bauges. Au lait cru, à la pâte molle et à la croûte lavée, sa ceinture vise surtout à éviter à sa pâte ultra-moelleuse de se répandre… et à le parfumer d’arômes boisés. A guetter aussi dans les crémeries : le sanglé  de la fromagerie Badoz.

Du cercle aux bandelettes
Version « allégée » du cercle de bois : les bandelettes naturelles entourant un fromage. L’exemple le plus connu ? Le livarot ! Fabriqué à l’origine au lait écrémé, ce fromage avait peu de tenue et avait tendance à s’affaisser. Pour conserver sa forme ronde, il était entouré de 5 bandelettes faites en laiches, c’est-à-dire en roseaux séchés, dits aussi massettes. C’est elles qui lui ont donné son surnom de colonel : il est décoré de 5 bandes, comme les galons sur la veste du militaire. Désormais plus décoratives qu’utiles, ces bandelettes sont maintenant le plus souvent de papier.

Crédits photo : V. RIBAUT / Les Studios Associés / CNIEL

Cristaux de tyrosine sur un vieux comté
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Question (pas) bête : c’est quoi, ces cristaux de sel dans mon fromage ?

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Certains fromages à pâte dure comme les comtés ou les beauforts développent, au fil de leur affinage, des sortes de mini cristaux salés qui craquent sous la dent avant de fondre en bouche. Pourtant, il ne s’agit pas de sel mais de petits amas de tyrosine, un acide aminé qui donne du goût au fromage. Petit cours de chimie laitière.

Des protéines dans le lait

Les végétariens et les sportifs le savent bien : les produits laitiers sont riches en protéines d’excellente qualité. Ces molécules indispensables aux cellules du corps et à son fonctionnement sont construites à partir de vingt acides aminés, constituants de base des protéines qui se lient entre eux comme les maillons d’une chaîne.

La tyrosine, un acide aminé

Or, la tyrosine est l’un des acides aminés entrant dans la composition des protéines du lait. Au fil du vieillissement du fromage, elle forme des amas par le biais de la protéolyse, phénomène important du processus d’affinage : sous l’action d’une enzyme, la tyrosine se fragmente en plusieurs morceaux et s’accumule en minuscules blocs blancs au sein de la pâte. On trouve souvent ces cristaux dans les vieux comtés. Contrairement à une idée répandue, il ne s’agit donc pas de sel.

Bon à savoir pour les gourmets : ces pépites de concentré de saveur signent un affinage réussi.

À vos scrabbles pour épater la galerie avec la tyrosine et la protéolyse !

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Crédit photo : V. RIBAUT / Les Studios Associés / CNIEL.