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La filière laitière

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Les produits laitiers
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Qu’est-ce que la COP21 ?

Toute la lumière sur la COP et les engagements de la filière laitière pour l’environnement.

Paysage d'élevage laitier

Cette année, la Conférence internationale du climat aura lieu en France. Mais qu’est-ce qu’une COP ? En quoi la filière laitière est-elle concernée et impliquée dans la lutte contre le changement climatique ?

La COP21 en bref

COP est l’abréviation de COnférence des Parties, ces dernières désignant les États signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée en 1992 à Rio, entrée en vigueur en 1994 et ratifiée à ce jour par 195 pays. Cette Convention-cadre « reconnaît l’existence d’un changement climatique d’origine humaine et donne aux pays industrialisés le primat de la responsabilité pour lutter contre ce phénomène » (site officiel de la COP21).

La COP est donc une conférence mondiale sur les changements climatiques. Chaque année, elle réunit les États « parties » qui font le point sur la situation et préparent les actions à venir pour limiter le réchauffement climatique. C’est lors de la COP de 1997 qu’a été signé, au Japon, le fameux protocole de Kyoto, premier accord climatique mondial juridiquement contraignant.

La COP qui se tient cette année à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015 est la 21e, d’où le nom de « COP21 ». Elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous à partir de 2020, avec l’objectif commun de maintenir le réchauffement mondial sous la limite de 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle (vers 1850).

L’élevage laitier s’engage pour le climat

La filière laitière subit les conséquences du changement climatique mais contribue aussi au réchauffement, même si l’élevage compense une partie de ses émissions de gaz à effet de serre par le stockage de carbone dans les haies et les sols. Outre les pratiques déjà mises en œuvre pour réduire son impact, la filière a créé la Ferme laitière « bas-carbone », récemment lauréate du concours My positive impact organisé par la Fondation Nicolas Hulot. Cette initiative portée par le CNIEL, avec le partenariat scientifique de l’Institut de l’Élevage, a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre par litre de lait d’origine française de 20 % au cours des 10 prochaines années.

La Ferme laitière bas carbone prolonge à grande échelle l’expérience « Life Carbon Dairy », qui concerne 3 900 éleveurs de 6 grandes régions pilotes (Basse-Normandie, Bretagne, Lorraine, Pas de Calais, Pays de Loire, Rhône-Alpes). Celui-ci a d’ores et déjà permis d’identifier des leviers de progrès pour réduire encore plus les émissions de gaz à effet de serre : produire un maximum de fourrages de qualité à la ferme, diminuer l’utilisation d’engrais en valorisant les fumiers et lisiers et en introduisant des légumineuses, planter des haies, diminuer la consommation de carburant… La plupart de ces leviers sont associés à un gain économique pour l’éleveur, ce qui constitue une véritable stratégie « gagnant gagnant ». La Ferme laitière bas carbone a pour ambition d’étendre ce programme aux 60 000 élevages laitiers français, ce qui pourrait permettre d’économiser 2 millions de tonnes de CO2 en 10 ans !

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Eleveur dans les prés
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Que veut dire… changement climatique ?

Que veut dire… changement climatique ?

Pleins feux sur l’objet de la COP21, qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.

La COP21, conférence des Nations unies sur le climat, sera lancée à la fin du mois : l’occasion de revenir sur ce que recouvre concrètement l’expression « changement climatique » et de torde le cou aux idées reçues sur l’élevage laitier.

Le changement climatique, une modification durable du climat global de la terre

Le changement climatique tel qu’on l’entend actuellement désigne une augmentation de la température à la surface du globe. En particulier, il est caractérisé par :

  • une élévation des températures moyennes (en 2012, la température moyenne planétaire a progressé de 0,89 °C par rapport à celle du XXe siècle ; en été, elle pourrait augmenter de 1,3 à 5,3 °C d’ici la fin du XXIe siècle si nous ne mettons pas en œuvre des solutions efficaces) ;
  • une augmentation de la température des océans ;
  • une augmentation du niveau de la mer (environ 20 cm depuis le début du XXe siècle) ;
  • une accélération de la fonte des glaciers de montagne (750 millions de tonnes par jours depuis 20 ans) et des calottes polaires (990 millions de tonnes par jours depuis 10 ans) ;
  • une augmentation de la fréquence des aléas climatiques.

La biodiversité, le littoral, l’océan, la santé et même le patrimoine culturel sont concernés par les impacts de ce changement climatique (plus d’informations sur le site du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie).

Les gaz à effet de serre sur la sellette

D’une manière générale, les changements climatiques peuvent être dus à des phénomènes naturels, comme une crise volcanique. On parle alors plutôt de variabilité climatique. Mais ils sont également liés aux activités humaines : c’est ce changement climatique dit « anthropique » (en rapport avec l’espèce humaine) qui constitue l’enjeu de la COP 21.

Dans son rapport d’octobre 2013, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) indique en effet que l’influence humaine sur la période actuelle de changement climatique que nous traversons est clairement établie. Depuis le XIXe siècle, l’homme a considérablement accru la quantité de gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère. Si ceux-ci sont nécessaires à la vie (ils retiennent sur terre une partie de la chaleur reçue du soleil et, sans eux, la température moyenne sur terre serait de –18°C au lieu de +15°C !), l’augmentation des gaz générés par l’homme (notamment CO2 ou gaz carbonique, CH4 ou méthane et N2O ou protoxyde d’azote) est en partie responsable du réchauffement climatique. On parle d’impact ou d’empreinte carbone.

Et la filière laitière, dans tout ça ?

La filière laitière subit les conséquences du changement climatique. En particulier, les cultures fourragères sont mises à l’épreuve dans certaines régions où les prairies sont sensibles à la sécheresse. Mais elle contribue aussi au réchauffement. C’est pourquoi la réduction des émissions de gaz à effet de serre de la filière et son adaptation au changement climatique représentent un enjeu majeur pour le secteur.

Les éleveurs mettent déjà en œuvre un certain nombre de pratiques pour réduire l’émission des gaz à effet de serre, comme implanter des légumineuses, réduire les consommations de carburant, optimiser la quantité de concentré donné aux vaches, réduire la consommation d’engrais chimiques, améliorer la qualité des fourrages, installer des unités de méthanisation

L’élevage compense également une partie de ses émissions par le stockage de carbone dans les haies et les sols, notamment des prairies. D’après l’Institut de l’élevage, ce stockage compense 75 % des émissions de méthane du troupeau ruminant en France et ce stockage peut encore augmenter en plantant plus de haies et en améliorant les prairies. Par ailleurs, l’élevage joue un rôle central dans les territoires ruraux au sein desquels il assure, au-delà de l’approvisionnement alimentaire, de nombreuses contributions sur les plans économique, social et environnemental.

Pour continuer de progresser, un plan d’action a été initié par la filière lait en 2015 : la Ferme laitière « bas-carbone », qui vise à promouvoir des leviers d’action permettant à la production laitière de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % à l’horizon 2020. Elle a récemment fait partie des lauréats du concours My positive impact organisé par la Fondation Nicolas Hulot.

Traite des vaches
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Comment trait-on les vaches ?

Comment trait-on les vaches ?

À la ferme ou en montage, la production de lait commence par la traite.

L’image du fermier assis sur un tabouret, avec un seau à proximité pour recueillir le lait, est aujourd’hui dépassée ! C’est toujours l’éleveur qui se charge de la traite, mais avec l’aide d’une machine à traire ou d’un robot.

C’est fait comment, une vache ?

Comme tous les mammifères femelles, les vaches produisent du lait. Mais pour ce faire, elles doivent d’abord donner naissance à un veau (on appelle « génisses » les jeunes vaches qui n’ont pas encore vêlé). C’est ce qui déclenche la production de lait dans le pis (ou mamelle) qui est constitué de 4 « quartiers » terminés par 4 « trayons ».

La traite a lieu deux fois par jour, matin et soir, chaque jour de l’année. C’est un moment que les vaches apprécient car cela soulage leur mamelle remplie de lait.

Lumière sur la machine à traire

La machine à traire permet de traire les vaches d’une manière hygiénique, efficace et indolore. Elle peut être utilisée de différentes manières :

  • Elle est installée dans une salle exclusivement dédiée à cet usage, appelée salle de traite. Les vaches s’y rendent, accompagnées des éleveurs, pour « donner leur lait ».
  • Elle est conçue de manière à optimiser le bien-être des animaux et le confort des éleveurs, qui trouvent là un lieu de rencontre privilégié. Elle permet aussi d’assurer une hygiène optimale de la traite ; c’est fondamental pour assurer la qualité du lait qui est un produit fragile.
  • Dans certaines petites fermes, par exemple en Franche-Comté, la machine à traire est parfois installée dans l’étable.
  • En montagne, quand les troupeaux pâturent en alpage, les éleveurs utilisent des machines à traire mobiles : le système est toujours mécanisé, mais c’est lui qui va aux vaches et non l’inverse.
  • Certains éleveurs sont équipés d’un robot de traite : le processus de la traite y est entièrement automatisé. Chaque vache, qui décide d’entrer dans la loge du robot à son rythme (entre 2 et 3 fois par 24 h), est reconnue grâce à un collier électronique et traite selon ses besoins. L’éleveur observe régulièrement ses vaches et analyse attentivement les données fournies par le robot, afin de le régler en fonction des spécificités de chaque animal (lire l’interview de François Patte pour en savoir plus).

Les différentes étapes de la traite

  1. Les trayons de la vache sont nettoyés afin d’être propres et secs ; différentes techniques existent.
  2. Une traite manuelle des premiers jets permet de vérifier que le lait est d’aspect normal et qu’il n’y a pas de blessure au trayon.
  3. Les manchons trayeurs sont positionnés en douceur sur les trayons. Un système de pulsation et de vide adapté permet alors de récolter le lait qui coule facilement.
  4. Quand il n’y a plus de lait dans la mamelle, les manchons se décrochent automatiquement ou c’est l’éleveur qui les retire (au préalable, il a vérifié l’état de la mamelle).
  5. Une pommade appelée produit cosmétique peut être appliqué après la traite pour protéger les trayons des agressions extérieures (pluie, vent…). Les vaches sortent de la salle de traite et vont se reposer ou pâturer au pré quand la météo le permet. De l’eau est disponible à volonté pour leur permettre de s’hydrater.
  6. Le matériel de traite et le local de traite sont nettoyés systématiquement et consciencieusement après chaque traite.
  7. Le lait, qui a donc été recueilli dans des conditions d’hygiène strictes, suit enfin son parcours habituel : il est immédiatement conduit, à travers des tuyaux, vers de grandes cuves réfrigérées, avant d’être acheminé par camion réfrigéré jusqu’à la laiterie où il fait l’objet de nouveaux contrôles.