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La filière laitière

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Economie et société
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Qu’est-ce que l’agriculture biologique ?

Lait de consommation, yaourt, crème dessert, fromage frais, beurre, crème fraîche, fromage affiné : tous les produits laitiers peuvent être issus de l’agriculture biologique !

Produits laitiers bio

En 2014, la collecte de lait de vache biologique, qui concerne près de 2 100 éleveurs, a atteint 537,4 millions de litres. Cela représente une augmentation de 9,2 % par rapport à 2013. Mais que veut dire exactement « agriculture biologique » ?

Un mode de culture durable…

L’agriculture biologique est l’une des formes de l’agriculture durable, qui « se définit par une production agricole économiquement viable, socialement équitable, et qui ne nuit ni à l’environnement ni à la santé » (Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie) :

  • Les cultures sont produites sans pesticides de synthèse, engrais chimique ou organismes génétiquement modifiés (OGM). Ceux-ci sont remplacés par d’autres produits d’origine végétale ou animale : fumiers, lisiers, composts pour fertiliser ou éliminer les parasites…
  • Du côté de l’élevage, les animaux sont nourris avec des aliments principalement issus de la ferme, cultivés selon les règles de l’agriculture biologique. Leur santé passe avant tout par la prévention et l’utilisation de médecines douces. Ils disposent obligatoirement d’un accès au plein air et d’espace.
  • Les produits laitiers bio dépendent d’un circuit de fabrication spécifique. Ils ne contiennent ni exhausteurs de goût, ni colorants, ni arômes chimiques de synthèse. L’utilisation d’additifs est très fortement limitée.

Cela ne signifie pas que les produits laitiers issus de l’agriculture conventionnelle sont élaborés dans des conditions ne respectant pas l’environnement, la santé ou le bien-être animal – en France, par exemple, l’élevage est très majoritairement composé de petites exploitations où chaque vache est bichonnée quotidiennement. Simplement, ils ne peuvent pas bénéficier du label bio.

… et contrôlé par les pouvoirs publics

À la différence de l’agriculture raisonnée, l’agriculture biologique constitue en effet l’un des signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine tels que l’AOP, l’IGP ou le label rouge. À ce titre, elle fait l’objet de contrôles stricts de la part d’un organisme certificateur indépendant agréé par les pouvoirs publics.

Deux logos garantissent que le produit respecte les règles de l’agriculture biologique :

  • Logo bio européenLe logo bio européen est obligatoire sur tous les produits bio alimentaires pré-emballés dans l’Union européenne. Il comporte l’indication du lieu de production des matières premières agricoles composant le produit (« Agriculture UE », « Agriculture non UE » ou « Agriculture UE/non UE », avec la possibilité de mentionner le pays), ainsi que le numéro de code de l’organisme certificateur. Les logos nationaux et privés peuvent être utilisés en complément.
  • Logo ABLe logo AB, français, est facultatif. Propriété exclusive du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt qui en définit ses règles d’usage, il identifie, comme le logo bio européen, des produits 100 % bio ou contenant au moins 95 % de produits agricoles bio dans le cas des produits transformés.

Le logo bio peut accompagner d’autres signes officiels de qualité. C’est pourquoi il est possible de trouver du comté AOP bio, de la crème d’Isigny AOP bio ou du beurre de Bresse AOP bio !

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Ferme
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Portrait d’éleveuse : Hélène Fréger

Portrait d’éleveuse : Hélène Fréger

Des vaches et des poissons dans une seule exploitation agricole ? Non seulement c’est possible, mais dans la ferme d’Hélène Fréger, les deux fonctionnent de manière complémentaire !

Souvenez-vous d’Hélène Fréger : après un DUT de chimie et un emploi chez Michelin, cette éleveuse atypique est retournée à ses racines agricoles à Venesmes, au cœur du Berry. Elle est aujourd’hui à la tête de 156 hectares de cultures et de prairies, 70 vaches laitières de race Prim’Holstein et 19 bassins piscicoles. Un projet innovant et unique en France qui lui vaut de participer aux trophées de l’agro-écologie 2015 : dans un contexte pourtant difficile, les éleveurs laitiers n’en finissent pas de se réinventer. Leur objectif ? Vivre mieux en fortifiant leur engagement dans tous les aspects du développement durable : depuis toujours, la nature est leur gagne-pain !

Hélène FrégerUne ferme laitière spécialisée dans la pisciculture : voilà un concept particulièrement original ! Quelle est l’histoire de ce projet ?

C’est une histoire de hasard et de choix économique. Après avoir repris mes études pour retrouver le monde agricole, j’ai rejoint l’exploitation familiale. Dans les années 1980, nous avons créé un étang, plus exactement une réserve d’irrigation de 2,5 hectares pour arroser les cultures. On y mettait des poissons à pêcher pour l’amusement de la famille. À côté de ça, on avait une grande fosse pour stocker le lisier, un mélange d’eau et de déjections propre aux élevages. Un été, à cause de pluies diluviennes, le lisier a ruisselé jusqu’à l’étang et, quelques mois après, on s’est rendu compte que les poissons s’étaient multipliés de façon considérable. Mon père cherchait alors des revenus complémentaires. Il a pensé à une diversification autour de la pisciculture. Nous avons rationalisé ce que nous avions constaté de manière empirique et, aujourd’hui, nous élevons les poissons de A à Z, depuis les minuscules larves jusqu’aux gros spécimens.

À quel usage les poissons sont-ils destinés ?

Il s’agit surtout de poissons d’ornement que les clients achètent pour leurs bassins ou aquariums. Depuis quelques années, je propose notamment des carpes koï européennes, particulièrement jolies et colorées. J’élève également des carpes dites « amour blanc », qui régulent la flore dans les étangs. Enfin, au moment des fêtes de fin d’année, je vends des poissons comestibles comme les brochets ou les sandres. La plupart de mes clients sont des particuliers, mais je compte également quelques collectivités.

Dans la vie quotidienne à la ferme, quel est le lien entre l’activité laitière, les cultures au sol et les bassins de pisciculture ?

Les trois ateliers sont complémentaires et forment un véritable cercle vertueux. Pour schématiser, les déjections liquides des vaches laitières sont récupérées dans l’étable. Elles sont déversées dans l’étang où elles nourrissent les phytoplanctons qui nourrissent eux-mêmes les zooplanctons, pour arriver enfin aux larves et aux poissons dans les bassins. C’est donc une « chaîne alimentaire aquatique » qui commence avec les vaches. Cette technique de dépollution des eaux naturelle et écologique s’appelle le lagunage, mais nous allons encore plus loin que les projets habituels, car une partie de l’eau sert ensuite à arroser les cultures qui nourrissent le troupeau. La boucle est bouclée !

Vous avez été sélectionnée pour participer aux trophées de l’agro-écologie. De quoi s’agit-il ?

C’est un concours national organisé par le Ministère de l’agriculture. Il récompense les projets innovants et respectant les principes de l’agriculture durable. Notre projet répond à tous ces critères. Il est d’abord novateur, ce qui explique pourquoi il a fallu plusieurs années pour obtenir toutes les autorisations administratives ! Économiquement, le concept est rentable. Socialement, je travaille avec deux salariés à temps plein et chacun d’entre nous doit être qualifié sur tous les postes de l’exploitation. Écologiquement, enfin, ce système permet de recycler et d’économiser les ressources en créant un cycle de production intelligent. Je cherche également à produire sur place la plus grande partie de l’alimentation des animaux afin de tendre vers l’autonomie, le tout en pariant sur la biodiversité des cultures (céréales, luzerne, pois, lin, maïs, vesce…), les rotations et d’autres techniques permettant d’améliorer la qualité des sols. Le tout se fait bien sûr dans le respect du bien-être animal : dans les élevages français, où les troupeaux sont de taille réduite, le lien avec les animaux reste quotidien et individualisé. Avec ce concours, j’ai à cœur de faire connaître mon engagement, pourquoi pas susciter des vocations, et surtout découvrir les nombreux projets innovants et écologiques qui maillent l’ensemble du territoire agricole français.

La ferme de Scay
18190 VENESMES
http://www.poisson-koi-venesmes.com
Facebook https://www.facebook.com/HSCAY
Et https://www.facebook.com/FERMEDESCAY?ref=hl

Eleveur et vache
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95 % des élevages laitiers français adhèrent à la Charte des bonnes pratiques d’élevage

95 % des élevages laitiers français adhèrent à la Charte des bonnes pratiques d’élevage

Les éleveurs à la tête de troupeaux de plus de 20 vaches laitières ont adhéré massivement à la Charte des bonnes pratiques d’élevage.

95 % des élevages de plus de 20 vaches laitières sont signataires de cette charte, une démarche qui aide les producteurs de lait – entre autres – à progresser dans leurs pratiques tout en répondant aux attentes des consommateurs.

La Charte des bonnes pratiques d’élevage, un outil « gagnant gagnant »

La Charte des bonnes pratiques d’élevage bénéficie d’un soutien actif du Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière (CNIEL). Son objectif est double : elle constitue à la fois un outil de progrès pour les éleveurs, qui sont accompagnés par des techniciens de terrain dans l’évolution de leurs pratiques professionnelles, et un gage de transparence pour les consommateurs.

Logo Charte des bonnes pratiques d'élevageL’adhésion des éleveurs laitiers, qui repose sur le volontariat, a été massive : aujourd’hui, 95 % des élevages laitiers de plus de 20 vaches sont engagés, ce qui représente près de 95 % du lait produit en France ! Des audits réalisés par des techniciens d’élevage au sein des fermes permettent d’identifier les acquis des éleveurs et d’étudier les points sur lesquels il est encore possible de progresser.

Pour répondre aux attentes de la société, la Charte s’est inscrite dans une dynamique d’évolution permanente. C’est pourquoi elle a été mise à jour en 2003, en 2007 puis en 2012.

Les 6 engagements essentiels des éleveurs qui adhèrent à la Charte

  1. Identification : tous les animaux de l’exploitation bénéficient d’une parfaite traçabilité grâce à une identification selon les règles en vigueur. En particulier, les fameuses boucles d’oreille en plastique orange sur les oreilles des vaches sont faites pour ça !
  2. Santé du troupeau : dans le cas où un animal est malade, les soins apportés sont choisis avec l’appui du vétérinaire et enregistrés dans un carnet sanitaire.
  3. Alimentation du troupeau : elle est saine, équilibrée et tracée. En particulier, les animaux sont nourris et abreuvés conformément à leurs besoins, dans d’excellentes conditions d’hygiène, avec des aliments correctement stockés et suivis.
  4. Qualité du lait : une hygiène rigoureuse (propreté de l’installation de traite du local de stockage du lait et du matériel de réfrigération, éclairage approprié…) permet d’assurer la santé des vaches et la qualité sanitaire du lait produit.
  5. Bien-être des animaux et sécurité des personnes : les animaux vivent dans des espaces où la propreté est maintenue en toute saison, dans des conditions de confort respectant leurs besoins. Les bonnes pratiques envers les animaux assurent aussi la sécurité des personnes travaillant sur l’exploitation ou intervenant ponctuellement auprès du troupeau.
  6. Protection de l’environnement : attention portée à la biodiversité sur l’exploitation, qualité de l’eau, gestion des déchets, stockage de carbone, économies d’énergie… L’élevage laitier s’inscrit dans une démarche de développement durable.

> Pour en savoir plus : le site de la charte des bonnes pratiques d’élevage