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La filière laitière

Economie et société
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Qui consomme le plus de lait en Europe ?

Du Nord au Sud de l’Europe, on aime le lait… mais pas pour les mêmes usages !

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Du Nord au Sud de l’Europe, on boit et on cuisine beaucoup de lait de vache, avec de grandes disparités de consommation. Mais c’est toute une géographie de consommation laitière qui se dessine quand on y regarde de plus près !

Les cinq premiers pays consommateurs de lait en Europe

Selon un calcul établi suivant les achats des ménages en 2009, c’est en Finlande que l’on consomme de loin le plus de lait !
Les pays scandinaves et du Nord de l’Europe sont des consommateurs importants : Angleterre, Danemark et Norvège figurent dans le top 10.
Les rares à consommer moins de 10 litres par an sont l’Ukraine, la Turquie et la Bulgarie.

Les cinq pays les plus consommateurs

Finlande 112,5
Irlande 89,4
Croatie 85,1
Suède 81,4
Espagne 79,4

(en litre de lait par habitant)

Carafe et verre de laitUn clivage Nord/Sud

Au Nord de l’Europe, le lait frais règne en maître, et dès qu’il fait plus chaud, c’est le lait UHT (dont la conservation est de 3 mois) qui s’impose au Sud de l’Europe.

En fait, la différence de consommation Nord/Sud vient de l’usage du lait comme boisson ou comme ingrédient culinaire !
Au Nord, le lait est considéré comme boisson, et consommée au petit-déjeuner et au goûter aussi bien par les enfants que par les adultes. Tandis que dans les pays du Sud, le lait se consomme comme adjuvant (un peu de lait dans le café du matin) et dans certaines recettes bien précises, essentiellement sucrées.

* Source : Packaged Food: Euromonitor from trade sources/national statistics ©2010 Euromonitor International

Crédits photo : A.MURIOT / CNIEL

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Vaches de race Montbéliarde au pré
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Portrait de vache : la Montbéliarde

Portrait de vache : la Montbéliarde

La reine des fromages AOP dévoile les secrets de la qualité de son lait.

Vache montbéliarde en alpageEmblème de la Franche-Comté, reine des AOP fromagères françaises, cette vache robuste a le regard doux, la tête blanche et le corps ponctué de grandes taches rouges acajou. Rencontre avec la deuxième laitière française après la Prim’holstein.

Origine

La Montbéliarde est originaire des plateaux du massif jurassien, dans l’est de la France. Au XVIIIe siècle, des éleveurs de l’Oberland bernois (Suisse) s’établirent en effet dans la principauté de Montbéliard avec leur cheptel. Grâce à un patient travail de sélection et de croisement avec les races locales, ce dernier finit par acquérir une certaine renommée et fut officiellement reconnu en 1889 comme « race montbéliarde » par le Ministre de l’Agriculture.

Une force de la nature

De grande taille et de bon poids (650 à 800 kg pour les femelles adultes), la Montbéliarde est plébiscitée par les éleveurs pour ses remarquables qualités de longévité, de fertilité et de rusticité. Ses conditions d’élevage d’origine, dans des hautes altitudes marquées par des températures extrêmes (de – 20°C en hiver à + 35°C en été), l’ont en effet munie de formidables capacités d’adaptation et d’une grande résistance.
Elle représente encore aujourd’hui l’écrasante majorité du cheptel de Franche-Comté (92 % de la population bovine), mais sa part est importante et croissante dans les autres massifs français. Race universelle, elle est également exportée dans le monde entier, y compris aux États-Unis.

La reine des fromages AOP

La Montbéliarde produit annuellement plus de 7 600 kg d’un lait riche en protéines, d’une très grande qualité fromagère, qui sert à la fabrication de nombreuses AOP : morbier, reblochon, bleu de Gex, mont d’or, cantal, abondance… Surtout, il est le seul à pouvoir entrer dans la fabrication de l’un des fleurons de l’or des montagnes, le comté.

La Montbéliarde est également réputée en boucherie, avec une viande savoureuse et peu grasse. Une véritable vache tout-terrain !

> Consulter le site de l’Organisme de Sélection de la race montbéliarde
> Découvrir d’autres portraits de vache

Crédits photo : F.ZVARDON /L. PAGE /CNIEL

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Petite histoire du lait en Chine

Petite histoire du lait en Chine

Mais oui, on consomme aussi beaucoup de lait en Chine !

Rayonnage de lait frais en Chine dans un supermarchéSaviez-vous que la Chine était le 4e producteur de lait mondial ? En effet, les choix alimentaires se sont considérablement diversifiés en Chine depuis une trentaine d’années. De tous les aliments, c’est la consommation de lait qui a le plus progressé. Retour sur une vieille histoire.

Le lait, une tradition ancienne en Chine

Dans le Nord du pays, des spécialités à base de lait figurent depuis longtemps dans la liste des en-cas consommés entre les repas. Ainsi à Pékin, un yaourt un peu édulcoré associé à du miel fait partie des snacks populaires très appréciés.

Un traité chinois du VIe siècle avait déjà décrit les méthodes d’élevage et de traite des vaches, et la fabrication des produits laitiers ! Le lait et ses dérivés ont donc existé en Chine, mais ils avaient presque disparu depuis le XIVe siècle.  Sauf à la cour impériale, où lait, beurre et lait fermenté étaient devenus des produits rares et précieux, ingrédients de pâtisseries sucrées et salées, réservés à la gastronomie des élites…

Le lait était également apprécié pour ses vertus médicinales.

Un grand producteur de lait

Les premiers pas, très hésitants, d’une industrie laitière moderne ont commencé vers 1910-1920. Mais il a fallu attendre la diversification alimentaire de la fin des années 1970 pour que la production de lait augmente notablement. Elle est passée à près de 40 millions de tonnes en 2009 : la Chine se situe aujourd’hui au 4e rang des pays producteurs de lait. La consommation de lait est maintenant encouragée par les pouvoirs publics, pour des raisons nutritionnelles et sanitaires.

Crédits photos : P.Bourgault