Alimentation et Santé

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Régimes : ne croyez pas aux miracles !

A l’approche de l’été, posez-vous les bonnes questions pour trouver votre juste poids.

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Femme dégustant une oliveIl n’existe pas de régime amaigrissant unique, qui conviendrait à toutes les personnes souhaitant perdre de poids. Beaucoup sont même dangereusement déséquilibrés. Le point sur ce qu’il faut savoir… avant d’envisager de changer ses habitudes alimentaires !

Un régime est forcément personnalisé

Un individu est par essence unique, que ce soit sur le plan intellectuel ou physique. Les demandes et attentes de chacun fluctuent en fonction de nombreux paramètres : âge, style de vie, vie familiale, pratique sportive…
Il doit donc être adapté à la demande, au bénéfice santé, à l’environnement familial et social. Il doit, pour être efficace et suivi consciencieusement, être profondément personnalisé. Car devant les kilos à perdre, nous sommes tous différents : nos organismes réagiront différemment face à la réduction calorique.

Attention à l’effet yo-yo

Un régime inadapté va engager des privations et exclusions d’aliments, qui entraineront une mauvaise adhésion aux « conseils diététiques » parfois folkloriques, dont la conséquence majeure sera la reprise de poids, voire des kilos en plus. C’est le phénomène du yo-yo, redoutable car il peut grever la réussite d’un régime bien mené.  
Méfiance donc dès que l’on exclut certaines catégories d’aliments (féculents ou laitages par exemple) ou que l’on prône de consommer à excès un autre type, comme des protéines. Par exemple, pourquoi supprimer les fromages systématiquement (comme souvent entendu) alors qu’il suffit de réguler leur consommation et de garder la notion de plaisir même dans un régime ? Car les carences sont alors souvent au rendez-vous : le besoin moyen en calcium n’est pas couvert pour 23% des régimes étudiés par l’Anses. On ne trouve pas l’équilibre en créant un déséquilibre !

Vive les pros

Selon le nombre de kilos à perdre, la perte de poids sera menée sur une période plus ou moins longue, de préférence accompagné d’un professionnel de la nutrition qui pourra personnaliser au mieux ses conseils.
Les principes essentiels de la perte de poids demeurent :

  • La diminution et/ou la réadaptation calorique,
  • L’augmentation de la dépense physique, ou sa mise en place,
  • La correction d’éventuelles erreurs alimentaires,
  • L’adaptation au comportement alimentaire et aux habitudes de chacun

Les solutions à imaginer dépendent ensuite de :

  • La motivation personnelle à perdre du poids,
  • De l’environnement familial, si l’on est seul à la maison, en couple ou en famille,
  • De sa vie, plus ou moins active,
  • De ses goûts alimentaires,
  • De son rythme alimentaire, du nombre de repas consommés par jour.

Les professionnels de la nutrition sont à même de pouvoir gérer tous ces points, et ainsi proposer une adaptation alimentaire en vue d’un amaigrissement, mais aussi permettre le maintien de la perte de poids dans le temps, étape primordiale de la réussite d’un bon amaigrissement.
Il n’y a donc pas de régime type, mais de multiples régimes, qui une fois proposés évolueront au cours du temps. Un régime initié en première intention sera modifié afin de s’adapter aux différentes phases de l’amaigrissement.
L’Anses (L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’Environnement et du travail) a émis un avis quant aux régimes amaigrissants : « la pratique des régimes peut provoquer des modifications profondes du métabolisme énergétique du corps[…] souvent à l’origine du cercle vicieux d’une reprise de poids, éventuellement plus sévère, à plus ou moins long terme », mais aussi « la dépression et la perte de l’estime de soi sont des conséquences fréquentes des échecs à répétition des régimes amaigrissants ». L’Anses insiste donc sur la nécessité d’une « prise en charge spécialisée adaptée ».
Alors attention aux régimes révolutionnaires qui vous sont proposés pour maigrir en un temps record, quel que soit le nombre de kilos à perdre ! Prendre son temps, trouver les réponses adaptées à son mode de vie, pratiquer un sport restent les seules méthodes qui permettent d’envisager sur le long terme d’avoir la silhouette qui vous va.

A lire aussi :

> Le calcium laitier pour perdre du poids
> Comment manger léger après les fêtes
> Questions de santé : le point sur le poids

Crédit photo : Phovoir

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Les produits laitiers sont-ils aussi gras que vous croyez ?

Les produits laitiers sont-ils aussi gras que vous croyez ?

Retour sur des idées reçues.

Entre l’image que l’on a des produits laitiers et la réalité de ce que l’on consomme au quotidien, la vraie teneur en matières grasses (lipides) des produits laitiers peut vous surprendre… dans le bon sens !

Une étude sur la perception des lipides
Pour 59% des consommateurs interrogés sur le pourcentage de matières grasses contenu dans le lait (étude CSA/CNIEL 2010), les produits laitiers sont gras. Ainsi, certains estiment que le lait ½ écrémé contient en moyenne 17 % de lipides (au lieu de 1,6 % dans la réalité),  d’autres qu’un yaourt en contient 21 % (1,1 % dans la réalité) ! Quant à la teneur en matières grasses du camembert, elle est estimée à 48 % (au lieu de 22 %) et celle de l’emmental à 48 % (au lieu de 29 %). La méconnaissance de la composition nutritionnelle des produits laitiers tend à les positionner comme des produits gras car la teneur en matières grasses des produits laitiers est la plupart du temps surestimée. Néanmoins, ils sont 90% à dire que le lait est bon pour la santé et 84% que le lait est la meilleure source de calcium.

Les vrais chiffres !
Côté pratique et pour bien clarifier la situation nutritionnelle des produits laitiers, voici quelques exemples de pourcentage de lipides pour 100 g d’aliment consommé :

  • Laits de consommation : écrémé < 0,3 %,  ½ écrémé 1,5 %, entier 3,5 % ;
  • Fromages : famille très vaste (1000 fromages en France) allant de 0 % à 35 %;
  • Laits fermentés (yaourts et autres) : 0 à 4 %
  • Beurres et dérivés : « matières grasses laitières à tartiner » 10-20 %,  « réduits de 50% de MG » 39-41 %, « allégés » 60-62 %, « standard demi-sel » 80 %, et « classique » 82 %
  • Crèmes et dérivés : « spécialité à base de crème » entre 3 et < 12 %, « légère » 12 à 30 %, classique ≥ 30 %.

On est bien loin de ce que pensent les participants à l’étude !

Au quotidien dans notre assiette
Si l’on rapporte le pourcentage aux portions consommées habituellement par jour, selon les recommandations préconisées, voici la quantité réelle de matières grasses consommées lorsque l’on mange…

  • 10g de beurre = 8,2 g de matières grasses
  • 30g de fromage affiné (type camembert) = 6,6 g
  • 125g de yaourt (au lait entier) = 5 g
  • 250 ml de lait (1/2 écrémé) = 3,7 g

Il s’avère donc que les produits laitiers dans leur ensemble et quotidiennement, contribuent à hauteur d’environ 24 % des apports en lipides des adultes français et a 21 % de ceux des enfants : plus de 75% des matières grasses sont apportées par d’autres sources que les produits laitiers.

A lire aussi :

Crédit photo : Studio B/CNIEL.

Enfant buvant du yaourt liquide
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Plus de yaourts, moins de caries !

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Une étude japonaise souligne le lien entre consommation de yaourt et santé bucco-dentaire.

Des expériences de laboratoire montrent que le lait ou certains de ses composants peuvent empêcher le développement des caries.

L’effet protecteur du yaourtEnfant buvant du yaourt à boire
Une équipe de chercheurs japonais vient de le vérifier chez plus de 2.000 enfants âgés de 3 ans. Comparés à ceux qui avaient la consommation la plus faible de yaourts (moins d’un yaourt par semaine), les enfants qui avaient la consommation la plus élevée (4 yaourts ou plus par semaine) ont eu beaucoup moins de caries dentaires.

Tout dépend de la quantité
Les chercheurs notent aussi que plus ces enfants mangeaient de yaourts, moins ils avaient de caries. Décidément, le yaourt ne sert pas seulement à apporter du calcium : il a bien d’autres bénéfices !

> En  savoir plus sur les produits laitiers et les caries dentaires
> Professionnels de la santé, allez plus loin en consultant le site du CERIN

Source : Journal of dentistry, volume 38, p. 579-583.