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La filière laitière

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Elevage et territoire
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Rendez-vous avec les plus belles Prim’Holstein européennes à Colmar ce week-end

La « confrontation européenne Prim’holstein » se déroulera les 17, 18 et 19 juin 2016 à Colmar.

Holstein

Envie de voir les plus belles vaches Prim’Holstein d’Europe et de les découvrir directement dans les fermes d’élevage ? Ça se passe ce week-end en Alsace.

Affiche_Colmar2016Une rencontre européenne

La Prim’Holstein est la plus célèbre des races laitières. Tous les trois ans, ses plus belles représentantes sont réunies à l’occasion d’un concours prestigieux, la confrontation européenne, qui se tient dans l’un des pays membres de la Confédération Européenne Holstein et Rouge Holstein. Cette année, c’est la France qui organise le concours à Colmar, du vendredi 17 au dimanche 19 juin 2016. 130 exposants se sont donné rendez-vous pour promouvoir la race Holstein en Europe, auprès des professionnels comme du grand public. 200 à 250 vaches participeront à trois concours le vendredi et le samedi, tandis que la journée du dimanche sera tournée vers le grand public avec plusieurs animations à la clé (une idée de sortie pour les familles !).

Des visites de fermes à ne pas manquer

À l’occasion de la confrontation européenne, plus de 10 fermes Holstein et 1 laiterie ont décidé d’ouvrir leurs portes au public : l’occasion, pour les visiteurs, de découvrir en live quelques-uns des meilleurs élevages de l’Est de la France. La liste des portes ouvertes et les coordonnées des éleveurs sont disponibles sur le site officiel : http://www.colmar2016.com/fr/portes-ouvertes.php (réservation obligatoire).

Deux visites organisées sont également proposées à ceux qui veulent profiter de leur venue pour se plonger dans les richesses de ce beau terroir (départ en car, le matin, depuis le Parc des Expositions de Colmar). Au programme : découverte de la vallée de Munster et de la route des vins le vendredi 17 juin, écomusée d’Alsace et village d’Eguisheim le samedi 18 juin.

Enfin, amateurs de fromage, n’oubliez pas de consulter ou d’imprimer notre article sur les meilleurs accords entre fromages et vins d’Alsace !

Infos pratiques

Entrée : 15 € pour les 3 jours (gratuite pour les moins de 12 ans).
Lieu : Parc des Expositions de Colmar – avenue de la Foire aux Vins – 68000 COLMAR
http://www.colmar2016.com
https://www.facebook.com/colmar2016

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Villarde
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Portrait de vache : la Villard-de-Lans

Portrait de vache : la Villard-de-Lans

Au cœur du Vercors, la Villarde produit un lait particulièrement recherché pour la fabrication du bleu local.

Cette race blonde à petit effectif, originaire du Vercors, a été l’une des premières à bénéficier d’un programme de sauvegarde. Son lait sert à fabriquer le fameux bleu du Vercors-Sassenage.

Une race bovine sauvée de la disparation

La Villard-de-Lans, que l’on appelle aussi Villarde, est originaire du massif du Vercors et notamment des alentours de la commune qui porte le même nom. Au XIXe siècle, elle y était très bien implantée et bénéficiait d’une réputation prestigieuse. Mais ses effectifs déclinèrent de façon drastique pendant et après la Deuxième Guerre mondiale : abattage d’animaux pour nourrir les troupes d’occupation, rapts utilisés en guise de répression contre les maquisards du Vercors, diminution du cheptel en raison de la destruction des stocks et des récoltes, mécanisation concurrençant la force de la Villarde, politique de spécialisation des races bovines des années 1960… Dans les années 1970, il ne restait plus que quelques dizaines d’animaux de pure race.

Heureusement, grâce aux efforts d’éleveurs passionnés et à l’appui des pouvoirs publics, un plan de sauvegarde fut lancé dès la fin des années 1970. Pari gagné : les effectifs remontèrent progressivement, jusqu’à atteindre 393 femelles et 88 éleveurs en 2014 (source : Institut de l’Élevage).

Rustique et facile à vivre, la Villarde !

Le fait que la Villard-de-Lans soit inscrite parmi les races autorisées pour la production du bleu du Vercors-Sassenage AOP, fromage à pâte persillée originaire de la région, a également contribué à cette relance. La Villarde est en effet une race mixte, qui fournit à la fois de la viande et du lait. Ce dernier n’est pas produit dans des quantités aussi importantes que chez les races spécialisées, mais sa qualité est particulièrement adaptée à la production de fromage et notamment de bleu. Grande et solidement charpentée, elle a aussi été, pendant longtemps, un appui précieux pour les travaux agricoles.

Quant à ses qualités d’élevage, elles sont nombreuses, telles la robustesse, la résistance aux maladies et la longévité. Caractérisée par des grands yeux, des cornes en lyre et des naseaux bien roses, cette vache à la robe froment est enfin vive et éveillée, mais sans nervosité. Bref, elle a tout pour plaire aux éleveurs qui ont décidé de la remettre au cœur de leurs fermes. Dans la commune de Villard-de-Lans, elle est même célébrée par une sculpture monumentale taillée par l’artiste Serge Lombard dans un énorme bloc de calcaire urgonien : depuis 2015 une Villarde et son veau accueillent paisiblement les visiteurs à l’entrée du village !

Crédit photo : By ALROM NIVERNO (Template:ALROM) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons.

Ferme laitière
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L’organisation des fermes laitières

L’organisation des fermes laitières

Que trouve-t-on dans une exploitation agricole produisant du lait ?

En 2012, la France comptait près de 70 000 exploitations laitières réparties sur l’ensemble du territoire, avec un troupeau moyen de 56 vaches. Éclairage sur les différents espaces qui assurent le fonctionnement quotidien de chaque ferme.

Dehors : les prairies et cultures pour les vaches

En France, la quasi totalité de l’alimentation des troupeaux pousse au sein-même des exploitations :

  • Accolés à la ferme, les prés ou prairies servent de pâturages aux vaches, qui y trouvent de l’herbe à brouter à volonté à la belle saison. En mai-juin, quand l’herbe est abondante et dépasse les besoins du troupeau, l’éleveur en coupe une partie qu’il fait sécher : ce foin constitue alors un stock de fourrage pour l’hiver ou les sécheresses estivales.
  • Après l’herbe, les fourrages les plus utilisés pour l’alimentation animale sont d’autres végétaux tels que luzerne, pois févérole, colza…, et surtout du maïs préparé sous forme d’ensilage, une technique naturelle qui rappelle la fabrication… de la choucroute !
  • Pour couvrir tous les besoins des vaches en période de lactation, l’éleveur leur donne aussi des céréales pour l’énergie et ce que l’on appelle des « tourteaux » pour les protéines. Ceux-ci peuvent être produits à la ferme, ailleurs en France ou importés.

À noter que les déjections des vaches deviennent des engrais organiques pour les cultures. Les fumiers et lisiers sont collectés et stockés, pour une utilisation ultérieure, dans des réservoirs ou fosses dont l’étanchéité permet d’éviter les écoulements et de protéger l’eau.

Exploitation laitière

Les logis de ces dames : étable et salle de traite

  • L’étable (ou stabulation) est un lieu de repos et de confort pour les animaux. Construite en fonction du climat local, elle est bien ventilée mais exempte de courants d’air. Les vaches y ont librement accès à de l’eau fraîche, une alimentation équilibrée et des installations dédiées à leur confort (pierres de sel, brosses rotatives automatiques…). Chaque bête dispose d’un espace de 6 m2 en moyenne, dans lequel la paille faisant office de litière est changée régulièrement. Celle-ci est constituée par le résidu de la moisson des céréales et stockée, comme le foin, dans la grange. L’étable est aussi un espace privilégié pour veiller à la santé des vaches : l’éleveur y surveille attentivement l’état des pis et des pattes, isole les animaux malades…
  • 2 fois par jour et 7 jours sur 7, la traite rythme la vie de la ferme laitière. Elle se fait dans la salle de traite grâce à une machine à traire. Chaque traite se déroule selon des conditions d’hygiène strictes. Le lait est acheminé et stocké dans le tank à lait, qui est installé dans une salle dédiée, propre et accessible au camion réfrigéré qui transportera le lait à la laiterie.

Et du côté de l’éleveur ?

  • La plupart du temps, l’éleveur vit à la ferme avec sa famille. Sa maison se situe donc au sein-même de l’exploitation.
  • Des hangars permettent aussi de stocker sur place les petits et gros matériels nécessaires aux cultures et aux soins des vaches.
  • Enfin, comme tout chef d’entreprise, l’éleveur dispose d’un bureau. Outils informatiques et smartphones lui permettent de maîtriser efficacement le fonctionnement de la ferme : gestion administrative (comptabilité, suivi administratif et réglementaire…), lien avec les laiteries et les coopératives, suivi du troupeau, qualité du lait, météo…