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La filière laitière

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Economie et société
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Technicien de laboratoire : un métier entre science et gourmandise

Vous avez un profil scientifique ? Devenez technicien de laboratoire dans l’industrie laitière !

Technicien de laboratoire

Technicien de laboratoireLes profils scientifiques ont toute leur place dans l’industrie laitière. Découvrez un métier qui peut se décliner en quatre spécialités : le technicien de laboratoire.

Un métier pour ceux qui aiment…

  • Les sciences : le technicien de laboratoire est avant tout un chimiste qui, armé de sa pipette et d’un matériel de pointe, effectue des tests et des analyses dans un laboratoire de recherche.
  • S’organiser : il doit enchaîner différentes analyses dans une période donnée sans se laisser déborder. L’avantage : il organise sa journée comme il l’entend.
  • Agir et réagir : il doit intervenir vite et bien en cas de problème, en interaction avec les autres ateliers. Un véritable travail d’équipe !
  • Goûter, déguster et juger les produits laitiers : il doit goûter les produits finis afin d’en tester la texture, le goût, la fermeté… C’est donc aussi un métier de gourmet.

Plusieurs spécialités

Au-delà de ces caractéristiques communes, le métier de technicien de laboratoire se décline en quatre spécialités :

1) Le plus proche des éleveurs : le technicien de laboratoire interprofessionnel d’analyses du lait.
Salarié de l’un des 24 laboratoires interprofessionnels français, il analyse le lait de chaque ferme de sa circonscription pour évaluer sa qualité bactériologique et sa composition. C’est une étape fondamentale car c’est à partir de ces résultats que la laiterie fixe le prix payé aux éleveurs. Il se situe ainsi à l’interface de l’industrie et de l’élevage.

Technicien de laboratoire2) Le plus détective : le technicien de laboratoire bactériologique.
Héritier de Pasteur et de Sherlock Holmes, il passe tous les produits transformés (beurre, yaourts, fromages, desserts…) à la loupe pour s’assurer qu’ils ne contiennent aucun micro-organisme nuisible. Maillon essentiel de la chaîne de qualité des produits laitiers, il intervient à toutes les phases de la fabrication.

3) Le plus gourmand : le technicien de laboratoire physico-chimie.
Il vérifie la composition des produits, les teste « en situation » (comme dans une cuisine de particulier) et les goûte pour évaluer leurs qualités organoleptiques. Une spécialité qui demande rigueur et gourmandise !

4) Le plus créatif : le technicien de laboratoire recherche et développement.
Il aide à la conception de nouveaux produits, met au point des méthodes d’analyse performantes ou décline des produits existants en vue de leur mise sur le marché. Il collabore parfois avec les équipes chargées du marketing pour répondre aux besoins identifiés des consommateurs. Il peut également proposer des améliorations des produits existants (saveur, texture, conditionnement, etc.).

Les formations pour y parvenir

Du bac techno « Sciences et technologies de laboratoire biochimie et génie biologique » à la licence professionnelle, en formation initiale ou continue, tout un panel de formations mène aux différentes spécialités du métier de technicien de laboratoire. Pour les connaître en détails, rendez-vous sur les fiches métiers du site Métiers du lait. Quelle sera votre spécialité ?

> Découvrez nos autres articles sur les métiers du lait.

Crédit photos : L.GUENEAU / CNIEL

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Mots clés

Vache au pré, race Normande
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Portrait de vache : la Normande

Portrait de vache : la Normande

Pas de camembert sans elle ! Découvrez la célèbre vache normande.

Vache normandeEmblème vivant de la Normandie, la vache normande donne un lait d’excellente qualité avec lequel on fabrique le camembert et les autres AOC laitières de Normandie. Rencontre avec une belle polyvalente.

Une race bovine qui compte

Issue de la fusion progressive de trois races anciennes de Normandie – Cotentine, Augeronne et Cauchoise –, la vache Normande serait née en France au XIXe siècle, et non sur les terres médiévales des Vikings comme on le dit parfois. Elle figure, avec la Holstein et la Montbéliarde, dans le top 3 des vaches laitières françaises. Elle est très appréciée des éleveurs : calme, solide et capable de valoriser les fourrages grossiers, cette race de plein air présente aussi un excellent taux de fertilité et une grande facilité de vêlage.

En France, elle est surtout présente dans le Grand Ouest (Normandie bien sûr, mais aussi Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes). Grâce à ses capacités d’adaptation, elle est exportée depuis la fin du XIXe siècle en Amérique du Sud, en Europe, aux États-Unis, en Australie et même au Japon.

Une véritable coquette

Vache de taille moyenne, la Normande est affublée de « lunettes » caractéristiques, plus exactement de tâches colorées qui entourent ses yeux. Sa robe possède trois couleurs : blanc, marron et presque noir. Selon la couleur qui domine, la vache est dite :

  • caille (blanche avec des petites taches colorées éparses) ;
  • blonde (une grande tache rouge ne couvrant pas le ventre qui, lui, reste blanc) ;
  • bringée (une grande tache plus ou moins noire couvrant la plupart du corps, le ventre demeurant blanc).

Une race parfaitement mixte

Dernière caractéristique de la Normande : sa mixité. Elle est en effet aussi bonne laitière que bouchère. Son lait, très riche en matières grasses et en protéines, est particulièrement bien adapté à la transformation fromagère. C’est grâce à lui que l’on déguste les fameux camembert, livarot, pont-l’évêque et neufchâtel, mais aussi les délicieux beurre et crème d’Isigny. Sa viande est, quant à elle, fondante et persillée. Une vache qui a tout bon !

> Consulter le site de l’organisme de sélection et de promotion de la vache normande.
> Découvrir d’autres portraits de vaches.

Crédits photos : P.BOURGAULT / C.AUBRY / CNIEL

5 fromages différents
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Qui consomme le plus de fromage dans le monde ?

Qui consomme le plus de fromage dans le monde ?

Essayez de deviner quels sont les pays où l’on mange le plus de fromage.

Pile de 3 fromagesEst-ce aux États-Unis, en France ou en Russie que l’on mange le plus de fromage ? Puisque la journée du fromage a eu lieu en France ce samedi 26 mars, un petit point s’impose pour savoir où l’on en consomme le plus…

Un quartet gagnant

Eh oui ! Il n’est pas étonnant de retrouver la France en tête de ce classement, avec 23,7 kg de fromage par habitant. Mais auriez-vous imaginé que les Allemands en consomment 20,7 kg, les Suisses 18,6 kg et les Autrichiens 18,3 kg ? Ce n’est pas négligeable ! En plateau, mais aussi en snack, dans les préparations type raclette, fondue ou tarte, et même au petit-déjeuner : la gastronomie de ces pays fait en effet une part importante au fromage.

Des disparités régionales étonnantes

Que ce soit principalement l’Union Européenne qui consomme le plus de fromage n’est pas une surprise. Ce qui est plus étonnant, ce sont les disparités importantes entre deux pays frontaliers ou du même continent : ainsi les USA consomment-ils 14,8 kg/habitant, alors que le Canada est sous la barre des 10 kg. En Amérique du Sud, l’Argentine mène la danse avec 12,1 kg/habitant, alors que le Brésil se contente de 3,1 kg ! Même constat entre l’Australie (10,2 kg) et la Nouvelle-Zélande (5,8 kg).

La consommation de fromage est liée à sa production

C’est en Asie où l’on ne produit presque pas de fromage que la consommation de fromage est le moins développée : 0,3 kg/habitant en Malaisie, 0,2 kg en Chine, 0,1 kg aux Philippines et en Thaïlande… Le Japon (2 kg/habitant) et la Corée du Sud (1,6 kg) tirent néanmoins leur épingle du jeu : le fromage y est assimilé à un produit de luxe, car essentiellement importé de France.

Pour l’avenir, on s’attend à ce que le fromage soit de plus en plus consommé dans le monde, mais que son bassin de consommation reste essentiellement l’Union Européenne et les États-Unis.

Source : L’économie laitière en chiffres 2010

Photo : V. Ribaut / Les Studios Associés