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La filière laitière

Economie et société
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Une nouvelle formation pour les cadres de l’industrie laitière

Découverte du Mastère Spécialisé Management of Industrial Performance of dairy companies (MIP).

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Mastère-Spécialisé-MIP-pour-les-cadres-de-l'industrie-laitièreLe Mastère Spécialisé MIP (Management of Industrial Performance of dairy companies), dont la première promotion est prévue pour septembre 2013, doit former des cadres de haut niveau pour la filière laitière. Attention, les candidatures doivent être déposées avant fin mai !

Quoi ?
Le Mastère Spécialisé MIP est une formation post-master à orientation professionnelle, spécifique pour le secteur laitier et répondant à des besoins de terrain. Grâce à lui, les cadres de la filière peuvent se spécialiser ou acquérir de nouvelles compétences dans le management et la maîtrise de la performance industrielle des entreprises laitières. Quatre périodes d’immersion en entreprise complètent le dispositif d’enseignement par modules.

Pour quelles perspectives ?
Cette formation cible des postes ayant des fonctions opérationnelles et, après quelques années d’expérience, des responsabilités élevées : directeur d’usine, directeur industriel, de production, de développement, des achats, conseillers auprès d’institutions, directeur des grands comptes chez les fournisseurs d’intrants et les distributeurs…

Pour qui ?
Le Mastère répond aux besoins des étudiants, mais aussi des professionnels en reconversion ou spécialisation. Les candidats doivent être titulaires d’un diplôme de niveau Bac+5 français (ingénieur, diplôme d’école de commerce, master universitaire, etc.) ou étranger. À titre dérogatoire, d’autres candidatures présentant un cursus original et une bonne expérience professionnelle peuvent être examinées. La formation, conçue autour de vingt modules hebdomadaires, peut être suivie en totalité ou par modules, en formation continue.

Comment ?
L’admissibilité se fait sur dossier (à envoyer avant fin mai). Une commission de sélection apprécie le parcours de formation antérieur, l’expérience professionnelle, la motivation en adéquation avec le projet professionnel. Admissibilité sur dossier à envoyer avant fin juin 2013, puis admission sur entretien en juillet pour une rentrée en septembre 2013.

Les frais d’inscription sont de 10 000 €. Le financement peut être pris en charge dans le cadre d’un Congé Individuel Formation (CIF), d’un plan de formation entreprise, du Droit Individuel à la Formation (DIF) ou d’autres dispositifs pour les demandeurs d’emploi (contrat de professionnalisation par exemple).

Où ?
Le Mastère est co-accrédité par AgroSup Dijon et l’ENSAIA de Nancy, en partenariat avec AgroParis Tech et les 2 ENIL de Franche-Comté (Mamirolle et Poligny). Les cours sont répartis sur ces différents sites en fonction de la thématique, avec une prédominance pour Dijon et Nancy.

> Pour en savoir plus : le MS MIP sur le site d’AgroSup Dijon.

Contact :
Responsable de la formation
Sébastien ROUSTEL
26 bd Docteur Petitjean – 21000 DIJON – France
tel : (+33)(0)3 80 77 25 25
Email : msmip(at)agrosupdijon.fr

Crédit photo : L.GUENEAU / CNIEL.

Admissibilité sur dossier à envoyer avant fin juin 2013

Admission sur entretien en juillet

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Alimentation des vaches laitières
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Que mangent les vaches laitières ?

Que mangent les vaches laitières ?

Petit précis alimentaire des troupeaux laitiers.

Alimentation des vaches laitièresPetit précis alimentaire des troupeaux laitiers.

1/ De l’herbe : pâturage, foin et ensilage d’herbe (50 %)

La vache est un herbivore ruminant dont l’alimentation est exclusivement composée de végétaux. Elle produit ainsi du lait à partir d’herbe (60 à 80 kg par jour), qu’elle consomme sous des formes dont l’équilibre varie selon la saison, le climat, la région d’élevage, l’espèce, l’âge des bêtes et le type de production principal (viande ou lait) :

  • À la belle saison, les herbes fraîches des pâturages constituent le principal festin quotidien. Il s’agit surtout de fourrages verts (herbe, luzerne, colza…), c’est-à-dire de plantes cultivées principalement pour nourrir les animaux d’élevage (feuilles, tiges et racines). Les vaches qui transhument vers les alpages en été consomment aussi des herbes sauvages. En fonction du climat local et de la nature des sols, la période de pâturage peut durer de quatre à neuf mois.
  • Pendant l’hiver, mais aussi en été dans les régions où la sécheresse est fréquente, les pâturages sont remplacés par les fourrages récoltés et conservés pour cet usage, notamment le foin (herbe fauchée, séchée au soleil puis récoltée et rentrée au sec, selon un savoir-faire précis des éleveurs), l’ensilage d’herbe (fourrages broyés et stockés dans un silo où ils se conservent par acidification en l’absence d’oxygène, avec un excellent maintien des qualités nutritionnelles, un peu comme notre choucroute !) et, dans une moindre mesure, l’enrubannage d’herbes ou de légumineuses (fourrages plus ou moins séchés, conservés à l’abri de l’air dans un film plastique).

En France, pour chaque vache, la ferme laitière dispose ainsi d’un hectare de pré et de champs pour la nourrir. Terre et bêtes sont donc interdépendantes et participent à l’équilibre des territoires : la première fournit l’essentiel de l’alimentation des secondes (en moyenne, plus de 80 % des aliments sont produits sur les exploitations), tandis que celles-ci nourrissent le sol (fumier, lisier, compost) et fertilisent les prairies et les cultures.

2/ De l’ensilage de maïs (25 %)

Particulièrement intéressant en raison de sa richesse en énergie et du confort digestif qu’il apporte aux vaches, l’ensilage de maïs présente aussi l’avantage de beaucoup plaire à ces dernières ! Il est préparé avec le maïs, ses feuilles et ses tiges.

3/ Des compléments alimentaires : céréales (7,8 %), tourteaux ou protéines végétales (8,7 %) et minéraux et vitamines (1,4 %)

Pour qu’une vache produise du lait en quantité et de bonne qualité, une vache a aussi besoin d’une alimentation riche en énergie, protéines, vitamines et minéraux. L’alimentation fourragère est donc complétée par :

  • des graines de céréales (blé et orge) en guise de compléments énergétiques ;
  • des tourteaux (sous-produits solides obtenus après extraction de l’huile des graines des oléagineux tels que soja, tournesol, colza…) pour les protéines ;
  • des minéraux et des vitamines, soit directement ajoutés aux fourrages, soit mis à libre disposition des vaches sous la forme de blocs que les éleveurs appellent « pierres à lécher ».

4/ Des coproduits (3,7 %)

Il s’agit des résidus valorisés d’un process de transformation industrielle de végétaux (issues de meunerie, drèches de brasserie ou d’éthanolerie, pulpes de betteraves…).

Ces quatre types d’aliments composent la ration, c’est-à-dire l’ensemble des aliments consommés quotidiennement par le troupeau. Celle-ci ne comporte ni farines animales, ni additifs à action anabolisante ou antibiotique, conformément à la loi qui les interdit. Elle est complétée par de l’eau potable à volonté.

> Données chiffrées : source PEL 2008 retraitements IDELE en matière sèche

Crédits photos : P. DUREUIL / A. LECERF / CNIEL.

La rumination B
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Que veut dire… rumination ?

Que veut dire… rumination ?

Un mode de digestion complexe et performant.

La-ruminationVous le savez si vous avez déjà observé un troupeau : les vaches passent une grande partie de la journée à mastiquer et à ruminer ! Un mode de digestion complexe et performant.

Une façon de digérer

La vache fait partie de la famille des ruminants, des mammifères dotés d’un appareil digestif spécifique qui leur permet de faire remonter les végétaux ingérés… pour les remastiquer et les digérer ! La digestion s’opère ainsi en plusieurs étapes. La première consiste à brouter les aliments (jusqu’à 50 kg d’herbe par jour) et à les avaler. Ils cheminent alors dans les poches suivantes :

  • La panse (ou rumen) : cette première poche a une capacité d’environ 200 litres. Quand elle est pleine, la vache s’allonge et rumine : l’herbe va et vient entre le rumen et la bouche, où la vache la mâche et la remâche en l’imprégnant de salive. Elle subit ainsi une première digestion grâce à une fermentation qui dégage une grande acidité, contrôlée par la sécrétion abondante de salive (150 litres par jour !). Elle produit également du gaz régulièrement évacué. La vache régurgite et avale l’herbe autant de fois que nécessaire pour bien la réduire en bouillie.
  • Le bonnet (ou réticulum) : cette bouillie passe ensuite dans une sorte de tamis permettant de filtrer les particules trop grosses ou indésirables (petits cailloux, terre…). Celles-ci sont de nouveau régurgitées et éventuellement mastiquées (c’est donc une nouvelle rumination), tandis que les plus petites poursuivent leur chemin.
  • Le feuillet : la bouillie d’herbe y subit alors un essorage.
  • La caillette : cette quatrième poche correspond à l’estomac proprement dit des non-ruminants, car elle contient les sucs gastriques qui permettent de digérer l’herbe (il s’agit plus exactement de la présure, très abondante chez les veaux, qui fait cailler le lait !). Le parcours de l’herbe continue enfin vers l’intestin, comme chez les autres animaux.

Ce processus digestif dure environ trois jours. Un partage des tâches particulièrement efficace !

À quoi ça sert ?

La digestion de l’herbe n’est pas chose aisée. D’ailleurs, l’homme n’assimile pas toutes les substances nutritives présentes dans les végétaux, notamment la cellulose, qui désigne les fibres très solides des plantes et des arbres. En revanche, chez les ruminants, l’activité des bactéries présentes dans la panse permet d’ « attaquer » la cellulose grâce à une enzyme spéciale. L’herbe est donc transformée en protéines, glucides, lipides, vitamines… qui couvrent les besoins des vaches et leur permettent de produire du lait !

Crédit photo : P. DUREUIL / CNIEL.