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La filière laitière

Economie et société
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Vacher : aux petits soins pour les animaux

Chaque mois, découvrez un métier du lait sous un nouveau jour.

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Vacher à l'heure de la traiteChaque mois, rendez-vous pour un zoom dédié à une des professions qui assure au quotidien la qualité du lait et des produits laitiers. Aujourd’hui, c’est au tour du vacher, chargé de la vie quotidienne du troupeau… même lorsque ses vaches se rendent au Salon de l’Agriculture !

Tout pour le bien-être des vaches

Etroitement lié au rythme de la nature et à celui des animaux, le travail du vacher est d’assurer la traite deux fois par jour, d’apporter les soins basiques aux animaux, de préparer leur alimentation…

Il assure une présence humaine quotidienne, indispensable aux vaches, pour veiller à leur bien-être. Il les observe de près, car il les connait bien : surveiller qu’elles se nourrissent bien, que leur comportement ne soit pas inhabituel… Il suit de près les carnets de santé du troupeau, et l’évolution de ses performances laitières, et reste une source d’information précieuse pour le vétérinaire et l’éleveur du troupeau.

Salarié spécialisé, il travaille de façon étroite avec l’éleveur, notamment pour préparer l’évolution du troupeau sur le long terme (sélection des animaux, accroissement…). Le troupeau ne se déplace pas sans lui : ainsi, les vachers sont nombreux au Salon de l’Agriculture !

Une bonne étape avant de monter sa propre exploitation

Avant tout, mieux vaut être passionné et avoir conscience des exigences physiques du métier : on ne sait pas à quelle heure une vache va vêler, et la première traite doit être effectuée à 6h du matin.
Le Brevet de technicien agricole (niveau bac) est une bonne base, mais il est encore mieux de le compléter par une formation laitière. Le bac pro « Conduite et gestion de l’exploitation agricole » est également adapté, tout comme d’autres formations détaillées sur le site Métiers du Lait.

Les responsabilités du métier de vacher sont également adaptées à ceux qui veulent à terme monter leur propre exploitation : une excellente façon de faire ses classes et de découvrir par l’expérience toutes les facettes du métier d’éleveur.

Pour en savoir plus, consultez la fiche « Vacher » du site Métiers du lait.

Crédits photo : L.Gueneau

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Vaches vosgiennes, massif des Vosges
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Portrait de vache : la vosgienne

Portrait de vache : la vosgienne

Rencontre avec la star du Salon International de l’Agriculture 2011, la vache vosgienne.

Affiche du Salon International de l'Agriculture 2011Du haut de ses quatre ans, c’est la star du moment. Elle s’affiche en noir et blanc dans les rues et le métro parisiens, les médias l’adorent et elle s’apprête à fouler le sol de la capitale en tant que VIP. Il s’agit bien sûr de… Candy, la vache vosgienne choisie pour représenter le Salon International de l’Agriculture de 2011 !

De l’abandon au renouveau

À la voir si sympathique et guillerette devant les objectifs des photographes, on n’imagine pas que Candy revient de loin : au cours du XXe siècle, la race vosgienne, dont l’implantation dans le massif des Vosges est très ancienne, a quasiment disparu sous l’effet des guerres, de la recherche de productivité et de la simplification du schéma d’élevage français. En 1900, on estimait sa population à 125 000 têtes. Dans les années 1960 et 1970, elle était descendue au-dessous de 3000 !

En 1977, plusieurs éleveurs passionnés, soucieux de sauver cette race montagnarde à la santé de fer, mirent en place un plan de relance. Pari réussi : on compte aujourd’hui 10 000 animaux de race vosgienne, tous âges et sexes confondus. Cela reste un petit effectif, mais la race séduit de plus en plus d’éleveurs grâce à sa rusticité.

Petite mais costaude !

Portrait de Candy et de Marc et Thomas SpenléIssue d’une race de taille moyenne, Candy pèse 650 kg. Comme toutes les vaches vosgiennes, elle est trapue mais dotée de membres fins et solides. Avec ses yeux vifs cerclés de noirs, son caractère affable et sa sociabilité à toute épreuve, elle est très attachante. Sa robe originale est noire et blanche, mouchetée, avec deux bandes blanches sur le dos et le ventre.

Rustique, d’une robustesse exceptionnelle, c’est une excellente marcheuse, y compris sur les reliefs difficiles. Peu sensible aux variations de température et au stress, elle est parfaitement adaptée à la montagne. Enfin, sa longévité, sa fécondité et sa capacité de vêlage sont remarquables. Candy n’a pas volé sa place !

Un lait d’une grande qualité

La production annuelle de la vosgienne, d’environ 4000 litres de lait, ne peut pas rivaliser avec celle des races à gros effectif sélectionnées pour leurs performances laitières. Mais son lait, comme celui de toutes les montagnardes françaises, est réputé pour sa qualité. Il est particulièrement adapté à la fabrication de l’un des fleurons du terroir vosgien : le munster fermier.

Ce portrait vous a donné envie de rencontrer la jolie Candy ? Retrouvez-la au Salon International de l’Agriculture, sur le stand de Marc Spenlé, son éleveur (parc des expositions de Paris, porte de Versailles, Hall 1).

> Voir le site du Salon International de l’Agriculture de 2011.
> Voir le site de l’organisme de sélection de la race vosgienne.
> Découvrir d’autres portraits de vaches.

Crédits photos : SIA 2011 / Emmanuelle WENDLING

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Le Concours Général Agricole, signe de bon goût et de qualité

Le Concours Général Agricole, signe de bon goût et de qualité

Découvrez l’histoire et les secrets de ces médaillés du goût.

Logo de la Médaille d'Or du Concours Général Agricole (CGA)Lors du dernier Salon de l’Agriculture, les médailles du Concours Général Agricole ont été décernées aux meilleures productions issues de l’agriculture française, qu’il s’agisse d’animaux, de vins, de produits agricoles… et bien évidemment de produits laitiers. Explications sur un signe de qualité bien particulier, qui vient de fêter son 120e anniversaire.

Le plus ancien de tous

Concours officiel du ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire, le Concours Général Agricole (dit CGA) trouve son origine dès 1843 avec le concours de Poissy (réservé aux animaux de boucherie) puis est officiellement crée en 1870.

Son but ? Distinguer le meilleur de l’agriculture française, et être la vitrine de la biodiversité et de la gastronomie à la française.

Des jurys spécialisés

Réglementé par un arrêté du Ministère, ce concours comprend des phases de présélection en région et une finale nationale à Paris durant le Salon de l’Agriculture. Ainsi, les différents prélèvements sont effectués sous le contrôle des agents de l’Etat, et ce sont plus de 3 600 jurés indépendants et bénévoles constitués en jurys représentant l’ensemble d’une filière, du producteur aux consommateurs, qui sont réunis pour donner leur avis. Professionnels de la filière, producteurs, représentants des métiers de bouches, négociants, distributeurs et consommateurs avertis goûtent les échantillons qui sont complètement anonymés et les apprécie selon différents critères sensoriels figurant dans la grille de jugement propre au produit. C’est ensuite collégialement que sont décernées les médailles.

En 2011, plus de 3 666 produits d’origine fermière, artisanale ou industrielle ont été ainsi dégustés : charcuterie, vanille, piment d’Espelette, foie gras, saucisse de Montbéliard, lapin, il y en avait pour tous les goûts et toutes les régions.

Fromage anonymisé pour le Concours Général Agricole

Le Concours des Produits Laitiers

En effet, le concours distingue les produits du terroir des produits laitiers, qui constituent un groupe bien particulier. On y retrouve certes les fromages français AOC ou AOP mais aussi de grands classiques tels que le coulommiers, la raclette, la tomme, la mimolette ou la cancoillotte.

Place également au beurre, qu’il soit salé ou non, aux fromages frais, natures ou aux fruits, au lait (entier et demi-écrémé)… Sans oublier la crème (avec une catégorie bien à part  pour la crème d’Isigny AOC) et les yaourts, natures, sucrés ou aromatisés. Ce sont d’ailleurs les yaourts natures d’une ferme bien particulière qui ont remporté cette année la Médaille d’Or. En effet, la Ferme de Grignon (78) est une ferme expérimentale, qui permet aux étudiants d’AgroParisTech de mettre en application leurs enseignements et de faire des recherches en agronomie. Des yaourts modèles dans tous les sens du terme !

Crédit photo : APFOUCHA