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La filière laitière

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Elevage et territoire, Les produits laitiers
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Que veut dire pâturage ?

De la pâture au pâturage.

Vaches au pré

« Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France », répétait le célèbre duc de Sully à son ami et roi Henri IV. Une manière pour lui d’encourager le développement de l’agriculture, l’une des principales richesses de la France !

La pâture, aliment de base des vaches

La vache est un mammifère herbivore de la famille des ruminants (elle absorbe des végétaux, puis les fait remonter pour les mastiquer avant de les avaler définitivement). Or, l’herbe qu’elle mange, qui constitue la base de ration alimentaire, est appelée « pâture ». D’une manière générale, ce mot désigne la nourriture végétale du bétail.

Le pâturage, un lieu et un temps

Par extension, le pâturage désigne aussi le lieu où pousse la nourriture des animaux herbivores. Il peut s’agir :

  • de pâturages permanents : prairies naturelles, bois, landes… La traditionnelle transhumance consiste d’ailleurs à faire monter le bétail, durant l’été, vers les pâturages de montagne où l’herbe est de meilleure qualité que dans la plaine (cette période est appelée « estive ») ;
  • de pâturages agricoles, c’est-à-dire de prairies cultivées par les éleveurs pour fournir de l’herbe destinée à être consommée sur place par le bétail. Dans la mesure où l’herbe ne pousse pas toute l’année, elle est fauchée en été et séchée (foin) ou fermentée (ensilage) pour continuer à alimenter les vaches pendant les mois d’hiver. C’est pourquoi quand il fait trop sec en été, l’éleveur ne peut préparer ses réserves pour l’hiver.

Enfin, ce mot caractérise le laps de temps pendant lequel les troupeaux sont gardés dans un pâturage saisonnier. La « mise à l’herbe » correspond à la première sortie des vaches à la fin de l’hiver : elles adorent !

Modernité et pâturage font bon ménage

Le pâturage reste donc le mode d’alimentation le plus traditionnel des vaches. Pour autant, il n’est pas contradictoire avec les méthodes d’élevage moderne. Par exemple, il est parfaitement compatible avec l’utilisation d’un robot de traite, comme nous le racontait dernièrement l’éleveur François Patte : « Quand nous avons installé notre dernier robot, le bâtiment a été entièrement conçu autour du bien-être animal : les vaches dorment sur de la paille et elles sont libres de se promener à leur guise. Par exemple, du printemps à l’automne, le robot ouvre les portes de l’étable du matin au soir, afin que les bêtes puissent pâturer à l’extérieur. »  Une stratégie « gagnant-gagnant » !

Crédit photo : P. DUREUIL / CNIEL.

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Profession éleveur : François Patte
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Profession, éleveur : François Patte

Profession, éleveur : François Patte

Découverte d’un élevage qui fonctionne avec un robot de traite.

De tout temps, les éleveurs laitiers ont dû se soumettre à la contrainte ancestrale des deux traites quotidiennes. Des outils ont été créés pour les aider dans cette tâche. François Patte, qui exploite avec son frère et son fils 235 hectares de polyculture-élevage à Domart-en-Ponthieu (Somme), a opté pour le plus récent d’entre eux : le robot de traite.

Quand et pourquoi avez-vous investi dans un robot de traite ?
Nous avons acheté notre premier robot en 2001 afin d’alléger notre travail et pouvoir continuer à mener de front nos deux activités, polyculture et élevage. C’était notre mère qui s’occupait des deux traites quotidiennes. Quand elle a pris sa retraite, nous avons donc étudié la possibilité d’acquérir un robot. Il en est ressorti que malgré un investissement de départ assez élevé, il nous coûterait moins cher qu’un salarié. Nous nous sommes donc lancés – nous étions les deuxièmes en France ! En 2008, l’exploitation s’est agrandie et nous avons installé un nouveau robot dans un nouveau bâtiment, en supprimant l’ancien.

Quels ont été les changements d’organisation pour vous ?
Le robot est programmable et il effectue la traite des vaches laitières sans notre intervention directe, vingt-quatre heures sur vingt-quatre : toutes les opérations sont automatisées et adaptées aux vaches, chacune d’entre elles portant un collier avec un numéro électronique individuel permettant au robot de l’identifier. Par exemple, certaines sont en fin de lactation et ne sont traites qu’une fois par jour, d’autres cinq. Quand elles passent dans la salle, le robot sait si elles doivent être traites ou pas. Le cas échéant, les barrières se ferment, les pis sont nettoyés et la vache traite jusqu’à ce que la quantité programmée soit atteinte. Le robot analyse ensuite le lait et l’envoie dans des tanks. Bref, le robot nous a dégagés de cette contrainte, ce qui nous permet de consacrer plus de temps au reste de l’exploitation.

Quels ont été les ajustements pour prendre soin du troupeau ?
La traite est habituellement un moment privilégié pour observer les vaches. Le robot doit donc pallier notre absence en recueillant et en enregistrant des données : poids de la vache, temps de traite, détection des éventuelles mammites, production attendue et réalisée, débit de lait… En cas de problème, par exemple si une vache ne passe pas dans le box, le robot envoie une alerte sur nos téléphones portables. Finalement, une grande partie du travail manuel est compensée par une analyse quotidienne des données produites par le robot.

Le robot favorise-t-il le bien-être animal ?
Bien sûr, en tout cas si on le souhaite ! Quand nous avons délocalisé l’étable en 2008 et acheté un nouveau robot, le bâtiment a été entièrement conçu autour du ration alimentaire : les vaches dorment sur de la paille et elles sont libres de se promener à leur guise. Par exemple, du printemps à l’automne, le robot ouvre les portes de l’étable du matin au soir, afin que les bêtes puissent pâturer à l’extérieur. Au départ, il faut leur apprendre le chemin, mais cela va très vite car non seulement elles ont besoin d’être traites, mais de la nourriture les attend dans la salle pour les motiver. En 2010, nous avons obtenu le prix national de la plus belle exploitation de France et nous ouvrons nos portes chaque année à l’occasion des journées du patrimoine : les visiteurs sont les bienvenus pour voir à quel point nos vaches sont heureuses !

Si c’était à refaire, reprendriez-vous un robot ?
Oui, et d’ailleurs, nous l’avons fait en 2008, après avoir tenté l’expérience en 2001. Le robot nous fait gagner deux heures et demi de travail par jour. Certes, il faut être motivé pour le gérer et aimer l’outil informatique, mais avant 2001, nous avions déjà une salle de traite électronique, gérée par ordinateur. Nous étions donc à l’aise avec cette approche. Une fois le robot pris en main, c’est une grande liberté sur laquelle nous ne reviendrions pour rien au monde !

> Nos autres portraits d’éleveurs.

Balades, élevages et paysages
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Balades élevages et paysages : reprenez la clé des champs !

Balades élevages et paysages : reprenez la clé des champs !

Le dimanche 16 septembre, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, (re)découvrez le patrimoine rural en famille.

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, 21 fermes d’élevage bovin et ovin ouvrent leurs portes au grand public le dimanche 16 septembre 2012. Après le succès de l’édition 2011, au cours de laquelle les éleveurs ont accueilli 250 visiteurs par exploitation, repartez en famille à la découverte du patrimoine rural.

Les fermes françaises, un riche patrimoine

A chaque rentrée, les Journées Européennes du Patrimoine incitent les Français à visiter leurs édifices publics et privés. Mais le patrimoine, c’est aussi l’ « architecture » rurale, la terre et les paysages agricoles ! C’est dans cet esprit qu’ont été créées, en 2009, les balades élevages et paysages.

De l’Alsace au Poitou-Charentes, en passant par les Pays de la Loire, l’Île-de-France, la Franche-Comté ou l’Auvergne, 21 producteurs de lait ou de viande, répartis dans 16 régions, accueillent gratuitement le public pour une journée de découverte des coulisses du patrimoine rural. À travers des visites guidées et des animations dans leurs prés, leurs champs et leurs bâtiments, ils révèlent la richesse des paysages agricoles, leur biodiversité et la manière dont les éleveurs contribuent, avec leurs troupeaux, à façonner et à préserver nos campagnes et notre environnement.

Au programme

Les découvertes se déroulent en trois temps :

  • Les balades : des conférenciers paysagistes emmènent les visiteurs dans des promenades guidées de 45 minutes dont les départs ont lieu à 10 h 30, 14 h 30, 15 h 45 et 17 h. L’objectif : découvrir le lien entre fonctions agricoles et écologiques à travers l’équilibre des différentes cultures, prairies, animaux qui y pâturent, haies, arbres, cours d’eau, bosquets…, mais aussi identifier les espèces de la faune et de la flore qui y vivent (oiseaux, insectes, plantes, arbres, sans oublier la vie cachée du sol).
  • La visite de l’élevage : l’éleveur entame ensuite une visite de l’exploitation et des bâtiments qui abritent ses animaux pendant l’hiver, en évoquant son métier et ses tâches quotidiennes. Il montre ainsi comment produire du lait et de la viande tout en préservant un environnement de qualité (paysage, eau, sols).
  • Les animations : toute la journée, un animateur est présent pour assurer un atelier ludique aux plus jeunes. Il leur remet un livret qui leur fait découvrir les animaux de la ferme et les éléments du paysage.

Pour trouver la ferme la plus proche de chez vous, rendez-vous sur le site Balades, élevages et paysages.

La journée « Balades, élevages et paysages » est proposée par  l’Interprofession du Lait (CNIEL), l’Association nationale inter-professionnelle du bétail et des viandes (INTERBEV) et la Confédération Nationale de l’Elevage (CNE).