Cuisine & recettes

Cuisiniers en herbe

Cuisiner à quatre mains

    De grand-mère Renée Gauthier et son petit-fils Johan, 11 ans

    « Pour refaire ce que les enfants aiment »

    « La campagne, les grandes galettes de blé noir sur la tuile, au bord de la cheminée, l’odeur du bon pain… voilà ce qui me reste de mes grands-parents perdus très tôt. La cuisine ? Je l’ai apprise toute seule en refaisant les recettes rustiques dont je me régalais. Pourquoi un far breton ? Parce que j’ai eu envie de réaliser ce que les enfants aiment. Du sucré d’abord… pour apprendre. Pour apprendre l’hygiène aussi. Je suis une ancienne infirmière et cette donnée a beaucoup d’importance pour moi… Je pense qu’en jouant d’astuces quand on veut enseigner aux petits, il est possible de leur prouver qu’il existe autre chose que les pâtes, et qu’un chou-fleur, nappé de béchamel, peut lui aussi être un délice ! »

       
     

    Le far breton ou le plaisir d’apprendre

    Grand-mère attentive, Renée veille sur l’éducation culinaire de son petit-fils Johan

    Il n’est jamais trop tard pour apprendre. C’est ainsi que l’on pourrait résumer le parcours culinaire de Renée. Bien sûr, elle se rappelle les grandes galettes de blé noir que cuisait sa grand-mère sur le bord de la cheminée ou les grosses miches qui sortaient, dorées et craquantes, du four à pain. Elle n’a pas oublié non plus la délicieuse langue de bœuf sauce madère que sa mère préparait, tout comme ces succulents riz au lait qui égayaient goûters et desserts. Mais de ces pages gourmandes, elle ne retiendra que des souvenirs. « De l’âge de 12 à 17 ans, j’étais en pension. Et quand je rentrais en vacances, maman me laissait tranquille. » Aussi, quand elle se marie, elle reconnaît ne pas savoir faire grand-chose : « Quand j’épluchais les légumes, ma mère me disait que je n’aillait pas assez vite. Mais que voulez-vous, je n’avais pas l’habitude ! »

    Renée a donc appris la cuisine toute seule, et quelques années plus tard, c’est à son tour d’initier son petits-fils Johan aux plaisirs gustatifs. « On commence toujours par ce que l’on aime en cuisine, et puis après on s’ouvre parce que l’on a envie d’aller plus loin, d’apprendre autre chose. Pour un enfant d’une dizaine d’années comme Johan la d »marche doit être la même. » Renée renouvellera certainement cette expérience en duo. « C’est vrai que j’ai toujours envie d’acquérir d’autres connaissances, mais aussi de les partager. Il faut sans cesse continuer à apprendre. Une de mes grands-mères disait d’ailleurs : « 100 ans vivant, 100 ans apprenant » ». A n’en pas douter, la leçon a été retenue.

     
     
     

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