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La filière laitière

Développement durable
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Développement durable

Quel autre pays peut s’enorgueillir d’une telle variété de fromages, beurres et crèmes ? Avec sa large surface de terres agricoles, son climat tempéré et pluvieux, la France est en effet une terre de lait : de la Flandre au Finistère, des Ardennes au Massif central, de l’Alsace au Bordelais, de la Vendée aux monts du Lyonnais, de la Franche-Comté aux Pyrénées orientales, de la Picardie au Languedoc ou du Val-de-Loire aux Alpes maritimes, chaque kilomètre ou presque offre sa version du paysage laitier.

La pérennité de la production laitière est d’abord assurée par des précipitations régulières, de grandes réserves humides et un vaste réseau de fleuves, rivières, sources et canaux. Or, l’eau est présente dans l’ensemble de la chaîne de production, de l’étable à la laiterie, pour assurer la qualité du lait. Elle permet aussi d’abreuver les vaches et de cultiver l’essentiel de leur alimentation, car l’élevage laitier français est structurellement lié au sol : plus de 90 % de la ration des troupeaux est produite sur les fermes par les éleveurs et chaque vache dispose en moyenne d’1 hectare. En retour, les troupeaux fertilisent les sols grâce à leurs déjections, soit directement dans les pâturages, soit par l’intermédiaire des éleveurs qui les collectent et les épandent sur les cultures.

Ce lien au sol vaut pour l’ensemble du territoire, puisque la diversité de reliefs et des terres a produit une multitude de terroirs et de styles d’élevage, y compris sur les pentes difficiles des zones de montagne. La filière a su tirer le meilleur parti des ressources locales, comme en Bretagne où l’on ajoutait au beurre du sel marin pour le conserver plus longtemps. Dans les massifs montagneux, les grandes meules de fromage permettaient de transformer le lait produit en altitude. Aujourd’hui encore, la filière laitière se distingue par une capacité d’innovation permanente.

Si l’élevage laitier contribue clairement à la production d’aliments sains et savoureux, il joue ainsi un rôle essentiel dans les territoires ruraux. Entre vitalité des territoires, engagement environnemental et services rendus à la société, la filière laitière est pleinement engagée dans les trois grands axes du développement durable.

Fauchage d'herbe
L’activité agricole participe à l’équilibre des territoires ruraux
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L’activité agricole participe à l’équilibre des territoires ruraux

La filière laitière française est à l’origine de 238 000 emplois* pour l’ensemble du territoire : en moyenne, 2 personnes travaillent à temps plein sur une exploitation laitière, sans compter les autres emplois directs ou induits (laiteries, services aux éleveurs, laboratoires, santé animale, alimentation…).

« Mon exploitation, qui mêle élevage laitier et pisciculture, a été sélectionnée pour participer à l’édition 2016 des trophées de l’agro-écologie. Ce concours national organisé par le Ministère de l’agriculture récompense les projets innovants et respectant les principes de l’agriculture durable. Notre projet répond à tous ces critères. Il est d’abord novateur, ce qui explique pourquoi il a fallu plusieurs années pour obtenir toutes les autorisations administratives. Économiquement, il est rentable. Socialement, je travaille avec deux salariés à temps plein et chacun d’entre nous doit être qualifié sur tous les postes de l’exploitation. Écologiquement, enfin, ce système permet de recycler et d’économiser les ressources en créant un cycle de production intelligent. »

Hélène, éleveuse dans le Berry

L’élevage laitier contribue ainsi à dynamiser et préserver les zones rurales, mais permet aussi de maintenir dans les campagnes des services fondamentaux pour la population (médecin, école, transports, Poste, supermarché…). De plus, les paysages, le patrimoine gastronomique et l’identité culturelle façonnés par les éleveurs et leurs troupeaux attirent de nombreux touristes, été comme hiver.

Les laiteries, c’est-à-dire les entreprises de transformation du lait en produits laitiers, sont elles aussi diverses et performantes. L’industrie laitière génère un chiffre d’affaires de 29,3 milliards d’euros . Elle est composée d’entreprises de tailles variables, depuis les leaders mondiaux jusqu’aux petites entreprises locales, particulièrement présentes en Franche-Comté et en Rhône-Alpes.

« La laiterie de Montaigu a été fondée en 1932 par Louise et Georges Sabourin. Elle a très vite misé sur des produits haut de gamme et elle est devenue, au fil des années, un établissement incontournable du paysage industriel agroalimentaire vendéen et français. Dans le même temps, c’est une entreprise qui a su rester familiale : elle est dirigée aujourd’hui par la troisième génération de la famille. Au niveau économique, elle représente 200 salariés et 179 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012, dont 45 % à l’export. Le mélange entre savoir-faire traditionnels et équipements de pointe porte assurément ses fruits ! »

Caroline, responsable de la communication et du marketing de la laiterie de Montaigu 

*Source GIS Elevage demain. Equivalent temps plein, de l’élevage bovin