Leader mondial du lait de vache
En 2011, la collecte de lait de vache dans l’UE à 27 avoisine 139 millions de tonnes. Elle occupe la première place mondiale, devant les USA (89 millions de tonnes).
L’Allemagne est la première puissance laitière d’Europe.
En 2011, elle réalise 21% de la collecte européenne de lait, contre 18% pour la France.
Les autres grands pays laitiers européens sont :
- Royaume-Uni, avec 10% de la collecte
- Pays-Bas, avec 8,4 % de la collecte
- Italie, avec 7,4 % de la collecte
Parmi les nouveaux états-membres, le Pologne est le premier pays laitier avec 6,7% de la collecte.

L’UE à 27 fabrique, à partir des laits collectés : des laits liquides, des fromages, des yaourts, des produits dérivés (poudre de lait, lactosérum…).
Un commerce extérieur dynamique
Le commerce extérieur européen des produits laitiers est dynamique : + 6,6 milliards € en 2010.
Ce résultat progresse depuis 2004 (hormis une légère baisse en 2006) alors même que la balance des produits agro-alimentaires poursuit son déficit.

L’UE exporte surtout sur le marché mondial :
- des fromages. Elle est leader sur ce segment et détient 62% des parts de marché dans les exportations vers les USA en 2008.
- du beurre
- des poudres de lactosérum
- des poudres de lait
Les principaux clients de L’UE pour les produits laitiers en 2008 sont : la Russie, les USA, l’Algérie, l’Arabie Saoudite.
Des rendements à géométrie variable
Le cheptel de vaches laitières se chiffre à 23 millions de têtes. Il se répartit sur 712 000 exploitations laitières.
Le nombre moyen de vaches par site est très variable : il va d’une centaine (Danemark, Chypre)… à 1,5 en Roumanie ! La moyenne s’établissant entre 30 et 40 têtes.
Les rendements tournent en moyenne autour de 6000 litres annuels par vache. Les champions incontestés étant la Suède et la Finlande (autour de 8000 litres/vache/an).

Une question de quotas
Les quotas sont la cheville ouvrière de la filière laitière européenne.
Ils ont été mis en place en 1984 dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC) et leur suppression est envisagée par la Commission européenne pour 2015.
Les quotas servent à limiter et stabiliser la production de lait afin d’éviter les surplus. Le principe est simple : on fixe le nombre de litres de lait à produire par an pour toute l’UE, on divise cette quantité pour chaque pays, et ensuite, on calcule le nombre de litres de lait par éleveur de vaches.
Si l’éleveur respecte le quota, il touche une aide financière de l’Europe. Par contre, s’il produit trop de lait, il doit s’acquitter d’une amende.
Depuis les années 2005, on constate que la livraison de lait dans l’UE se situe en dessous des quotas fixés. En 2011, l’écart était de – 3,8% (sous-réalisation). Seuls cinq Etats membres ont dépassé leurs quotas : Autriche, Chypre, Italie, Luxembourg et Pays-Bas.


