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La filière laitière

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Objectif : meilleures pratiques

Les réglementations européenne et française imposent des mesures strictes visant à garantir la qualité du lait, la santé et le bien-être des animaux, ainsi que la protection de l’environnement. Pour s’y conformer et aller plus loin encore que les obligations réglementaires, les éleveurs disposent d’appuis et d’outils variés, individuels ou collectifs. Leurs buts : être au plus près des attentes du public et travailler dans les meilleures conditions possibles, pour les hommes comme pour les animaux.

L’élevage, un métier collaboratif

D’abord, l’éleveur ne travaille pas seul : il a beau avoir des compétences techniques poussées et une solide expérience de terrain, il s’entoure de spécialistes (vétérinaire rural, contrôleur laitier, technicien de la chambre départementale d’agriculture, vacher …) qui lui fournissent une aide régulière ou ponctuelle en fonction de ses besoins.

« Quand un éleveur ne peut pas être présent dans sa ferme, par exemple pour des vacances, en cas de congé maternité ou de formation, ou encore suite à un accident, je me rends sur place pour prendre la relève. Mon intervention, qui dure de quelques heures à plusieurs jours ou semaines, se fait à la carte en fonction des besoins de l’éleveur et des particularités de son exploitation. La plupart du temps, je me charge des deux traites quotidiennes, de l’alimentation des vaches, de la surveillance de la santé du troupeau, du lien avec le vétérinaire en cas de besoin, éventuellement de la naissance des veaux… Bref, je suis aux petits soins pour les vaches ! »

Stéphane, vacher remplaçant 

La Charte des bonnes pratiques d’élevage, un outil d’auto-évaluation

Par ailleurs, 95 % des élevages de plus de 20 vaches laitières ont adhéré volontairement à la Charte des bonnes pratiques d’élevage. Grâce à des diagnostics et des plans de surveillance externes, celle-ci aide les producteurs de lait à progresser dans leurs pratiques professionnelles, avec l’appui de techniciens de terrain, tout en répondant aux attentes des consommateurs. Lancée en 1999, elle a été mise à jour plusieurs fois pour évoluer avec son temps.

La Charte des bonnes pratiques d’élevage repose aujourd’hui sur 6 engagements relatifs à l’identification des animaux, la santé du troupeau, l’alimentation des vaches, le bien-être des animaux et la sécurité des personnes, la protection de l’environnement.

« Pour les éleveurs, le bien-être des bêtes est essentiel : nous vivons avec elles 7 jours sur 7 et tous nos veaux ont un nom. J’adhère d’ailleurs à la Charte des bonnes pratiques d’élevage, qui aide les éleveurs à produire un lait d’une qualité irréprochable tout en respectant les conditions du bien-être animal. J’ai également suivi une formation d’éleveur-infirmier auprès d’un vétérinaire pour apprendre à mieux observer les animaux. Si une vache est isolée dans le troupeau, c’est qu’elle a un souci. Nous essayons de faire de la prévention avec de l’homéopathie et de la phytothérapie, mais, si elle tombe malade malgré tout, nous appelons bien sûr le vétérinaire. Autre intervenant qui nous rend visite régulièrement : le pareur, qui taille les ongles des vaches pour leur éviter des souffrances inutiles. »

Gérard, éleveur laitier dans le Jura

Surveillance du troupeau
La formation des éleveurs
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La formation des éleveurs

Si la transmission des compétences de génération en génération reste très présente dans le monde agricole, le métier d’éleveur nécessite aujourd’hui une solide formation professionnelle. En charge d’une véritable entreprise, l’éleveur doit en effet maîtriser des sujets très variés : nutrition animale, génétique et reproduction, santé du troupeau, traite, agronomie, gestion des cultures et des stocks de fourrage, rotation des parcelles de pâturage, connaissance réglementaire des textes nationaux et européens, gestion d’entreprise, comptabilité, fiscalité, informatique…

Des formations pour devenir éleveur

Le premier des diplômes agricoles est le Certificat d’Aptitudes Professionnelles Agricoles (CAPA), qui se déroule en apprentissage dans une entreprise du secteur agricole. Pour bénéficier des aides nationales et européennes d’installation agricole, il faut posséder ce que l’on appelle la « Capacité Professionnelle Agricole » (CPA), que l’on obtient avec plusieurs diplômes d’un niveau au moins équivalent au baccalauréat, notamment le baccalauréat professionnel agricole, le brevet de technicien agricole, le baccalauréat technologique S.T.A.V. et le brevet de technicien supérieur agricole.

Après le bac, de nombreuses formations préparent aux différents métiers de l’agriculture :

  • BTS Agricoles (BTSA) dans des domaines divers et variés (BAC + 2) ;
  • Licences professionnelles agricoles plus spécialisées (BAC + 3) ;
  • Écoles d’ingénieurs agricoles et agronomes (BAC + 5).

« J’ai toujours voulu reprendre le flambeau de la ferme familiale. Après la classe de troisième, j’ai intégré un BEP orienté sur les céréales, car la première fonction d’une exploitation est de nourrir les animaux avec ce qui est produit sur place. J’ai ensuite opté pour un bac technologique spécialisé dans les grandes cultures fourragères. Je suis alors parti en Vendée pour un BTS formant à la gestion des exploitations agricoles. J’ai terminé mon cursus par une année de contrat de professionnalisation au cours de laquelle je me suis totalement consacré à l’élevage laitier : alimentation du troupeau, suivi vétérinaire, qualité du lait… Ces années d’études m’ont permis d’aborder la plupart des problématiques liées à l’agriculture et à l’élevage. »

Matthieu, éleveur laitier dans le Loir-et-Cher

Les éleveurs laitiers peuvent aussi se perfectionner ou diversifier leurs compétences tout au long de leur carrière grâce à la formation continue.

Les autres métiers des fermes laitières

Mais l’éleveur ne travaille pas seul dans sa ferme : les métiers liés à l’élevage laitier sont nombreux et variés. Ils concernent les personnes travaillant quotidiennement dans les exploitations, mais aussi les spécialistes qui gravitent autour des élevages (conseillers, inséminateurs, vétérinaires, conseillers d’élevage, etc.). Des formations de plus en plus techniques sont souvent nécessaires pour y accéder.

« Chaque année, 20 à 22 étudiants préparent le parcours « bovin lait » de la licence professionnelle « Métiers du Conseil en Élevage » conduite par le pôle de formation de Bernussou (chambre d’agriculture de l’Aveyron), en partenariat avec l’IUT de Rodez (Université Toulouse 1 Capitole). Pour ce faire, ils doivent être titulaires d’un diplôme de Bac + 2, généralement un BTS agricole, un DUT en agronomie ou une licence en biologie. L’insertion professionnelle étant quasiment garantie, les candidatures sont nombreuses. Nous avons conçu la formation de manière à ce qu’elle constitue un véritable trait d’union entre les études et le monde du travail. Cela passe notamment par un contrat de professionnalisation avec une entreprise et de nombreuses interventions de professionnels. Elle comprend aussi un stage de 3 semaines dans une ferme laitière d’un autre pays de l’Union européenne. Après l’obtention de leur licence pro, les étudiants peuvent devenir contrôleurs laitiers, s’orienter vers des entreprises spécialisées dans l’alimentation des vaches laitières ou encore travailler dans une coopérative d’insémination ou une association de race. »

Patrick, créateur et responsable du parcours « bovin lait » de la licence professionnelle « Métiers du Conseil en Élevage » de Bernussou