Alimentation et Santé

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Fleur
Informations sur la consommation de produits laitiers et le cancer
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Informations sur la consommation de produits laitiers et le cancer

Maladie multifactorielle, dans son origine, son installation et son développement, avec des causes variables, le cancer est une pathologie complexe mettant en jeu de nombreux paramètres, dont le plus important est l’augmentation de l’âge.

Depuis plus de 40 ans, malgré une augmentation du nombre de cancers, le pourcentage de décès diminue du fait de l’amélioration du dépistage, du diagnostic et des prises en charge thérapeutiques dans certains d’entre eux.

Les principaux facteurs identifiés par les médecins

Il existe des facteurs influençant l’apparition de cancers maintenant bien identifiés, que sont le tabac et l’alcool, la sédentarité, le problème du poids(l’excès), la génétique, certaines infections virales, l’environnement. En France l’alcool et le tabac sont responsable de près de 30% de la mortalité par cancer. On estime que l’alimentation peut influencer – positivement ou négativement – l’apparition de certains cancers, mais à un degré largement inférieur aux facteurs précédemment cités.

Les conclusions des études concernant l’alimentation sont parfois difficiles à établir du fait de nombreux paramètres et biais qui interfèrent. Malgré cette réserve il a été établi un consensus médical, dont la référence actuelle est le rapport de synthèse du WCRF (World Cancer Research Found), publié en 2007 qui est le résultat de la compilation de nombreuses études portant sur les liens entre alimentation et cancer. Conclusions reprises par le PNNS et l’INCa (Institut National du Cancer).

Afin de diminuer le risque, la prévention repose sur quelques règles simples et de bon sens : pas de tabac, peu d’alcool, activité physique régulière, poids dans les normes, alimentation variée et équilibrée.

Les produits laitiers : des aliments à conserver dans votre alimentation

En ce qui concerne le lait et les produits laitiers, la très grande majorité des études montre que leur consommation dans le cadre des recommandations du PNNS de 3 produits laitiers quotidiens, n’augmente pas le risque de cancer.

Le lait et le cancer du sein

Les facteurs hormonaux et les antécédents familiaux ont un rôle prépondérant; l’alcool, le surpoids et l’alimentation hypercalorique augmenteraient le risque surtout en période post-ménopausique; globalement il n’y a pas de lien entre produits laitiers et ce cancer.
Une récente étude norvégienne, réalisées sur 65000 femmes suivies sur 10 ans montre une absence de lien entre cancer du sein et consommation de produits laitiers (dairy consumption and calcium intake and risk of breast cancer in prospective cohorte, nov 2010).
Donc à la lecture des dernières données, le lait et des produits laitiers n’ont pas d’influence sur ce cancer.

Pas de lien avec le cancer du côlon

Les études montrent un effet bénéfique du lait, principalement via certains de leurs constituants, tel le calcium, qui exercerait un effet protecteur, vis-à-vis du risque d’adénome et de cancer du côlon, chez l’homme comme chez la femme ; Une grande compilation d’études récente va dans ce sens (colorectal cancer risk and dietary intake of calcium, vitD and dairy products : meta analysis of 26335 cases from 60 observational studies nutrition cancer, 2009 ; 61 (1 :47-69).

De nouvelles études viennent confirmer l’effet protecteur de la consommation de lait et des produits laitiers dans le cancer du côlon :

– L’étude EPIC, vaste enquête concernant 10 pays européens et près de 480000 individus (Murphy N et al. Consumption of Dairy Product and Colorectal Cancer In the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition EPIC. PLoS One 2013; 8: e 72715)
– En plus de ce rôle protecteur, une étude (2284 patients, atteints de cancer de côlon, suivis sur 17 ans) publiée dans un journal oncologique de référence, montre une diminution du risque de décès toute cause confondue chez les consommateurs ayant les plus gros apports calciques. (Yang B et coll. Calcium, vitamin D, dairy products, and mortality among colorectal cancer survivors: the Cancer Prevention Study-II Nutrition Cohort. J Clin Oncol. 2014; 32(22):2335-43 (ISSN: 1527-7755)

En ce qui concerne le cancer de la prostate

Le WCRF s’est positionné en concluant que les produits laitiers ne sont pas associés au risque de cancer de la prostate
Les résultats des études sont contradictoires : quelques études indiqueraient qu’une consommation très élevée de calcium, supérieure à 1500mg/j (équivalent à 2 camemberts par jour, ou 10 yaourts !), voire 2000mg/j, pourrait augmenter le risque de cancer de la prostate, tandis que d’autres ne le montrent pas.
Une chose est sûre cependant : si le risque existe, il ne concerne que les consommations très largement supérieures aux 3 produits laitiers recommandés par jour, à savoir 900mg de calcium par jour pour un adulte.

En conclusion les recommandations de santé publique restent à 3 produits laitiers par jour du fait des bénéfices apportés par cette famille d’aliments, notamment sur la qualité osseuse.

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Problème de poids
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Problème de poids

Tout au long de sa vie, l’organisme est soumis à des évolutions corporelles, qui pour certaines, peuvent être à risque de prendre du poids. En général les périodes critiques sont la petite enfance, l’adolescence (puberté), la grossesse (les kilos accumulés durant les 9 mois ne seront pas tous perdus), la tranche d’âge qui englobe la cinquantaine, qui correspond à la ménopause chez les femmes.

Le surpoids et l’obésité touchent de plus en plus de personnes, aussi bien les enfants, chez qui l’obésité a pratiquement doublé depuis quinze ans, que les adultes.

Cette maladie est aujourd’hui considérée comme un véritable problème de santé publique contre lequel d’importants moyens de sensibilisation ont été mis en œuvre. L’obésité représente en effet un facteur de risque important dans la survenue de maladies comme le diabète, certaines maladies cardiovasculaires comme l’hypertension et l’insuffisance cardiaque, l’arthrose des membres inférieurs ou certains cancers.

Chez l’adulte, l’obésité se mesure avec l’indice de masse corporelle ou IMC (calcul de l’IMC=poids/taille2), qui est un indicateur de risques. On parle de surpoids à partir d’un IMC de 25, d’obésité à partir d’un IMC de 30. D’un point de vue médical, le poids idéal à atteindre ou à maintenir est celui qui permet d’avoir son IMC entre 19 et 25.
A noter que les chiffres les plus récents (rapport 2009-2010, www.sante-sports.gouv.fr) concernant la population française montrent un début de stabilisation chez les enfants.

Peut-on dire que le lait et les produits laitiers font grossir?

Aucun aliment à lui seul n’est responsable de l’obésité, ni le lait, ni les autres aliments. Les facteurs de prise de poids sont clairement identifiés mais sur le plan alimentaire, c’est lorsque les dépenses énergétiques (exercice physique…) sont inférieures aux apports (alimentation) que l’on est amené à prendre du poids, c’est une question d’équilibre.

En pratique, il faut rappeler que le lait n’est pas gras, il apporte déjà 90% d’eau, et en pourcentage de matière grasse lorsqu’il est entier, il n’en contient que 3,5% de matière grasse, 1,6% quand il est demi-écrémé et 0,3% quand il est écrémé.

  • A titre informatif, une briquette de lait ½ écrémé apporte 90 Kcal, tandis qu’une canette de soda apporte environ 140 Kcal mais ni calcium, ni vitamines, ni protéines, etc…
  • Pour des raisons historiques, les fromages étaient les seuls produits pour lesquels les teneurs en matières grasses indiquées s’appliquaient à la matière sèche (produit auquel on a enlevé toute son eau). Depuis 2007, le pourcentage de matières grasses est exprimé sur le poids du fromage tel qu’on le consomme (avec son pourcentage d’eau). Par exemple du fromage blanc à 40% de matières grasses (ancien étiquetage) n’en contient donc en réalité que 8% (nouvel étiquetage). Autre exemple : pour un camembert à 45%, le taux réel est 20,7%.
  • Les yaourts nature présentent l’avantage d’être pauvres en calories (50 à 70 calories par pot).
  • La crème fraîche entière est le moins calorique des corps gras (30% de matières grasses) avec le beurre (82%) par comparaison avec l’huile (100%).

Pendant l’adolescence, les filles par exemple hésitent à consommer des produits laitiers par peur de grossir. Qu’elles se rassurent ! La grande majorité des études d’observations montrent une relation inverse entre consommation de produits laitiers et poids (Réalités en nutrition et diabétologie, 28-09-2010, J.M. Lecerf Service de Nutrition. Institut Pasteur. Lille)

Du coté des garçons, le souci serait plutôt « d’être grand et d’avoir des muscles » (qui correspond à une prise de masse musculaire). Un supplément de lait donné à de jeunes sportifs en entraînement, montre au bout de 3 mois : une augmentation de la taille, du volume musculaire et de la densité osseuse accompagnée d’une diminution de la masse grasse (Journal of American Dietetic Association 2003; 103(10):1353-6!).

Aux Etats-Unis, l’étude NHANES III chez les adolescents, a montré que les garçons et les filles ayant des apports élevés en produits laitiers, avaient une masse grasse moindre (J Amcoll Nutr, 2008; 27; 702-710).

Actuellement, aucune étude scientifique n’a démontré un lien de cause à effet entre le lait et l’augmentation du poids, et plusieurs épidémiologiques, ont mis en avant une relation inverse entre calcium et prise de poids. Boire du lait et manger des produits laitiers, selon les recommandations nationales de 3 produits laitiers quotidiens, aide à maintenir son poids. Les personnes qui en consomment régulièrement sont plus minces que les autres et ont moins de risque de prendre du poids ; elles ont aussi un meilleur équilibre nutritionnel global.

En conclusion, les produits laitiers doivent garder une place dans un régime équilibré pour le maintien du poids et pour en perdre en cas d’excès de poids. Ne pas oublier que l’équilibre alimentaire se fait, non pas sur un seul repas mais sur la semaine…et qu’il vaut mieux l’associer à une dépense physique et sportive régulière.

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