Alimentation et Santé

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Caries dentaires
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Caries dentaires

La carie est une maladie infectieuse due à une bactérie présente normalement dans la cavité buccale qui va se développer de façon excessive.
Elle utilise pour proliférer les « sucres » apportés par les aliments. Les conséquences des caries peuvent être graves et aller jusqu’à la perte de dents. Elles peuvent aussi diminuer la qualité de vie, engendrer des difficultés à se nourrir et à dormir, et provoquer des douleurs. Les enfants (attention de ne pas laisser un bébé s’endormir avec un biberon), les femmes enceintes, les personnes âgées et les populations à faibles revenus sont particulièrement concernés.

Le calcium et le phosphore, constituants essentiels des dents, sont naturellement très présents dans le lait et les produits laitiers. A la différence du sucre ordinaire (le saccharose), du glucose, et du fructose, le lactose, qui est le sucre du lait, ne favorise pas la formation de la plaque dentaire. Sa fermentation est plus lente, et la production d’acides qui déminéralise l’émail est également moins importante qu’avec le fructose et le saccharose. De plus, le lait renferme d’autres composants susceptibles d’avoir un effet anti-carie : calcium, phosphore, protéines et lipides.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) reconnaît d’ailleurs le rôle du fromage dans la prévention des caries : il est conseillé de finir le repas par du fromage car il favorise la production de salive et protège de l’acidité. Il importe de ne pas multiplier les grignotages sucrés au cours de la journée pour éviter d’occasionner une acidité continue, et de se brosser les dents après chaque repas.

Les éléments principaux de la prévention repose sur (HAS, Haute Autorité de Santé, 2010):

  • Une hygiène bucco-dentaire stricte : se brosser les dents après chaque repas et après la consommation de produits sucrés (se rincer la bouche si le brossage n’est pas possible). Brosser les dents des enfants dès l’apparition des 1ères molaires temporaires, vers 12-18 mois.
  • Des contrôles dentaires réguliers : consulter régulièrement le dentiste (pour un bilan et un détartrage).
  • La prise de fluor (via l’alimentation, ou donné en supplément de la petite enfance à l’adolescence sur prescription, les dentifrices) qui améliore la résistance des dents à la carie.
  • Eviter les grignotages sucrés et diminuer sur la consommation d’aliments sucrés, pas de biberons nocturne en dehors de l’eau pure.
  • Boire régulièrement pendant la journée (de l’eau de préférence, pour augmenter le débit salivaire et lutter contre la sécheresse buccale).

Dans le cadre de cette prévention, l’équilibre alimentaire a un vrai rôle à jouer. La recommandation de consommation de 3 ou 4 produits laitiers par jour, à chaque repas est un atout majeur dans la prévention de la maladie carieuse.

Article recommandé : Plus de yaourts, moins de caries !

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Maladies cardio-vasculaires
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Maladies cardio-vasculaires

Ce sont des maladies qui touchent le cœur et les artères : c’est l’infarctus du myocarde (crise cardiaque), l’artérite et des accidents vasculaires-cérébraux ou AVC. Les facteurs de risques sont connus, à savoir l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle, le tabac, les antécédents familiaux et l’âge.
L’alimentation ne joue un rôle que sur les 2 premiers facteurs.

L’hypercholestérolémie, un problème de cholestérol :

Lorsque le cholestérol total est en excès dans le sang, on parle d’hypercholestérolémie. C’est une maladie silencieuse (sans symptômes) et seules les conséquences de l’hypercholestérolémie ont des répercussions cliniques et visibles. Le diagnostic se fait par une prise de sang soit à titre systématique chez les séniors, soit par l’existence d’autres risques vasculaires, quel que soit la période de la vie.

La cholestérolémie, qui est le taux de cholestérol dans le sang, a une double origine : 2/3 est synthétisé par le foie et seulement 1/3 est apporté par l’alimentation. De plus il faut faire la différence entre le HDL cholestérol (ou bon cholestérol) et le LDL cholestérol (ou mauvais cholestérol) qui n’ont pas le même impact sur la santé. Le LDL cholestérol se déposant sur les parois des artères, notamment celles du cœur, coronaires, des carotides et les artères des membres inférieurs, participe à la formation des plaques d’athéromes qui les obstruent peu à peu (on parle « d’athérosclérose »), d’où son risque.

Le cholestérol est indispensable à la vie, car il participe à de nombreux mécanismes cellulaires. L’organisme régule son taux de cholestérol: lorsque les apports de cholestérol alimentaires augmentent, la synthèse du cholestérol par le foie diminue, et inversement.

Chez une personne en bonne santé sans troubles lipidiques, ayant une alimentation à peu près équilibrée, le cholestérol apporté par l’alimentation influence très peu le taux de cholestérol du sang (la cholestérolémie).
Longtemps certaines matières grasses, notamment les acides gras saturés, ont été diabolisés, mais au vu des dernières études et résultats de la recherche scientifique, les experts reviennent sur les idées reçues.(European heart 2008)
De plus les recommandations nationales (Anses 2010) leur redonnent leur légitimité dans l’équilibre alimentaire pour leur intérêt nutritionnel.

Pour les personnes ayant trop de cholestérol – il leur est conseillé à juste titre un certain nombre de mesures diététiques générales dont un rééquilibrage des aliments augmentant le LDL cholestérol. Le régime visant à réduire le cholestérol consiste en une réduction de certains aliments tels que les fritures, les charcuteries, viandes grasses, viennoiseries, plats cuisinés, etc…

Une consommation modérée de beurre, crème, et de certains fromages (les plus gras) est permise pour les acides gras spécifiques qu’ils contiennent car utiles et indispensables au fonctionnement de l’organisme. Cependant le régime n’est pas toujours suffisant, le médecin peut-être alors amené à rajouter un traitement médicamenteux. En pratique, les teneurs en cholestérol du lait vont de 0 (pour 100 ml de lait écrémé) à 12 mg, pour du lait entier. A titre de comparaison, 1 noix de beurre (20 g) en apporte environ 50 mg ; 1 œuf (60 g) en apporte 270 mg; 100 g de jaune d’œuf 1560 mg; 1 tranche de 100 g de foie 300 mg, et 100 g de cervelle 1800 mg.

Les Français consomment en moyenne de 400 à 500 mg de cholestérol par jour ; la contribution du lait à ces apports est donc très modeste, environ 17% de l’apport journalier. La recommandation des 3 produits laitiers reste donc valable, car ils ont tout à fait leur place en prévention dans le cadre d’une alimentation équilibrée et les laitages allégés et une seule part de fromage par jour seront à privilégier durant la phase de contrôle alimentaire due à l’hypercholestérolémie.

 

L’hypertension artérielle :

La tension artérielle n’est pas stable au cours de la journée, et s’élève normalement lors d’un stress ou d’un effort physique. C’est à ce titre que l’on contrôle la tension au repos.
L’hypertension se définit comme une élévation constante de la pression sanguine sur les parois des artères. Elle doit être prise en charge afin d’éviter les graves complications. C’est une maladie très fréquente en France et dans le monde. Il peut ne pas y avoir de symptômes, d’où l’importance d’un contrôle régulier chez les adultes et séniors. (La grossesse est un cas particulier où les mécanismes, les facteurs et les conséquences ne sont pas les mêmes que l’hypertension classique).
Elle est dite « essentielle » c’est-à-dire sans cause déterminée 9 fois sur 10, mais il existe des éléments la favorisant tels que l’âge, le sexe, les antécédents familiaux, l’obésité, la sédentarité, l’alimentation riche en sel…Le stress n’est pas responsable à lui seul d’une hypertension au long court et continue.
Il est nécessaire de la traiter afin d’en prévenir les conséquences (complications cardiovasculaires, cérébrales et ophtalmologiques). Pour cela il est conseillé de mettre en place des règles hygiéno-diététiques perte de poids si nécessaire, lutte contre la sédentarité avec la pratique d’une activité physique adaptée d’au moins 30 minutes par jour, limitation de la consommation d’alcool et de tabac et adaptation de l’alimentation, puis un traitement médicamenteux si le médecin le juge nécessaire.

Les aliments seuls ne sont pas responsables de l’apparition ou de la prévention de l’hypertension, mais par contre une alimentation globalement équilibrée (limitée en sel, en graisse, augmentée en fruits et légumes et produits laitiers) participe à la prévention et à l’atténuation de son évolution, en complément du traitement donné par le médecin...
De nombreuses études montrent que la consommation de produits laitiers est associée à une diminution du risque d’hypertension artérielle. Au sein des apports nutritionnels, certains nutriments tels que le magnésium, le potassium et surtout le calcium (effet hypotenseur), auraient un effet bénéfique sur la tension, et sont pour la plupart contenus dans les produits laitiers.

De plus les peptides du lait agissent en freinant l’action d’une enzyme (« enzyme de conversion de l’angiotensine ») ayant un rôle fondamental dans la gestion de l’hypertension (travaux de Fitzgerald et Meisel).
Des études montrent que les consommateurs réguliers d’au moins 200 ml de lait par jour ont moins de risque de faire un accident vasculaire cérébral (AVC).

En contribuant à la baisse de l’hypertension, les produits laitiers pourraient participer à une diminution du risque cardiovasculaire notamment via une baisse des accidents vasculaires cérébraux.

Article recommandé :
Les produits laitiers contre l’infarctus