Alimentation et Santé

Alimentation et Santé

derniers articles
  • 09-12
    DIY : 4 idées de décorations de Noël en emballages laitiers recyclés

    Des moments ludiques et écologiques à partager avec les enfants.

  • 07-12
    Et si on faisait un apéritif dînatoire pour le réveillon de Noël ?

    Nos meilleures idées pour un buffet chic et festif.

  • 05-12
    Les plats emblématiques des chefs français (2) : des années 1960 aux années 1980, la Nouvelle Cuisine

    La vocation laitière de la France se prolonge naturellement dans la cuisine de ses chefs. Pour ce florilège de plats « signature » faisant la part belle aux produits laitiers, nous nous sommes intéressés aux grands cuisiniers français depuis le début du XXe siècle. Attention, ça donne faim !

  • 02-12
    4 repas de Noël autour du monde

    Envie de changer des traditions françaises ? Inspirez-vous avec des menus festifs venus du monde entier.

Voir toutes les actualités
Sportive
Maladies cardio-vasculaires
Lire la suite

Maladies cardio-vasculaires

Ce sont des maladies qui touchent le cœur et les artères : c’est l’infarctus du myocarde (crise cardiaque), l’artérite et des accidents vasculaires-cérébraux ou AVC. Les facteurs de risques sont connus, à savoir l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle, le tabac, les antécédents familiaux et l’âge.
L’alimentation ne joue un rôle que sur les 2 premiers facteurs.

L’hypercholestérolémie, un problème de cholestérol :

Lorsque le cholestérol total est en excès dans le sang, on parle d’hypercholestérolémie. C’est une maladie silencieuse (sans symptômes) et seules les conséquences de l’hypercholestérolémie ont des répercussions cliniques et visibles. Le diagnostic se fait par une prise de sang soit à titre systématique chez les séniors, soit par l’existence d’autres risques vasculaires, quel que soit la période de la vie.

La cholestérolémie, qui est le taux de cholestérol dans le sang, a une double origine : 2/3 est synthétisé par le foie et seulement 1/3 est apporté par l’alimentation. De plus il faut faire la différence entre le HDL cholestérol (ou bon cholestérol) et le LDL cholestérol (ou mauvais cholestérol) qui n’ont pas le même impact sur la santé. Le LDL cholestérol se déposant sur les parois des artères, notamment celles du cœur, coronaires, des carotides et les artères des membres inférieurs, participe à la formation des plaques d’athéromes qui les obstruent peu à peu (on parle « d’athérosclérose »), d’où son risque.

Le cholestérol est indispensable à la vie, car il participe à de nombreux mécanismes cellulaires. L’organisme régule son taux de cholestérol: lorsque les apports de cholestérol alimentaires augmentent, la synthèse du cholestérol par le foie diminue, et inversement.

Chez une personne en bonne santé sans troubles lipidiques, ayant une alimentation à peu près équilibrée, le cholestérol apporté par l’alimentation influence très peu le taux de cholestérol du sang (la cholestérolémie).
Longtemps certaines matières grasses, notamment les acides gras saturés, ont été diabolisés, mais au vu des dernières études et résultats de la recherche scientifique, les experts reviennent sur les idées reçues.(European heart 2008)
De plus les recommandations nationales (Anses 2010) leur redonnent leur légitimité dans l’équilibre alimentaire pour leur intérêt nutritionnel.

Pour les personnes ayant trop de cholestérol – il leur est conseillé à juste titre un certain nombre de mesures diététiques générales dont un rééquilibrage des aliments augmentant le LDL cholestérol. Le régime visant à réduire le cholestérol consiste en une réduction de certains aliments tels que les fritures, les charcuteries, viandes grasses, viennoiseries, plats cuisinés, etc…

Une consommation modérée de beurre, crème, et de certains fromages (les plus gras) est permise pour les acides gras spécifiques qu’ils contiennent car utiles et indispensables au fonctionnement de l’organisme. Cependant le régime n’est pas toujours suffisant, le médecin peut-être alors amené à rajouter un traitement médicamenteux. En pratique, les teneurs en cholestérol du lait vont de 0 (pour 100 ml de lait écrémé) à 12 mg, pour du lait entier. A titre de comparaison, 1 noix de beurre (20 g) en apporte environ 50 mg ; 1 œuf (60 g) en apporte 270 mg; 100 g de jaune d’œuf 1560 mg; 1 tranche de 100 g de foie 300 mg, et 100 g de cervelle 1800 mg.

Les Français consomment en moyenne de 400 à 500 mg de cholestérol par jour ; la contribution du lait à ces apports est donc très modeste, environ 17% de l’apport journalier. La recommandation des 3 produits laitiers reste donc valable, car ils ont tout à fait leur place en prévention dans le cadre d’une alimentation équilibrée et les laitages allégés et une seule part de fromage par jour seront à privilégier durant la phase de contrôle alimentaire due à l’hypercholestérolémie.

 

L’hypertension artérielle :

La tension artérielle n’est pas stable au cours de la journée, et s’élève normalement lors d’un stress ou d’un effort physique. C’est à ce titre que l’on contrôle la tension au repos.
L’hypertension se définit comme une élévation constante de la pression sanguine sur les parois des artères. Elle doit être prise en charge afin d’éviter les graves complications. C’est une maladie très fréquente en France et dans le monde. Il peut ne pas y avoir de symptômes, d’où l’importance d’un contrôle régulier chez les adultes et séniors. (La grossesse est un cas particulier où les mécanismes, les facteurs et les conséquences ne sont pas les mêmes que l’hypertension classique).
Elle est dite « essentielle » c’est-à-dire sans cause déterminée 9 fois sur 10, mais il existe des éléments la favorisant tels que l’âge, le sexe, les antécédents familiaux, l’obésité, la sédentarité, l’alimentation riche en sel…Le stress n’est pas responsable à lui seul d’une hypertension au long court et continue.
Il est nécessaire de la traiter afin d’en prévenir les conséquences (complications cardiovasculaires, cérébrales et ophtalmologiques). Pour cela il est conseillé de mettre en place des règles hygiéno-diététiques perte de poids si nécessaire, lutte contre la sédentarité avec la pratique d’une activité physique adaptée d’au moins 30 minutes par jour, limitation de la consommation d’alcool et de tabac et adaptation de l’alimentation, puis un traitement médicamenteux si le médecin le juge nécessaire.

Les aliments seuls ne sont pas responsables de l’apparition ou de la prévention de l’hypertension, mais par contre une alimentation globalement équilibrée (limitée en sel, en graisse, augmentée en fruits et légumes et produits laitiers) participe à la prévention et à l’atténuation de son évolution, en complément du traitement donné par le médecin...
De nombreuses études montrent que la consommation de produits laitiers est associée à une diminution du risque d’hypertension artérielle. Au sein des apports nutritionnels, certains nutriments tels que le magnésium, le potassium et surtout le calcium (effet hypotenseur), auraient un effet bénéfique sur la tension, et sont pour la plupart contenus dans les produits laitiers.

De plus les peptides du lait agissent en freinant l’action d’une enzyme (« enzyme de conversion de l’angiotensine ») ayant un rôle fondamental dans la gestion de l’hypertension (travaux de Fitzgerald et Meisel).
Des études montrent que les consommateurs réguliers d’au moins 200 ml de lait par jour ont moins de risque de faire un accident vasculaire cérébral (AVC).

En contribuant à la baisse de l’hypertension, les produits laitiers pourraient participer à une diminution du risque cardiovasculaire notamment via une baisse des accidents vasculaires cérébraux.

Article recommandé :
Les produits laitiers contre l’infarctus

Fleur
Informations sur la consommation de produits laitiers et le cancer
Lire la suite

Informations sur la consommation de produits laitiers et le cancer

Maladie multifactorielle, dans son origine, son installation et son développement, avec des causes variables, le cancer est une pathologie complexe mettant en jeu de nombreux paramètres, dont le plus important est l’augmentation de l’âge.

Depuis plus de 40 ans, malgré une augmentation du nombre de cancers, le pourcentage de décès diminue du fait de l’amélioration du dépistage, du diagnostic et des prises en charge thérapeutiques dans certains d’entre eux.

Les principaux facteurs identifiés par les médecins

Il existe des facteurs influençant l’apparition de cancers maintenant bien identifiés, que sont le tabac et l’alcool, la sédentarité, le problème du poids(l’excès), la génétique, certaines infections virales, l’environnement. En France l’alcool et le tabac sont responsable de près de 30% de la mortalité par cancer. On estime que l’alimentation peut influencer – positivement ou négativement – l’apparition de certains cancers, mais à un degré largement inférieur aux facteurs précédemment cités.

Les conclusions des études concernant l’alimentation sont parfois difficiles à établir du fait de nombreux paramètres et biais qui interfèrent. Malgré cette réserve il a été établi un consensus médical, dont la référence actuelle est le rapport de synthèse du WCRF (World Cancer Research Found), publié en 2007 qui est le résultat de la compilation de nombreuses études portant sur les liens entre alimentation et cancer. Conclusions reprises par le PNNS et l’INCa (Institut National du Cancer).

Afin de diminuer le risque, la prévention repose sur quelques règles simples et de bon sens : pas de tabac, peu d’alcool, activité physique régulière, poids dans les normes, alimentation variée et équilibrée.

Les produits laitiers : des aliments à conserver dans votre alimentation

En ce qui concerne le lait et les produits laitiers, la très grande majorité des études montre que leur consommation dans le cadre des recommandations du PNNS de 3 produits laitiers quotidiens, n’augmente pas le risque de cancer.

Le lait et le cancer du sein

Les facteurs hormonaux et les antécédents familiaux ont un rôle prépondérant; l’alcool, le surpoids et l’alimentation hypercalorique augmenteraient le risque surtout en période post-ménopausique; globalement il n’y a pas de lien entre produits laitiers et ce cancer.
Une récente étude norvégienne, réalisées sur 65000 femmes suivies sur 10 ans montre une absence de lien entre cancer du sein et consommation de produits laitiers (dairy consumption and calcium intake and risk of breast cancer in prospective cohorte, nov 2010).
Donc à la lecture des dernières données, le lait et des produits laitiers n’ont pas d’influence sur ce cancer.

Pas de lien avec le cancer du côlon

Les études montrent un effet bénéfique du lait, principalement via certains de leurs constituants, tel le calcium, qui exercerait un effet protecteur, vis-à-vis du risque d’adénome et de cancer du côlon, chez l’homme comme chez la femme ; Une grande compilation d’études récente va dans ce sens (colorectal cancer risk and dietary intake of calcium, vitD and dairy products : meta analysis of 26335 cases from 60 observational studies nutrition cancer, 2009 ; 61 (1 :47-69).

De nouvelles études viennent confirmer l’effet protecteur de la consommation de lait et des produits laitiers dans le cancer du côlon :

– L’étude EPIC, vaste enquête concernant 10 pays européens et près de 480000 individus (Murphy N et al. Consumption of Dairy Product and Colorectal Cancer In the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition EPIC. PLoS One 2013; 8: e 72715)
– En plus de ce rôle protecteur, une étude (2284 patients, atteints de cancer de côlon, suivis sur 17 ans) publiée dans un journal oncologique de référence, montre une diminution du risque de décès toute cause confondue chez les consommateurs ayant les plus gros apports calciques. (Yang B et coll. Calcium, vitamin D, dairy products, and mortality among colorectal cancer survivors: the Cancer Prevention Study-II Nutrition Cohort. J Clin Oncol. 2014; 32(22):2335-43 (ISSN: 1527-7755)

En ce qui concerne le cancer de la prostate

Le WCRF s’est positionné en concluant que les produits laitiers ne sont pas associés au risque de cancer de la prostate
Les résultats des études sont contradictoires : quelques études indiqueraient qu’une consommation très élevée de calcium, supérieure à 1500mg/j (équivalent à 2 camemberts par jour, ou 10 yaourts !), voire 2000mg/j, pourrait augmenter le risque de cancer de la prostate, tandis que d’autres ne le montrent pas.
Une chose est sûre cependant : si le risque existe, il ne concerne que les consommations très largement supérieures aux 3 produits laitiers recommandés par jour, à savoir 900mg de calcium par jour pour un adulte.

En conclusion les recommandations de santé publique restent à 3 produits laitiers par jour du fait des bénéfices apportés par cette famille d’aliments, notamment sur la qualité osseuse.

Article recommandé :

Que contient un bol de lait ?
Des produits laitiers pour améliorer l’alimentation des patients en chimiothérapie