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Alimentation et santé, Cuisine et Recettes
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7 astuces pour faire manger de tout aux enfants

Du plaisir avant tout !

Petit ours brun à déguster

Si l’on connaît bien les grandes lignes d’une alimentation équilibrée (5 fruits et légumes par jour, 3 à 4 produits laitiers…), on a du mal à garder son calme quand les enfants rechignent à manger autre chose que des pâtes ou du riz. Inspirez, expirez : voici quelques idées pour une éducation au goût tout en douceur.

1/ Leur proposer très tôt une alimentation variée. Après 4 à 6 mois d’allaitement au sein ou au biberon, on présente aux enfants autre chose que du lait : c’est l’âge de la diversification alimentaire. Dès lors, et jusqu’à leurs 3 ans environ, ils font preuve d’une grande curiosité envers les nouvelles saveurs : c’est une période d’apprentissage idéale pour former leur palais en leur faisant goûter un maximum d’aliments – y compris forts en goût, comme un fromage bleu ou un maroilles –, en restant bien sûr dans le cadre des recommandations du médecin.

2/ Persévérer sans forcer. Hélas, la plupart des enfants deviennent plus difficiles vers 3 ans. C’est tout à fait normal – on parle de « néophobie alimentaire » – et il ne faut pas se décourager : des études ont montré qu’en proposant régulièrement un aliment à son enfant, et donc en le familiarisant avec cet aliment, il finit souvent par l’aimer. On l’encourage donc à goûter, mais sans l’obliger à terminer son assiette pour ne pas le braquer.

3/ Leur parler de plaisir avant tout. Ce qui pousse les humains et surtout les enfants à choisir un aliment, c’est le plaisir que celui-ci leur procure. Au lieu de leur déclarer d’emblée « Mange ce fromage parce qu’il est plein de calcium », mieux vaut commencer par : « Hummm, goûte ce cantal, il est délicieux ! » Cela n’empêche pas d’évoquer avec eux l’importance d’une alimentation variée.

4/ Cuisiner différemment. Quand ça coince vraiment, c’est le moment de faire appel à ses talents de cuisinier : ce n’est parce qu’un enfant refuse un légume sous une certaine forme qu’il ne l’aimera pas préparé différemment. Les blettes ont plus de succès en gratin que cuites à la vapeur – merci crème et béchamel –, le poisson devient désirable quand il est préparé à la meunière, les feuilles de salade passent ni vu, ni connu dans des wraps ou des petits roulés. De la même manière, crème fraîche et fromage rendent les soupes beaucoup plus appétissantes.

5/ Faire preuve d’imagination. Les enfants mangent d’abord avec les yeux. Pour rendre les légumes ludiques et appétissants, on peut par exemple les piquer sur des brochettes en alternant avec des cubes de fromage, ou bien les présenter en bouquets pour faire trempette dans une sauce au yaourt aromatisée au curry – avec, en plus, le plaisir de manger tout seul et avec les doigts. Autre valeur sûre : le bento, aussi joli qu’équilibré, ou les sucettes… de fromage !

6/ Les faire participer. La familiarisation se joue aussi avant le repas. Amener son enfant au marché ou à la ferme, le laisser déposer les tomates sur la pizza, lui demander de sabler une pâte à crumble entre ses petites mains, lui expliquer au passage comment les produits sont fabriqués (non, les vaches ne « donnent » pas du fromage tout prêt !)… : autant d’éveils des sens qui permettent de nouer le contact avec les aliments et de transmettre ses valeurs culinaires.

7/ Manger ensemble. Le partage de la table familiale permet enfin de donner l’exemple : si l’enfant voit ses parents et frères et sœurs se régaler d’un gratin de chou-fleur ou de barquettes d’endives au fromage, il y a de fortes chances qu’il ait envie d’en manger lui aussi. C’est d’ailleurs aussi pour cette raison qu’il faut privilégier une ambiance chaleureuse : le repas doit être associé au plaisir et non au stress. On parlera du désordre dans la chambre après manger !

Crédit photo : Bento monsters

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