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Alimentation et santé
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Diversification alimentaire de bébé : les nouvelles recommandations européennes

Entre 4 et 6 mois, les bébés peuvent manger autre chose que du lait : c’est la diversification, c’est-à-dire le passage de l’alimentation exclusivement lactée (lait maternel ou infantile) à une alimentation variée (fruits, légumes, laitages, viandes…).

Purée de courgettes

Les recommandations sur la diversification alimentaire des bébés ont été mises à jour par la Société Européenne de Gastroentérologie, Hépatologie et Nutrition Pédiatrique, afin de prendre en compte les études les plus récentes. En voici les principaux points-clés, qui concernent les enfants européens, nés à terme et en bonne santé, au cours de leur première année de vie.

Une fenêtre de diversification idéale entre 4 et 6 mois

L’allaitement maternel est recommandé jusqu’à la diversification (introduction d’aliments solides ou liquides autres que le lait maternel ou le lait infantile). Celle-ci se fait idéalement entre 4 et 6 mois, pas avant, ni après !

Des aliments variés pour les bébés au moment de la diversification

Quand bébé se met à manger, inutile de s’en tenir à des aliments fades et sans histoire ! Les aliments doivent en effet être adaptés à la culture de la population, et surtout variés en termes de textures comme de goûts. Ainsi, il ne faut pas hésiter à proposer aux tout-petits des légumes verts au goût amer : c’est la meilleure manière de développer leur palais. Et puisqu’on parle de goût, sachez que vers l’âge de 8 mois, le tout-petit peut commencer à manger du fromage sous forme d’une pincée de fromage râpé dans la purée, d’une lichette de crème de gruyère dans la soupe, d’une lamelle de fromage mou sans la croûte…. Idem pour le beurre : une petite noisette donne meilleur goût à la purée tout en apportant des acides gras essentiels !

L’alimentation de complément doit également comporter des aliments riches en fer. Le lait de vache entier peut être proposé en petite quantité, sans représenter la boisson principale de l’enfant avant l’âge de 1 an. Attention, les aliments doivent être servis sans sel ni sucre ajoutés, et les jus de fruits comme les boissons sucrées doivent être évités.

L’introduction d’aliments allergènes dès le début de la diversification

Les aliments réputés allergènes peuvent être introduits dans l’alimentation des bébés dès le début de la diversification, c’est-à-dire à partir de 4 mois. Le gluten peut ainsi être proposé entre 4 et 12 mois, en évitant toutefois la consommation de trop grandes quantités. Pour les bébés à haut risque d’allergie à l’arachide, l’introduction peut se faire entre 4 et 11 mois sous la supervision d’un professionnel de santé.

Des régimes végétariens déconseillés, ou menés sous contrôle médical

La diversification alimentaire de type végétarienne ou végétalienne n’est pas formellement proscrite par les experts. Ceux-ci insistent toutefois sur la nécessité d’un contrôle médical ou diététique pour éviter tout risque de carences. Le cas échéant, les parents doivent être informés sur les conséquences potentiellement graves en cas de non-suivi des prescriptions de suppléments alimentaires.

Des stratégies adaptées à chaque enfant et évoluant au fil du temps

Il es important que les parents adaptent l’alimentation de leurs enfants en fonction de leur appétit, en respectant les signes de la faim et de la satiété. De la même manière, la nourriture ne devrait pas être utilisée comme moyen de récompense ou réconfort. Par ailleurs, les textures doivent évoluer avec le bébé : entre 8 et 10 mois, les purées peuvent laisser place aux consistances plus grumeleuses. C’est aussi le moment de développer l’autonomie de son enfant, qui doit être amené à manger progressivement tout seul. A 1 an, il boit au verre ou à la tasse . Chic, bébé grandit !

Source : FEWTRELL, M. BRONSKY, J. CAMPOY, C. « et col. » Complementary Feeding: A Position Paper by the European Society for Paediatric Gastroenterology, Hepatology, and Nutrition (ESPGHAN) Committee on Nutrition. Journal of Pediatric Gastroenterology and Nutrition, 2017, 64(1), p. 119-132 (doi: 10.1097/MPG.0000000000001454).

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