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Elevage et territoire
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Julien Lepeltier, éleveur : « Notre métier, c’est d’assurer le bien-être du troupeau »

Dans des fermes familiales où persiste un fort lien au sol, les éleveurs laitiers français font vivre quotidiennement l’interdépendance ancestrale qui unit les paysans avec leurs animaux. Rencontre avec Julien Lepeltier, dans la Sarthe.

Moment complice entre vache et éleveur

Julien Lepeltier est éleveur laitier à Domfront-en-Champagne, à une vingtaine de kilomètres du Mans. Son credo ? Vivre de son métier en harmonie avec les vaches… et les veaux !

Julien LepeltierPourriez-vous nous décrire votre ferme ?
Il s’agit d’une exploitation familiale dans laquelle j’élève, avec ma compagne, 70 vaches laitières issues des races Prim’Holstein et Normande. Nous cultivons également des céréales pour la vente et pour l’alimentation du troupeau. Celui-ci pâture sur une quarantaine d’hectares de prairies. Le lait est livré dans une coopérative des environs. Pour moi, l’élevage, c’est un héritage : j’ai repris la ferme de mes parents, d’abord en travaillant avec eux pour me faire la main, puis en prenant seul les rênes après leur départ à la retraite.

Vous avez donc grandi avec les vaches.
Oui, je suis presque né dans le troupeau ! Nous, les éleveurs, avons une relation faite de respect mutuel avec les animaux. Le lien qui se crée chaque jour est une réalité. L’été, par exemple, nous n’allons pas forcément voir tous les jours les génisses, c’est-à-dire les jeunes vaches qui n’ont pas encore eu de veau et ne sont donc pas en lactation. Elles passent alors tout leur temps dehors, dans de grandes prairies éloignées de la ferme. Dès qu’on arrive, on les appelle et elles viennent en courant ! Chacune de nos vaches a un nom, donné au moment de sa naissance. Le vêlage, c’est d’ailleurs un grand moment. Je ne me lasse jamais d’observer les veaux et de m’occuper d’eux.

Vous parliez des génisses, qui ne donnent pas encore de lait. Avec les vaches laitières, les contacts sont-ils quotidiens ?
Oui, bien sûr. Tous les matins, avant même de nettoyer l’étable, on s’assure que tout le monde va bien. Notre métier, dans le fond, c’est de garantir au troupeau un bien-être permanent. C’est même notre principal objectif, par égard pour les animaux mais aussi parce que des vaches qui ne sont pas bien donnent moins de lait, avec une qualité moindre. Été comme hiver, la bonne santé des vaches est donc la priorité. Le bien-être, pour les animaux, c’est aussi d’avoir tout le temps à manger et à boire.

Et dans le bâtiment, comment assurez-vous le confort du troupeau ?
Dans l’étable, être bien, ça veut d’abord dire être au propre. Chaque vache a un logement individuel, dans lequel elle se rend quand elle veut se reposer ou dormir. Il est nettoyé tous les jours et doté d’un matelas très doux et moelleux, couvert de paille broyée finement pour absorber l’humidité, ce qui permet de garder les vaches bien au sec. On fonctionne aussi avec un robot de traite : les vaches vont se faire traire quand elles le souhaitent.

C’est quoi, cette grosse brosse suspendue dans l’étable ?
C’est une brosse rotative et pivotante automatisée : elle se met à tourner dès qu’une vache la touche, la brossant et la massant en douceur. Quand on l’a achetée, je pensais que c’était un gadget, mais pas du tout : quand les vaches sont à l’intérieur, la brosse tourne en permanence. Elles en raffolent !

> Retrouvez Julien Lepeltier sur son compte Twitter : @julienlep72

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