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Economie et société, Elevage et territoire
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La filière laitière française confirme son engagement dans le développement durable

Entre vitalité des territoires, engagement environnemental et services rendus à la société, la filière laitière française est pleinement impliquée dans les trois grands axes du développement durable. Un positionnement qui vient d’être entériné par la ratification de la déclaration de Rotterdam.

Vaches en montagne

Le 20 juin 2017, le Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière (CNIEL) a ratifié la déclaration commune de la FAO (Food and Agriculture Organization) et de la Fédération Internationale du Lait (FIL) en faveur d’une filière laitière française durable.

La filière laitière française durable en quelques chiffres

L’objectif de ce dispositif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi d’améliorer la compétitivité des 63 000 fermes laitières françaises. Aujourd’hui, l’empreinte carbone moyenne du lait à la ferme est légèrement supérieure à 1 kg par litre de lait, mais elle tombe à 0,9 si l’on tient compte de la séquestration du carbone dans les haies et les prairies. L’élevage de ruminants est en effet, avec la foresterie, la seule activité capable de compenser une partie de ses propres émissions de gaz à effet de serre ! C’est ce que l’on appelle le « stockage carbone », un mécanisme clé de la lutte contre le réchauffement climatique. Chaque année, une ferme laitière française moyenne réussit ainsi à stocker plus de 17 tonnes de carbone. Cela équivaut à plus de 300 000 km en voiture.

  • Une réduction de 23,8 % d’émissions de carbone a déjà été réalisée par les éleveurs entre 1990 et 2010. L’objectif : une réduction supplémentaire de 20 % entre 2010 à 2025.

A la suite d’études réalisées directement dans les fermes, la filière sait que cet objectif est réalisable, tout en préservant la diversité des fermes laitières françaises.

En moyenne, les fermes laitières entretiennent l’équivalent de 90 hectares de biodiversité grâce à des pâturages, des haies, des arbres isolés, des étangs… Lombrics ou vers de terre, chauve-souris, oiseaux, bourdons, orthoptères, graminées, légumineuses et plantes aromatiques… : tout ce petit monde trouve dans les fermes laitières des conditions de vie idéales.

La déclaration de Rotterdam, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’une confirmation de l’engagement des acteurs des produits laitiers dans le développement durable. En effet, cette déclaration vient d’être adoptée par les professionnels laitiers français à travers le CNIEL, qui réunit les producteurs et les transformateurs de lait. La FAO reconnaît le rôle essentiel du secteur laitier mondial dans l’économie, la gestion des écosystèmes terrestres, la sécurité alimentaire et la nutrition à l’échelle de la planète. De leur côté, les filières laitières mondiale et française affichent leur engagement dans le programme de développement durable des Nations unies à l’horizon 2030, tel qu’il a été adopté en septembre 2015.

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