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Alimentation et santé
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Lait et boissons végétales : gare aux confusions

Boissons à base de soja, de riz, de coco, d’amande, de noisette, d’avoine… : attention, ces « jus végétaux » ou « boissons végétales » n’ont pas les mêmes propriétés nutritionnelles que le lait et ne peuvent pas le remplacer. Les clés pour consommer chaque produit de façon éclairée.

Lait et boissons végétales

On peut bien sûr consommer des jus végétaux (soja, coco, amande…) si on les apprécie, mais il faut le faire en toute connaissance de cause, en retenant notamment qu’ils n’apportent pas les mêmes nutriments que le lait et qu’ils ne sont absolument pas adaptés aux besoins des bébés.

Qu’en pensent les consommateurs ?

Une enquête menée en 2017* a montré que :

  • Près d’1 Français sur 3 pense qu’il y a du lait dans les boissons ou desserts végétaux.
  • 1 Français sur 2 pense que les boissons végétales apportent les mêmes nutriments que le lait.
  • Plus de 6 Français sur 10 pensent que les boissons végétales peuvent nutritionnellement remplacer le lait de vache.

Or, ces trois affirmations sont fausses : les jus végétaux (ou boissons végétales) ne sont pas les équivalents nutritionnels du lait. Réalisés à partir de céréales, légumineuses ou oléagineux, ils sont naturellement très pauvres en calcium et dépourvus de vitamine B12, contrairement au lait de vache. Par ailleurs, la plupart contiennent peu de protéines. C’est au cours de leur fabrication que la majorité d’entre eux sont enrichis avec des nutriments (calcium, vitamines, sucre…). Comme le montrent leurs étiquettes, ils contiennent en effet plusieurs ingrédients : eau, graines, sucre, additifs tels que les stabilisants, etc.

Comparaison lait / jus végétaux

Seul le vrai lait est adapté aux besoins des bébés

L’étude révèle également que 1 Français sur 5 déclare que les boissons végétales répondent aux besoins des bébés, ce qui est particulièrement problématique. En effet, le lait est le seul aliment des bébés pendant les premiers mois de leur vie :

  • Le lait maternel est le plus adapté aux besoins du nourrisson.
  • Les laits infantiles (ou préparations infantiles), spécialement conçus pour répondre aux besoins du nourrisson et respectant une législation précise, sont les seules alternatives au lait maternel.

Les boissons végétales ordinaires (soja, riz, amande, noisette, châtaigne, quinoa…) ne sont absolument pas adaptées aux besoins des enfants de moins de 1 an. Leur utilisation peut conduire à des carences graves et avoir des effets délétères sur la santé de l’enfant. Elles ne doivent en aucun cas être confondues avec les préparations infantiles à base de soja ou de riz, utilisées dans certains cas et sur avis médical.

Que dit la loi ?

Depuis 30 ans, la réglementation** stipule, pour protéger les consommateurs, que la dénomination « lait » est réservée exclusivement « au produit de la sécrétion mammaire normale, obtenu par une ou plusieurs traites, sans aucune addition ni soustraction. » Autrement dit, seul le lait issu de l’animal peut s’appeler « lait », à l’exception de deux produits en France du fait de leur usage traditionnel : le lait d’amande et le lait de coco. L’application stricte de cette réglementation a été confirmée par un nouvel arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne le 14 juin 2017. Par exemple, les fabricants ne doivent pas parler de « lait de soja », mais de « jus de soja » ou de « boisson au soja ». De la même manière, ils ne peuvent pas vendre du « yaourt végétal » ou du « fromage végétal » : les recettes de yaourt et fromage, qui répondent à des définitions réglementaires, sont indissociables des laits de vache, chèvre, brebis.

* Étude « Perception du consommateur des produits végétaux », réalisée par Audirep pour le Cniel, auprès de 5 175 personnes interrogées, octobre 2017.
** Règlement européen 1308/2013.

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