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Economie et société
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Le CAP crémier-fromager, c’est parti !

Dès la rentrée 2018, le CAP « Crémier-fromager » offrira pour la première fois une formation et une certification en adéquation avec les besoins identifiés par la profession.

Fromager

Parmi les métiers de bouche, seul celui de crémier-fromager ne disposait pas, jusqu’ici, d’une certification dans la filière alimentation. Un manque aujourd’hui comblé : il est désormais possible de préparer un CAP spécialisé avec de nombreux débouchés à la clé. Philippe Rochard, responsable des relations avec l’Éducation Nationale au sein de l’Interprofession laitière, nous dit tout sur cette formation qui ouvrira ses portes dès la rentrée 2018.

Quels sont les contenus du tout jeune CAP « Crémier-fromager » ?
Philippe Rochard : La formation, qui dure deux ans, est professionnalisante puisqu’elle alterne suivi de cours théoriques et stages en entreprise. Les titulaires de ce nouveau diplôme contribueront à la préparation et à la valorisation des produits laitiers, et participeront à leur commercialisation. Pour entrer un peu plus dans les détails, deux grands blocs de compétences professionnelles ont été définis :

  • l’approvisionnement, le stockage et la mise en valeur des produits laitiers (gérer les produits de la réception au stockage, collaborer au suivi de la traçabilité, effectuer les gestes appropriés selon la typicité et les besoins du fromage, maîtriser la découpe en se servant d’outils appropriés, fabriquer des préparations laitières ou fromagères salées ou sucrées, conditionner les préparations…) ;
  • la commercialisation au sens large (entretenir les locaux et le matériel, organiser l’espace de vente, prendre en charge la clientèle, vendre des fromages et des produits laitiers…).

Quels sont les débouchés ?
Philippe Rochard : Ils sont nombreux et variés car le diplôme, développé en lien étroit avec les professionnels, correspond à une véritable demande. En effet, l’évolution du secteur de commercialisation des produits laitiers se traduit par de profonds changements. On pense d’abord, bien sûr, aux crémeries-fromageries artisanales, en boutique ou sur les marchés : les titulaires du CAP pourront y travailler auprès de crémiers déjà installés. Ils auront aussi la possibilité de postuler dans des moyennes ou grandes surfaces, notamment au sein des rayons à la coupe, qui sont parfois très beaux et nécessitent de recruter du personnel bien formé. Troisième secteur : la restauration, qu’elle soit traditionnelle, avec par exemple des maîtres d’hôtel spécialisés dans la connaissance et le service du fromage, ou spécialisée dans le cadre de bars à fromage ou à vin. Enfin, les diplômés pourront travailler dans des magasins de vente directe comme certaines coopératives, exploitations laitières ou autres entreprises privées.

À qui le CAP s’adresse-t-il ?
Philippe Rochard : À tous types de profils. En formation initiale, il concerne des jeunes âgés de plus de 16 ans, ayant un niveau scolaire de fin de troisième. Cependant, il peut aussi servir de formation complémentaire pour les titulaires d’un CAP d’hôtellerie voulant se spécialiser ou multiplier leurs compétences. Je pense également aux personnes en reconversion professionnelle dans le secteur fromager et laitier, et elles sont nombreuses. Dans tous les cas, il faut être passionné par le fromage et les produits laitiers : la formation implique une sensibilité organoleptique développée, indispensable pour bien connaître les produits, ainsi qu’un véritable intérêt pour la culture laitière – autant d’aspects abordés pendant les deux années du CAP.

> Pour en savoir plus : http://www.onisep.fr/Ressources/Univers-Formation/Formations/Lycees/CAP-Cremier-fromager

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