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La filière laitière

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Elevage et territoire
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Que mangent les vaches laitières ?

Petit précis alimentaire des troupeaux laitiers.

Alimentation des vaches laitières

Alimentation des vaches laitièresPetit précis alimentaire des troupeaux laitiers.

1/ De l’herbe : pâturage, foin et ensilage d’herbe (50 %)

La vache est un herbivore ruminant dont l’alimentation est exclusivement composée de végétaux. Elle produit ainsi du lait à partir d’herbe (60 à 80 kg par jour), qu’elle consomme sous des formes dont l’équilibre varie selon la saison, le climat, la région d’élevage, l’espèce, l’âge des bêtes et le type de production principal (viande ou lait) :

  • À la belle saison, les herbes fraîches des pâturages constituent le principal festin quotidien. Il s’agit surtout de fourrages verts (herbe, luzerne, colza…), c’est-à-dire de plantes cultivées principalement pour nourrir les animaux d’élevage (feuilles, tiges et racines). Les vaches qui transhument vers les alpages en été consomment aussi des herbes sauvages. En fonction du climat local et de la nature des sols, la période de pâturage peut durer de quatre à neuf mois.
  • Pendant l’hiver, mais aussi en été dans les régions où la sécheresse est fréquente, les pâturages sont remplacés par les fourrages récoltés et conservés pour cet usage, notamment le foin (herbe fauchée, séchée au soleil puis récoltée et rentrée au sec, selon un savoir-faire précis des éleveurs), l’ensilage d’herbe (fourrages broyés et stockés dans un silo où ils se conservent par acidification en l’absence d’oxygène, avec un excellent maintien des qualités nutritionnelles, un peu comme notre choucroute !) et, dans une moindre mesure, l’enrubannage d’herbes ou de légumineuses (fourrages plus ou moins séchés, conservés à l’abri de l’air dans un film plastique).

En France, pour chaque vache, la ferme laitière dispose ainsi d’un hectare de pré et de champs pour la nourrir. Terre et bêtes sont donc interdépendantes et participent à l’équilibre des territoires : la première fournit l’essentiel de l’alimentation des secondes (en moyenne, plus de 80 % des aliments sont produits sur les exploitations), tandis que celles-ci nourrissent le sol (fumier, lisier, compost) et fertilisent les prairies et les cultures.

2/ De l’ensilage de maïs (25 %)

Particulièrement intéressant en raison de sa richesse en énergie et du confort digestif qu’il apporte aux vaches, l’ensilage de maïs présente aussi l’avantage de beaucoup plaire à ces dernières ! Il est préparé avec le maïs, ses feuilles et ses tiges.

3/ Des compléments alimentaires : céréales (7,8 %), tourteaux ou protéines végétales (8,7 %) et minéraux et vitamines (1,4 %)

Pour qu’une vache produise du lait en quantité et de bonne qualité, une vache a aussi besoin d’une alimentation riche en énergie, protéines, vitamines et minéraux. L’alimentation fourragère est donc complétée par :

  • des graines de céréales (blé et orge) en guise de compléments énergétiques ;
  • des tourteaux (sous-produits solides obtenus après extraction de l’huile des graines des oléagineux tels que soja, tournesol, colza…) pour les protéines ;
  • des minéraux et des vitamines, soit directement ajoutés aux fourrages, soit mis à libre disposition des vaches sous la forme de blocs que les éleveurs appellent « pierres à lécher ».

4/ Des coproduits (3,7 %)

Il s’agit des résidus valorisés d’un process de transformation industrielle de végétaux (issues de meunerie, drèches de brasserie ou d’éthanolerie, pulpes de betteraves…).

Ces quatre types d’aliments composent la ration, c’est-à-dire l’ensemble des aliments consommés quotidiennement par le troupeau. Celle-ci ne comporte ni farines animales, ni additifs à action anabolisante ou antibiotique, conformément à la loi qui les interdit. Elle est complétée par de l’eau potable à volonté.

> Données chiffrées : source PEL 2008 retraitements IDELE en matière sèche

Crédits photos : P. DUREUIL / A. LECERF / CNIEL.

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