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La filière laitière

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Que mangent les vaches laitières ?

Petit précis alimentaire des troupeaux laitiers.

Alimentation des vaches laitières

Alimentation des vaches laitièresPetit précis alimentaire des troupeaux laitiers.

1/ 24 kg d’herbe : pâturage, foin et ensilage d’herbe (43 %)

La vache est un herbivore ruminant dont l’alimentation est exclusivement composée de végétaux. Elle produit ainsi du lait à partir d’herbe (60 à 80 kg par jour), qu’elle consomme sous des formes dont l’équilibre varie selon la saison, le climat, la région d’élevage, l’espèce, l’âge des bêtes et le type de production principal (viande ou lait) :

  • À la belle saison, les herbes fraîches des pâturages constituent le principal festin quotidien. En fonction du climat local et de la nature des sols, la période de pâturage peut durer de quatre à onze mois.
  • Pendant l’hiver, mais aussi en été dans les régions où la sécheresse est fréquente, les pâturages peuvent-être remplacés par de l’herbe récoltée et conservée pour cet usage, notamment le foin (herbe fauchée, séchée au soleil puis récoltée et rentrée au sec, selon un savoir-faire précis des éleveurs), l’ensilage d’herbe (fourrages coupés et stockés dans un silo où ils se conservent par acidification en l’absence d’oxygène, avec un excellent maintien des qualités nutritionnelles, un peu comme notre choucroute !) et, dans une moindre mesure, l’enrubannage d’herbes ou de légumineuses (fourrages plus ou moins séchés, conservés à l’abri de l’air dans un film plastique).

2/ 27 kg d’ensilage de maïs (47 %)

Particulièrement intéressant en raison de sa richesse en énergie et du confort digestif qu’il apporte aux vaches, l’ensilage de maïs présente aussi l’avantage de beaucoup plaire à ces dernières ! Il est préparé avec le maïs, ses feuilles et ses tiges.

3/ 1,3 kg de céréales (2 %), 2,3 kg d’oléoprotéagineux (5 %) et 300 g de minéraux et vitamines pour parfaire l’équilibre nutritionnel de la ration

Pour qu’une vache produise du lait en quantité et de bonne qualité, une vache a aussi besoin d’une alimentation équilibrée en énergie, protéines, vitamines et minéraux. L’alimentation fourragère peut donc complétée par :

  • des graines de céréales (blé et orge) en guise de compléments énergétiques ;
  • des tourteaux (sous-produits solides obtenus après extraction de l’huile des graines des oléagineux tels que soja, tournesol, colza…) pour les protéines ;
  • des protéagineux comme la luzerne déshydratée ;
  • des minéraux et des vitamines, soit directement ajoutés aux fourrages, soit mis à libre disposition des vaches sous la forme de blocs que les éleveurs appellent « pierres à lécher ».

4/ 800 g de coproduits (1 %)

Il s’agit des résidus valorisés d’un process de transformation industrielle de végétaux (issues de meunerie, drèches de brasserie ou d’éthanolerie, pulpes de betteraves…).

En France, pour chaque vache, la ferme laitière dispose ainsi d’un hectare de pré et de champs pour la nourrir. Terre et bêtes sont donc interdépendantes et participent à l’équilibre des territoires : la première fournit l’essentiel de l’alimentation des secondes (en moyenne, 93 % des aliments sont produits sur les exploitations), tandis que celles-ci nourrissent le sol (fumier, lisier, compost) et fertilisent les prairies et les cultures.

Ces quatre types d’aliments composent la ration, c’est-à-dire l’ensemble des aliments consommés quotidiennement par le troupeau. Celle-ci ne comporte ni farines animales, ni additifs à action anabolisante ou antibiotique, conformément à la loi qui les interdit. Elle est complétée par de l’eau potable à volonté.

> Données chiffrées : source Observatoire de l’alimentation des vaches laitières du CNIEL. A partir des données Inosys 2011 traitées par IDELE en matière brute.

Crédits photos : P. DUREUIL / A. LECERF / CNIEL.

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