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Alimentation et santé
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Maux de ventre : 3 questions à Corine Guzzo, diététicienne

Le mal de ventre, tout le monde connaît ! Mais il est parfois difficile d’en déterminer les vraies causes. Notre manière de manger, très liée à notre bien-être digestif, nécessite souvent d’être remise en question, avec éventuellement, un accompagnement médical.

alimentation variée et équilibrée

Les troubles digestifs associés à des symptômes douloureux sont devenus un motif fréquent et banal de consultation médicale. Pour en savoir davantage, faisons le point avec une spécialiste de ces questions, Corine Guzzo, diététicienne-nutritionniste.

1/ Quelles sont les causes les plus courantes du mal de ventre ? 

Corine Guzzo : Les patients que je reçois en consultation, en majorité des femmes et des enfants, se plaignent le plus souvent de ballonnements et de constipation. Ils sont nombreux à penser que derrière ces symptômes se cache une intolérance alimentaire. Or, lorsque je fais un bilan, je constate que les douleurs sont plutôt liées à une alimentation déséquilibrée, à une consommation déficitaire en eau et importante de produits transformés. La première et grande responsable de ces symptômes, c’est la « malbouffe » ! Je remarque aussi que le stress est souvent en cause. C’est un facteur déclencheur évident, et malheureusement très répandu dans notre société actuelle.

2/ On parle de plus en plus d’intolérances alimentaires, qu’en est-il vraiment ? 

Corine Guzzo : Les patients arrivent en consultation avec beaucoup d’a priori sur la question. Pourtant, dans ma pratique, j’ai rarement diagnostiqué des cas d’intolérances avérées : j’ai le plus souvent affaire à des patients qui ont une alimentation inadaptée. L’accompagnement diététique que je propose vise donc d’abord à mettre en place un régime alimentaire équilibré pour retrouver un bien-être digestif.

3/ Que penser des régimes d’éviction ? 

Corine Guzzo : Ils peuvent être efficaces pour éluder la question de l’intolérance alimentaire, avec le suivi d’un diététicien. Ainsi, dans des cas particuliers où l’on soupçonne une maladie de type inflammatoire, comme la maladie de Crohn ou la maladie cœliaque (intolérance au gluten), un régime d’éviction peut aider au dépistage. Le médecin prend alors le relais en prescrivant des examens qui vont éventuellement confirmer le diagnostic. Mais avant de s’inquiéter ou de penser à une intolérance, il faut repenser son alimentation, veiller avant tout à ce qu’elle soit saine, équilibrée et variée, et adopter autant que possible une bonne hygiène de vie. Et s’il y a une réelle intolérance, on apprend à gérer son alimentation avec le diététicien ou le médecin. Par exemple, les personnes qui tolèrent mal le lactose ont tout intérêt à suivre les conseils diététiques leur permettant de ne pas arrêter les produits laitiers : je leur conseille de continuer à en consommer chaque jour, en adaptant les quantités selon leur propre tolérance, si nécessaire, de boire du lait appauvri en lactose, et je les aide à les répartir sur les repas. La plupart du temps, cela se fait sans problème.

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