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La filière laitière

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Elevage et territoire
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Portrait d’éleveur en montagne : Jean-François Navarro

Dans le contexte particulier de la montagne, les éleveurs et leurs vaches jouent un rôle central.

Vaches-au-pré-B

Dans le contexte particulier de la montagne, les éleveurs et leurs vaches jouent un rôle central. Rencontre avec Jean-François Navarro qui, à trente-cinq ans, gère le GAEC du Pas de Cère, fondé avec ses parents en 2011.

Où êtes-vous installé ?
À Thiézac, dans les monts du Cantal, au cœur du Massif Central. Les prés de l’exploitation se situent entre 800 et 1150 mètres d’altitude, soit une moyenne d’environ 1000 mètres. En tout, nous avons une centaine d’hectares, dont trente seulement sont mécanisables. Le reste est uniquement de la pâture sur pente. Au sein de cet espace, nous élevons 55 vaches laitières et une quarantaine de génisses de la race Prim’Holstein. Elles produisent 270 000 litres de lait par an, avec un objectif de 300 000 litres pour l’année à venir.

Comment les vaches sont-elles logées dans ce contexte particulier ?
Du 15 avril au 15 novembre environ, elles sont tout le temps dehors, à pâturer dans les prés. Nous utilisons alors une salle de traite mobile qui, matin et soir, se déplace directement dans les champs. À partir de mi-novembre, il pleut et il neige. On rentre alors les bêtes qui craignent le froid et surtout l’humidité, sans compter que, en hiver, les sols ne sont plus porteurs : en contexte de montagne, c’est inconfortable et dangereux pour les vaches. Dans leur villégiature d’hiver, elles sont d’autant plus à leur aise que nous venons de terminer la construction d’un bâtiment tout neuf, avec une stabulation libre à logettes : ça leur permet à la fois d’être ensemble et de bénéficier de couchages individuels pour dormir et ruminer en paix.

Que mangent-elles ?
D’avril à novembre, elles ne mangent que l’herbe des prairies. C’est une flore locale, très variée, qui n’a pas besoin d’engrais minéraux. Le lait qui en est issu est d’une qualité supérieure – ce n’est pas un hasard si les deux tiers des fromages AOP sont fabriqués en montagne ! Pendant la belle saison, elles ont aussi, bien entendu, de l’eau fraîche à volonté : nous avons des sources naturelles et des points d’eau aménagés sur toute la parcelle. Le reste du temps, elles mangent du foin et de l’enrubannage, très majoritairement issus de l’exploitation, conformément aux cahiers des charges des deux AOP bleu d’Auvergne et cantal dans lesquels nous sommes engagés.

Les-monts-du-CantalQuelles sont les spécificités de l’élevage en montagne ?
Il est plus compliqué que dans les plaines à cause des contraintes physiques et climatiques. On a notamment moins de fourrages et la période dans les bâtiments est plus longue, ce qui induit des surcoûts. Mais ce qui me paraît le plus important, c’est la place fondamentale des éleveurs de montagne dans l’entretien des paysages, particulièrement difficiles et escarpés. D’ailleurs, pour la petite histoire, notre exploitation est située à un quart-d’heure d’une station de ski. Or, les pistes ne seraient pas ce qu’elles sont sans les vaches : pendant les beaux jours, elles les débroussaillent et les entretiennent en les broutant. Ce sont de véritables tondeuses à gazon naturelles ! Elles jouent aussi un rôle dans la prévention des risques naturels, notamment le risque d’avalanches.

Votre place est également fondamentale d’un point de vue économique.
Oui, bien sûr : la production laitière en montagne crée de nombreux emplois et contribue à maintenir le peuplement dans ces endroits. Agriculture, élevage, laiteries, production de fromages… : c’est toute une communauté locale qui permet de fabriquer des bons produits, de préserver les ressources naturelles et d’accueillir les touristes pour les randonnées d’été et les sports d’hiver.

> Zoom sur la « zone de montagne »
Apparue en 1961, la notion de « zone de montagne » est précisée en 1975 par une directive de la Communauté économique européenne. Selon les textes en vigueur, en France, une zone de montagne comprend des communes ou des parties de communes caractérisées par :

  • soit l’existence, en raison de l’altitude (minimum 700 m, sauf pour le massif vosgien à 600 m et les montagnes méditerranéennes à 800 m), de conditions climatiques très difficiles qui se traduisent par une période de végétation sensiblement raccourcie ;
  • soit la présence, à une altitude moindre, dans la majeure partie du territoire (au moins 80 %), de fortes pentes (supérieure à 20 %), telles que la mécanisation ne soit pas possible ou nécessite l’utilisation d’un matériel très onéreux ;
  • soit la combinaison de ces deux facteurs.

(Source : Pôle d’observation des territoires de montagne, http://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr). 

Crédits photos : Mise à l’herbe des vaches par P.DUREUIL – CNIEL / Monts du Cantal par Hien Le via Flickr.

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