filiere-laitiere

La filière laitière

derniers articles
  • 16-10
    Éleveur laitier, un métier à multiples facettes

    Connaissez-vous vraiment le quotidien des producteurs de lait ?

  • 13-10
    La Cheese Tapas Week, ça recommence lundi !

    Après le vif succès de l’édition 2016, la Cheese Tapas Week revient du 16 au 22 octobre 2017 à Paris, Lyon, Marseille et Lille. Un événement à ne pas manquer pour tous ceux qui rêvent de découvrir la cuisine créative des chefs les plus en vue du moment.

  • 11-10
    Le point sur les AOP laitières

    Facile à distinguer avec son logo rouge et jaune, l’AOP est très présente dans la grande famille des produits laitiers.

  • 09-10
    Comment fonctionne un rayon fromage à la coupe en grande surface ?

    À la campagne comme en ville, le supermarché ou l’hypermarché sont souvent les lieux les plus accessibles pour acheter le fromage. À côté des produits vendus en libre-service dans des linéaires réfrigérés, la plupart des enseignes proposent un rayon de fromages à la coupe qui suscite un intérêt croissant de la part des consommateurs. L’éclairage […]

Voir toutes les actualités
Elevage et territoire
-

Question (pas) bête : pourquoi cette vache porte-t-elle un bracelet à une patte arrière ?

Découverte d’un système permettant d’identifier les vaches à surveiller.

bracelet-vache-bando

Bracelet-vacheDécouverte d’un système permettant d’identifier les vaches à surveiller.

Sécurit’lait, c’est quoi ?

C’est un concept de bracelets fluorescents servant à identifier les vaches grâce à un code couleur : bracelet rose fluo pour les vaches sous traitement antibiotique, vert fluo pour les vaches taries et les génisses à vêler, jaune fluo pour les périodes de colostrum et orange fluo pour les autres vaches à problèmes. Un tableau mural reprend ce code couleur : l’éleveur y inscrit le nom des vaches qui portent tel ou tel bracelet, avec la date de la dernière traite à part, du vêlage ou des interventions. Il s’agit donc d’une sécurité supplémentaire pour assurer la qualité du lait.

Un vacher inspiré

À l’origine de cette innovation, un certain Alain Coraud qui, alors qu’il était jeune vacher remplaçant, changeait très souvent de troupeau. Il était donc difficile, pour lui, d’identifier les vaches qui posaient un problème pour la traite. Son principal souci : les bêtes traitées par antibiotiques, dont le lait est impropre à la consommation. Certes, les éleveurs avaient leurs techniques : une ficelle, un coup de crayon gras, un bout de ruban adhésif sur la queue, une simple bande velcro accrochée à une patte arrière pour être visible à la traite car la vache est de dos… Mais ces méthodes artisanales manquaient de fiabilité. Dès 1995, Alain Coraud eut donc l’idée d’utiliser de larges bracelets fluorescents en velcro, munis d’une boucle pour assurer une solidité à toute épreuve. La méthode Sécurit’Lait était née et dûment brevetée.

Un système « gagnant gagnant »

Pour les éleveurs, il s’agit d’une assurance supplémentaire face aux mauvaises surprises : les laiteries font en effet analyser le lait dès son arrivée en usine pour vérifier sa qualité. Le lait non conforme est tout simplement rejeté. « Avant, quand on avait des petits troupeaux, on connaissait nos vaches par cœur, confie Hervé Cizeron du GAEC du Polisan, aux portes de Saint-Étienne. Aujourd’hui, j’ai un troupeau de 70 bêtes, je les appelle encore par leur nom, mais je ne suis pas à l’abri d’une erreur. Or, quand la laiterie refuse le lait, et c’est normal qu’elle le fasse quand ce dernier n’est pas aux normes, c’est l’éleveur qui est pénalisé car il n’est pas payé. » Ce système permet donc de renforcer à la fois la tranquillité des éleveurs et la sécurité des consommateurs, raison pour laquelle de plus en plus de laiteries le proposent à leurs producteurs !

Télécharger notre infographie

Plus d'articles

Mots clés