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La filière laitière

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Tableau de commande - Salle de traite
Cap sur l’avenir
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Cap sur l’avenir

Modernité ne signifie pas productivisme : la France a su préserver un modèle qui lui est propre, où l’innovation reste au service du lien au sol et de l’interaction permanente entre les éleveurs et les vaches laitières.

Des éleveurs connectés

88 % des éleveurs dont le troupeau comporte plus de 50 vaches laitières disposent d’un ordinateur, 47 % d’un ordinateur portable, 25 % d’une tablette et 50 % d’un smartphone*. Les éleveurs sont en effet des chefs d’entreprise pour qui les outils informatiques et numériques, y compris les smartphones qu’ils utilisent lors de leurs nombreux déplacements sur la ferme, sont indispensables :

  • Gestion : comptabilité, fiscalité, suivi administratif et réglementaire.
  • Troupeau : réception sur le smartphone d’informations sur le comportement individuel des vaches grâce à des capteurs placés sur les animaux.
  • Qualité du lait : réception en ligne des résultats des analyses effectuées sur le lait de l’exploitation.
  • Météo : sites et applications dédiés pour organiser les travaux des champs.

Des équipements de plus en plus performants

Au niveau du matériel de la ferme, des équipements modernes permettent de gagner en performance, d’optimiser le temps de travail et, très souvent, de faire des économies. En particulier, les éleveurs sont de plus en plus nombreux à investir dans des robots de traite, dont étaient équipées plus de 4 800 exploitations en 2015**. Le processus de la traite y est entièrement automatisé. Chaque vache, qui entre dans la loge du robot entre 2 et 3 fois par 24 heures, est reconnue grâce à un collier électronique et traite selon ses besoins. La relation de l’éleveur avec ses animaux reste quotidienne mais gagne en sérénité.

« C’est un métier très moderne. La salle de traite automatisée enregistre une multitude de données. Bien analysées, celles-ci nous permettent de rationaliser notre travail et d’obtenir une traçabilité rigoureuse et poussée. Mais une vache reste une vache. Je passe toujours du temps à surveiller mes animaux, à m’en occuper et à assurer leur bien-être. Depuis l’arrivée du robot, je m’étonne chaque jour du calme de mes vaches. On les sent beaucoup plus détendues. Un vrai bonheur, que l’on retrouve,  j’espère, dans le lait ! »

Dominique, éleveur laitier dans la Somme

traite-d-une-vache-de-race-montbeliarde-a-l-etableL’élevage de précision, un concept à suivre

Pour piloter le troupeau, améliorer ses conditions de travail ou mieux répondre aux demandes sociétales (bien-être animal, sécurité alimentaire, qualité des produits), l’éleveur a de plus en plus recours à des technologies dites d’« élevage de précision ». Il s’agit de placer sur les vaches des capteurs ou des puces électroniques qui permettent de recueillir un grand nombre d’informations sur le comportement et la biologie de l’animal : température, rythme cardiaque, activité…

Ces informations ne remplacent pas le contact entre l’homme et l’animal : l’élevage de précision est fait pour aider l’éleveur et non pour le remplacer. Il facilite par exemple la détection des chaleurs et contribue à augmenter le taux de réussite de l’insémination. Les informations ou les alertes sont ainsi directement envoyées sur le smartphone, la tablette ou l’ordinateur de l’éleveur.

Il permet aussi d’automatiser certaines tâches astreignantes comme la surveillance des vêlages, ou de détecter précocement une éventuelle infection de la mamelle d’une vache (mammite). De nombreux projets sont en cours, tant pour suivre les troupeaux que pour optimiser la gestion du pâturage et l’utilisation des ressources, augmenter l’autonomie alimentaire des élevages ou encore réduire les émissions de gaz à effet de serre.

* Sources : étude agrinautes – agrisurfeurs 2015 (TICAgri/BVA) + étude Idele, Orange, Evolution 2015.